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Autopsie de l'université. Un regard sur l'enseignement universitaire et son évolution
Louryan Stéphane
DEVILLE
16,00 €
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EAN :9782875990754
D'une communauté médiévale de clercs, l'université est progressivement devenue un véritable enseignement de masse, où les professeurs, censés être des érudits et des savants, sont de plus en plus confrontés à des étudiants impréparés aux exigences du haut enseignement, notamment en raison des déficiences d'un enseignement secondaire miné par l'idéologie de l'égalité des capacités et de la réussite pour tous. L'établissement est par ailleurs menacé par la toute-puissance de l'administration, la barbarie du "managérialisme" , l'irruption du juridisme, et plus récemment encore la "cancel culture" et le "wokisme" . Renvoyant dos à dos les excès du gauchisme culturel et la toute-puissance du néolibéralisme triomphant, l'auteur s'attache à identifier ce qui a progressivement muté une forteresse du savoir en ce que d'aucuns voudraient voir comme une machine à délivrer des diplômes. Il entend aussi dénoncer tout ce qui restreint la liberté et le pouvoir des professeurs. Depuis trop longtemps l'université absorbe peu à peu les dérives d'une société clientéliste dont les valeurs culturelles et intellectuelles se dégradent peu à peu, et en appelle à un sursaut salutaire de l'institution, qui suppose la fin de toute sujétion au pouvoir politique et économique.
Résumé : Peu de synthèses sont consacrées aux méninges, et les notions véhiculées à leur propos sont parfois confuses, et de temps à autre obsolètes. Il est donc probable que le présent opuscule réponde à un certain nombre de questions que se posent ses lecteurs potentiels, praticiens hospitaliers mais aussi radiologistes libéraux. Après un survol anatomique et embryologique, agrémenté par des notions d'anatomie comparée, les diverses familles de pathologies sont successivement abordées, comme les méningites, les tumeurs primitives ou secondaires, les lésions traumatiques, les anomalies vasculaires, sans oublier les techniques modernes d'exploration du liquide cérébro-spinal et de son transit, le tout dans un esprit de transdisciplinarité. Les attentes des prescripteurs, de même que les apports des différentes techniques d'imagerie, sont évoquées sous forme de dialogue permanent.
Louryan Stéphane ; Lemort Marc ; Balériaux Daniell
Résumé : Les performances de l'imagerie actuelle permettent une exploration détaillée des nerfs périphériques, depuis leur origine jusqu'à leur trajet distal. Le présent ouvrage fait le point sur l'imagerie des nerfs rachidiens et du système nerveux autonome, en insistant sur les aspects anatomiques et fonctionnels, et en précisant la place de l'imagerie interventionnelle.
Le présent ouvrage correspond aux actes du 26ème cours du Pont d'Oye, et aborde des questions qui font écho aux progrès récents dans le domaine de l'imagerie vasculaire. Prose en charge précoce des accidents vasculaires, traitements endovasculaires des angiomes et malformations artério-veineuses, mais aussi des anévrismes, imagerie des vasculites... Un chapitre aborde la question épineuse de l'irradiation générée par les examens vasculaires, dont la durée excède souvent celle des explorations plus traditionnelles.
Si l'on se limite essentiellement aux examens de routine ou de dépistage, le cervelet semble être un organe assez simple. Formé de deux hémisphères, d'une partie centrale appelée vermis, hérissé de deux protubérances (les flocculus) dont la fonction paraît obscure, se terminant caudalement par deux redoutables tonsilles susceptibles d'entraîner la mort en cas d'engagement, voilà ce qu'on en retient volontiers, et voilà qui pourrait résumer l'essentiel de l'indispensable. Pourtant, en vérité, une très grande complexité se cache dans cet élément du névraxe. Ses noyaux, ses connexions, sont complexes ; l'organe est divisé en folioles répétitifs placés en parallèle, qui font penser à des processeurs électroniques, et l'analyse coordonnée de son origine, de ses fonctions et de sa morphologie révèle une triple nature, progressivement construite au fil de l'évolution des vertébrés. A ce titre, le cervelet pourrait être considéré comme une sorte d'image en miroir du cerveau, lui aussi construit très progressivement par les processus évolutifs, cerveau dont il module, modère, et coordonne les activités. Passés les aspects anatomiques, physiologiques, sémiologiques et techniques, les différentes manifestations des pathologies cérébelleuses sont passées en revue par des experts, tandis que les traitements chirurgicaux, certes difficiles vu l'environnement complexe, ne sont pas négligés, et ce dans un esprit multidisciplinaire comme il se doit.
