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Jean, Antoine, Mouchette et les autres. Sur quelques films d'enfance
Louguet Patrick
PU ARTOIS
20,00 €
Épuisé
EAN :9782848322223
Jean, Antoine, Mouchette et les autres évoque de célèbres enfants de cinéma en accord avec le sous-titre sur quelques films d?enfance. Le petit Jean, c?est celui de Visages d?enfants de Jacques Feyder. Un chapitre entier lui est consacré. De même pour Antoine, personnage principal des Quatre Cents coups de François Truffaut, de Mouchette, cet enfant au seuil de l?adolescence, du film éponyme de Robert Bresson, et pour bien d?autres enfants de cinéma accueillis en cet essai. La plupart des chapitres porte sur un film, exclusivement, mis à part les oeuvres évoquées dans l?avant-propos qui précise les intentions et orientations majeures, et ceux dont il est débattu dans la première annexe qui se réfère à une table ronde radiophonique (elle avait réuni, à France-Culture, Raphaël Enthoven, Françoise Heitz et Patrick Louguet). D?un film à l?autre se nouent des liens subtils, plus ou moins manifestes, entre les différents destins enfantins. Cependant il y a aussi des chapitres thématiques tel L?enfant des tréteaux, ou encore Bandes enfantines, qui engagent davantage les enfants dans des collectifs, ainsi qu?il en est avec ceux consacrés à La Récréation de Paul Carpita, ou à Zéro de conduite de Jean Vigo. L?originalité de l?ouvrage réside aussi dans ses illustrations, dessins évocateurs, à l?encre, réalisés avec un calame, et installés pleine page à raison de deux par chapitre.
Le texte de Claude Simon est une respiration. Ses phrases réveillent une mémoire: l'essoufflement jusqu'au désordre de son corps projeté dans la guerre, rassemblé dans la sexualité, modelé dans l'écriture. Selon ce corps écrit, les matières élémentaires du monde se fondent dans le flux d'une parole ample et cadencée. Alors la voix dit la pluralité de la défaite et du renouveau, elle accorde à la précarité même la durée des pierres et de la terre; en elle se succèdent, s'orientent les fragments remémorés d'une expérience et d'une culture. C'est la voix d'un peintre baroque, celle aussi plus grave d'un témoin, celle enfin du monde dans sa polyphonie splendide.
L'impureté est devenue, au fil de recherches universitaires, une véritable catégorie esthétique, en particulier dans le champ filmographique. Prenant en compte la revendication " avant-gardiste " des cinéastes des années 20, celle d'un art total capable de tendre vers des formes purement cinématographiques, André Bazin, dans les années 50, forge la notion d'impureté en se demandant si le septième art a eu, véritablement, un jour, la capacité d'œuvrer exclusivement sur son propre terrain. Le pouvait-il seulement dès lors qu'il croise d'autres disciplines artistiques ? Dans les années 90, ce sont Alain Badiou et Denis Lévy qui hissent véritablement la notion d'impureté à la dignité du concept. Denis Lévy distingue " impureté globale " et impureté locale, selon qu'un film en est affecté de diverses manières, et aussi en tout ou partie. Les films sont souvent régis par des sutures à la peinture, à la photographie, au théâtre, à l'opéra... tous ces couples et autres figures envisageables peuvent, selon les cas, s'articuler en engrenages ou en organes plus ou moins déliés, plus ou moins subtils. Les auteurs de ce numéro mettent en évidence ces articulations en s'adressant au système des genres, ou en visitant une seule ou plusieurs œuvres d'un même réalisateur. Ainsi s'inscrivent-ils dans ce mouvement qui, de revues en colloques et de colloques en publication d'actes, mais aussi d'un film à l'autre, dresse un état des mieux des impuretés cinématographiques.
Barillet Julie ; Heitz Françoise ; Louguet Patrick
Résumé : Pourquoi l'enfant au cinéma ? C'est d'abord que l'enfant au 7e art renvoie à des figures concrètes, singulières, à des traits de visagéité, à des expressions tellement émouvantes qu'on en garde au fond de soi les traces les plus vives. Les images d'enfants devenues icônes surgissent ainsi devant nos yeux, en provenance d'Espagne, des Etats-Unis, de Grèce ou d'ailleurs ; ce sont souvent des icônes souriantes - l'humour n'est-il pas " bon enfant " ? -, mais derrière lesquelles l'analyse, parfois, permet de débusquer l'instrumentalisation de la figure de l'enfant au service d'un appareil idéologique et politique. Toutefois, l'enfant, c'est aussi une puissance d'adhésion au monde qui l'entoure, une force d'ouverture, des capacités d'invention poétique qu'il trouve dans la langue en même temps qu'il en fait son acquisition, ce qui le met résolument du côté du philosophe, de l'écrivain et de l'artiste. Cette disponibilité propre à l'enfance, le 7e art ne cesse de la réactiver ; il tente de nous montrer ce dont est fait son imaginaire, il offre à notre regard son apprentissage du monde et de soi, selon les modalités propres à chaque aire culturelle qui lui donne naissance. L'enfant au cinéma nous renvoie au problème du temps, envisagé de manière différente selon les civilisations qui l'ont façonné ; il interroge notre mémoire, individuelle et collective, il interroge nos " premières fois ". De plus, en tant qu'enfant-acteur ou enfant-spectateur, dans sa dimension de victime monstrueuse ou de bourreau angélique, il interroge aussi notre regard d'adulte. Le binôme innocence / perversité est ainsi porteur d'innombrables figures, où l'ambiguïté de l'enfant, la crainte que son univers parfois opaque inspire à l'adulte sont pleinement manifestées. L'intériorité de l'enfant au cinéma, révélée dans sa radicale différence d'interprétation du réel, peut donner à voir l'évanescence des critères moraux, mais aussi et surtout le brouillage symbolique qui fait toute la richesse filmique ; l'esthétique des films présentant une réalité traumatique oscille du drame psychologique à l'épouvante, du gothique au fantastique, d'où l'interrogation métaphysique n'est souvent pas absente. La richesse thématique et la variété géographique des ?uvres envisagées qu'il nous est proposé de découvrir ou de redécouvrir ici font de cet ouvrage un panorama précieux de l'enfant dans tous ses états cinématographiques.
