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Le projet d'Antigone. Parcours vers la mort d'une fille d'OEdipe
Louise Grenier & suzanne tremblay
LIBER CANADA
21,00 €
Épuisé
EAN :9782895780687
Vaut-il la peine de mourir pour une cause? Vaut-il la peine de mourir pour défendre son désir? Ce recueil interroge l'énigme suscitée par cette figure de l'extrême au féminin qui met la mort au service d'un idéal absolu: Antigone, fille d'?dipe, veut donner une sépulture à son frère Polynice malgré l'interdiction du roi Créon. Il faut enterrer le cadavre, accomplir les rites funéraires, quitte à en mourir. Jamais elle ne renonce à son projet. Rien ne la détourne de ce qu'elle considère comme un devoir sacré. Est-elle folle? Est-elle monstrueuse? Est-elle sublime? Héroïne tragique par excellence, elle incarne: dans l'imaginaire occidental la part exclue de la communauté, celle "qui ne cède pas sur son désir" (Lacan). Depuis l'Antiquité, la pièce de Sophocle ne cesse de fasciner et d'interroger mythologues et philosophes, anthropologues et historiens, dramaturges et, poètes, psychologues et psychanalystes.D'Aristote à Kant, de Kierkegaard à Hegel, de Freud à Lacan, Antigone a été considérée non seulement comme la plus grande des tragédies grecques, mais aussi comme l'une des oeuvres les plus achevées que l'esprit humain ait jamais produites. Ce recueil s'inscrit dans le sillage de ces lectures; plurielles. Provenant de divers champs théoriques et pratiques, les collaborateurs qu'il réunit s'interrogent à leur tour sur la figure complexe de l'héroïne tragique. A travers eux, le lecteur pourra sans doute rencontrer sa propre Antigone.
Père, où es-tu ? Père, m'aimes-tu ? Quelle femme ne s'est pas sentie, à un moment ou à un autre de sa vie, abandonnée, voire rejetée par son père? Rarement là où il est attendu, trop souvent absent, il semble se dérober à l'amour de sa fille. Alors, n'est-il pas inévitable qu'il déçoive? "Comment combler le manque du père?" se demande la fille. "S'agit-il de rencontrer un père ou, au contraire, d'en faire le deuil? " L'absence du père peut être vécue comme une épreuve structurante. Ou à l'inverse, comme un traumatisme destructeur. Entre les deux extrêmes, il existe des degrés, des nuances, des variations en fonction de l'histoire et de la subjectivité des filles. Passionnément aimé ou haï, rarement indifférent, le père est l'" intime étranger" qui, pour certaines femmes, demeure inaccessible. Pour celles-là, une place reste vide dans leur vie psychique. Le père projette son ombre sur leur personnalité et sur les hommes de leur vie. Ainsi, elles tisseront des liens d'amour et de haine, d'idéalisation et de destruction, de violence et de passion. L'auteur s'adresse aux femmes en mal du père, qui cherchent à guérir cette peine, ainsi qu'aux pères désirant mieux comprendre leur fille. Par le biais d'exemples inspirés de cas cliniques, de biographies et de fictions littéraires ou cinématographiques, elle explore divers destins féminins marqués par l'attente du père. Elle nous dévoile toute leur complexité ainsi que leurs issues réparatrices.
Pourquoi certaines femmes sont-elles incapables de se détacher d'un homme qui ne les aime pas ou les détruit? Cet homme est au centre de leurs pensées, et la seule idée de le perdre les angoisse. Pourtant, ce type d'amour, souvent une passion à sens unique, les fait souffrir et peut même leur gâcher la vie.Quel scénario inconscient se cache derrière ce genre de relation.? Dans bien des cas, il s'agit de la symbolisation d'une passion infantile. Pour y mettre fin, la femme doit découvrir et accepter émotionnellement la vérité de cette histoire unique qu'a été son enfance. A partir de l'histoire sentimentale de plusieurs femmes célèbres, la psychologue Louise Grenier puise aux sources de la psychanalyse pour mieux saisir l'origine de ces relations ravageuses. Et, surtout, pour permettre aux femmes de s'en libérer et de recommencer à vivre. Cela donne un ouvrage passionnant, qui jette un éclairage puissant sur l'amour destructeur. Il intéressera aussi les hommes, leur permettant de mieux comprendre celles qu'ils ont aimées.