Peu d'idées sont autant galvaudées aujourd'hui que celle de " réalité ". Hommes politiques, chefs d'entreprise, mais aussi économistes, romanciers s'en réclament : seul le réalisme semble recevable, et il suffit à tout justifier. La réalité constitue désormais, dans notre mentalité collective, la valeur étalon. Elle est le nouveau dieu que nous vénérons ; le dernier qui reste en magasin, peut-être. Mona Chollet épingle l'usage pernicieux de cette notion dans tous les types de discours et démontre pourquoi l'injonction réaliste relève de l'imposture. Dans ce livre mordant et salutaire, elle met à nu l'idéologie implicite de certains " réalistes ", elle ouvre aussi joyeusement un chemin de traverse. Elle nous rappelle les bienfaits de l'imagination et du rêve, non pas pour " fuir la réalité ", mais au contraire pour se donner une chance de l'habiter pleinement.
Résumé : Le meurtre a ses raisons que la raison ignore... Plongez dans l'univers fascinant et effrayant des grandes affaires criminelles de ces dernières années ! Guy Georges, Michel Fourniret, Francis Heaulme, les frères Jourdain, le gang des Barbares... Autant de sombres faits divers qui ont défrayé la chronique, marqué les esprits et dont certains ont gardé leur part d'ombre et de mystère. Qui était "SK1" ? Comment Emile Louis a-t-il pu échapper à la justice pendant plus de trente ans ? Quel était le profil psychologique de l'adjudant-chef Chanal ? Comment Thierry Paulin a-t-il été enfin démasqué ? Qui surnommait-on "l'ogre des Ardennes" ? Disparitions, tueries, vengeances, enlèvements, meurtres en série, crimes passionnels, pulsions meurtrières... Autant de crimes qui nous interrogent et nous captivent tout autant. Passez du côté obscur de l'âme humaine et de ses perversions afin d'essayer de comprendre les circonstances de ces événements tragiques. Plus de 300 illustrations, des documents rares, inédits et des fac-similés exceptionnels parmi lesquels un courrier de Patrick Henry expédié à l'issue de son procès, le tableau synoptique des traits physionomiques créé par Alphonse Bertillon, l'arrêt de la cour de Reims confirmant la détention de Pierre Chanal, ou encore l'une des lettres anonymes du corbeau envoyée aux parents du petit Grégory Villemin.
Revue de presse Comment, au royaume morcelé du moi-je, retrouver le sens et la force du nous ? C'est ce défi, peut-être le plus crucial de notre temps, que Régis Debray s'emploie à relever dans ce livre.
La longue marche du salariat Le salariat, en un siècle, était parvenu à endiguer précarité et exclusion. Le retour de ces plaies du travail moderne, qui frappent les plus démunis, marque le délitement de cet édifice. Pas de solutions au chômage dans cette somme minutieuse qui décortique la construction du salariat au fil du siècle qui s'achève. Mais une analyse précise des racines de cette condition qui est passée de celle d"indignité sociale à un statut capable de rivaliser avec celui du travail indépendant et de la propriété. Envisagé et vécu comme une forme moderne du servage - il s'agissait de fixer les émigrants des campagnes -, le salariat s'est petit à petit organisé au gré des rapports de forces et de l'action collective comme un rempart à la précarité et à l'exclusion. Deux fléaux, insiste l'historien sociologue, que nos sociétés industrielles ont certes déjà connus, mais de façon sinon plus brutale, du moins plus mortelle qu'aujourd'hui. Différence notable, note-t-il, l'exclusion hier s'accompagnait de famine. Aujourd'hui, Ed et autres distributeurs à prix cassés sont venus y remédier. C'est pourquoi Robert Castel préfère parler de désaffiliation plutôt que d'exclusion. Et de mettre le doigt sur les zones grises de l'emploi qui se répandent entre l'intégration totale dans l'entreprise, dotée de tout l'arsenal conquis collectivement, et la rue: ce monde flou où se croisent CDD, intérimaires, stagiaires, contrats de réinsertion, érémistes. Un constat qui n'en fait pas pour autant un militant de l'insertion, dont il dénonce les risques de néophilanthropie, proche des tentatives de moralisation de la classe ouvrière au xixe. A ceci près qu'alors les moralisateurs offraient en contrepartie à la bonne conduite une réelle intégration dans le monde du travail, tandis qu'aujourd'hui le bon chômeur ne se voit plus offrir qu'un maigre filet de sécurité avant la marginalisation totale. Sans contester le bien-fondé des analyses qui posent les jalons de la société postsalariale, Robert Castel souligne néanmoins le prix payé par les plus démunis et les plus fragiles pour cette mutation historique. La société salariale, reconnaît-il, n'est pas une entité éternelle. C'est une formation sociale relativement récente, et qui aura une fin. Le problème étant de gérer l'intermède. Le statut du salariat, dit-il, correspondait à une forme de compromis social, à l'acceptation d'une certaine domestication du marché. Le marché s'est réveillé, l'action collective s'est délitée. Elle est sans doute à réinventer, sous d'autres formes, pour l'édification d'un nouveau compromis. --Pascale-Marie Deschamps-- "