Margetic Christine ; Calas Bernard ; Cazenave Alai
Cet ouvrage reprend les actes des Journées Rurales qui se sont tenues à l'Université d'Artois en septembre 2002. Celles-ci ont permis de revisiter un thème de recherche relativement absent des travaux des géographes depuis les années 1990. Ainsi, l'objectif était d'appréhender les effets géographiques de la nouvelle donne introduite par la transition agricole dans les rapports entre agro-filières et territoires en partant du postulat que les firmes agro-industrielles jouent un rôle structurant dans la géographie de différents types d'espaces ruraux (périurbains, campagnes en crise...). Outre la diversité des espaces géographiques abordés (Nord-Pas-de-Calais, France, Kenya, Slovaquie) et les échelles d'appréhension des phénomènes (locale, régionale), les onze textes offrent une ouverture en termes de questionnements, qui ont notamment porté sur les acteurs des agrofilières et leur(s) territoires ainsi que sur les dynamiques développant un argumentaire " qualitatif ".
Les petites filles ont-elles une histoire ? Et si oui, comment est né cet objet d'intérêt, ce nouveau sujet qui traverse les classes et les trames ? Vers 1850 apparaissent des textes qui deviendront des classiques de la littérature : Alice au pays des merveilles, en Angleterre, Les Malheurs de Sophie, en France, Les Quatre filles du docteur March, en Amérique. Un peu plus tard, Freud élabore une théorie de la séduction, prémisse du complexe d'?dipe. Même l'Eglise s'intéresse aux visions des petites filles pour en faire des bienheureuses. Un siècle plus tard, le mythe s'incarne en Lolita, une version amère et désespérée de la femme fatale et de l'amour en Occident. La petite fille a donc bien une histoire, et l'on peut en suivre les méandres dans la littérature, du modèle de la jeune fille accomplie de la période pré-révolutionnaire, en passant par l'âge romantique qui réévalue l'enfance et la femme, jusqu'au triomphe de la littérature enfantine, pour arriver au lendemain de la seconde guerre mondiale. On peut suivre l'itinéraire de l'enfance féminine, chez Mme de Staël et Jane Austen, Percy et Mary Shelley, Byron, Charlotte Brontë, Mme de Ségur, George Sand, Victor Hugo, Marie Bonaparte, Vladimir Nabokov, sans oublier les figures extra-littéraires qui ont eu prise sur l'imaginaire comme Eugénie de Montijo ou Bernadette Soubirous.
Cet ouvrage a pour but d'apporter une contribution à la carte mondiale des littératures car il décrit et analyse les empreintes culturelles, soit le genius loci, de la littérature brésilienne traduite en France dans le système culturel et littéraire français au cours du XXe siècle. Il montre comment les traducteurs traduisent (stratégies éditoriales/commerciales, modèles, concepts de traduction et tendances traductionnelles suivies), et se demande s'il y a assimilation de " l'étranger " ou plutôt ouverture vers les innovations dans la langue et la culture. Ces traductions ont non seulement répandu une certaine vision du Brésil, du Brésil français, mais encore construit et projeté, dans l'imaginaire français, une identité nationale brésilienne qui a toujours cours aujourd'hui. Pour appuyer cette idée, il est tenu compte de tout ce qui " environne " les traductions : choix et décisions de traduction, marché de l'édition, profil des traducteurs, contraintes, ainsi que du ciblage du public-lecteur auquel sont dirigées les traductions. Et si, la position du Brésil, de sa culture et de sa littérature en particulier, véhiculée par le choix des auteurs et des œuvres traduites, sur la carte mondiale des littératures, est celle d'un pays " dominé ", l'étude des traductions françaises d'œuvres brésiliennes révèle les rouages complexes du fonctionnement des systèmes culturels et interculturels.
L'homme est un être à part parce qu'il pense, affirme-t-on communément, mais c'est oublier une autre de ses spécificités, tout aussi étonnante : l'homme est le seul animal à boire sans soif. De là vient l'ivresse, compagne de l'homme depuis toujours, présence que la littérature a largement reflétée, suivant des modalités qui diffèrent selon les époques et les cultures. Il est donc utile de mener une réflexion approfondie sur le phénomène de l'ivresse, que la recherche littéraire a jusqu'ici beaucoup moins exploré que d'autres thèmes en apparence davantage empreints de " dignité ". Pourtant, l'ivresse possède depuis longtemps ses lettres de noblesse. Mythes et croyances nous enseignent qu'au voisinage étroit du breuvage qui enivre se tiennent amour, poésie, connaissance suprême, divination, furor... Reprenant ces pistes, les études présentées ici en français s'appuient sur des textes littéraires issus de cultures variées (anglo-saxonne, chinoise, française, germanique, hispanique, portugaise), d'époques diverses, et font appel à un éventail de sources allant des grands textes fondateurs de la culture occidentale (Écritures...) aux productions de la paralittérature. Cette pluralité qui confronte approches et contenus permet d'enrichir d'analyses originales le débat sur le thème proposé.