Psychologue, fondatrice de l'enseignement en gérontologie à l'université de Lyon 2, ex-présidente de l'Association internationale des universités du troisième âge, professeur émérite, Hélène Reboul a participé au développement des études sur le vieillissement et la mort ainsi que sur les représentations et les conduites qui leur sont rattachées. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles qui ont contribué à situer l'importance de ces dimensions constitutives de l'existence dans la conscience contemporaine. Par sa réflexion et son engagement social et spirituel, elle a su démontrer la nécessité d'associer de façon dynamique une vision universitaire à des interventions axées sur les valeurs de respect et de la qualité de vie des personnes âgées.
La liberté, cette valeur si précieuse, est de nos jours à ce point sacrée qu'elle ne semble supporter aucune limite. En son nom, nos représentants politiques, la population en général, mais aussi l'élite intellectuelle et, de façon prééminente, la magistrature vont parfois jusqu'à remettre en cause la laïcité de l'Etat en la jugeant incompatible avec la liberté de religion, sinon hostile à son endroit. Cet essai affirme que c'est là faire preuve d'une profonde méconnaissance du principe de laïcité. En s'appuyant sur la grande tradition de la pensée occidentale qui, d'Antigone aux constitutions modernes, a établi une nette séparation entre pouvoir politique et pouvoir religieux, l'auteur montre que la liberté religieuse (celle de la croyance) ne cautionne pas l'expansionnisme religieux qui cherche à étendre ses tentacules dans les divers secteurs de l'activité sociale et civile et que seule une conception abusive et absolutiste de la liberté a pu mener à ce qu'on nomme désormais le "gouvernement des juges" . Bien comprise, la liberté religieuse permet au contraire de réaffirmer la légitimité de la laïcité de l'Etat. Partant de la problématique propre à la société canadienne et québécoise, par son langage clair et son argumentation serrée, cet ouvrage est une contribution fondamentale et universelle aux débats qui agitent nos sociétés, y compris en France.
L'essence paradoxale de nos sociétés libérales, qui valorisent l'individu sans pour autant désagréger le collectif (elles le recomposent plutôt), n'est souvent pas prise en compte. Que ce soit à propos de l'individu, que l'on relègue au statut de monade fermée sur elle-même, de la morale, dont on déplore la perte, du monde économique, envisagé seulement sous l'angle d'un capitalisme sauvage qui aurait pour conséquence inéluctable une mondialisation inéquitable, ou encore des médias, responsables de tous les maux du monde contemporain, le jugement est chaque fois tranché et sans nuances. Ce que Gilles Lipovetsky propose au contraire, c'est une description à géométrie variable de nos sociétés libérales, seule apte à rendre compte de l'intégralité du phénomène postmoderne. C'est à pareille description de l'éthique, du monde des affaires et des médias que procède cet ouvrage, qui fait chaque fois apparaître non seulement la complexité des sociétés contemporaines, mais également le sens des responsabilités qu'elles appellent et favorisent.
Les rapports entre la pensée de Nietzsche et; les idées d'extrême droite sont un sujet à la fois occulté et sans cesse renaissant, qui a donné lieu à autant de mythes que de dogmes et de préjugés. Les écrits "politiques" de Nietzsche, bien antérieurs aux fascismes historiques, ont ainsi fait l'objet d'innombrables lectures et relectures, les uns y voyant clairement un ancêtre du nazisme tandis que d'autres plaidaient son innocence complète. Et si la meilleure voie pour résoudre ce mystère consistait à produire un portrait-robot, aussi explicite que possible, des principales bases de toute idéologie fasciste, pour ensuite procéder à une confrontation directe avec les textes du philosophe eux-mêmes? Le verdict ait alors sans appel: Nietzsche a bel et bien été un précurseur, peut-être même l'un des inventeurs, de la constellation idéologique qu'on devait plus tard appeler "fascisme". Thèse provocante, qui ne manquera pas de susciter le débat et la réflexion.