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L'enfant au cinéma
Barillet Julie ; Heitz Françoise ; Louguet Patrick
PU ARTOIS
26,00 €
Épuisé
EAN :9782848320786
Pourquoi l'enfant au cinéma ? C'est d'abord que l'enfant au 7e art renvoie à des figures concrètes, singulières, à des traits de visagéité, à des expressions tellement émouvantes qu'on en garde au fond de soi les traces les plus vives. Les images d'enfants devenues icônes surgissent ainsi devant nos yeux, en provenance d'Espagne, des Etats-Unis, de Grèce ou d'ailleurs ; ce sont souvent des icônes souriantes - l'humour n'est-il pas " bon enfant " ? -, mais derrière lesquelles l'analyse, parfois, permet de débusquer l'instrumentalisation de la figure de l'enfant au service d'un appareil idéologique et politique. Toutefois, l'enfant, c'est aussi une puissance d'adhésion au monde qui l'entoure, une force d'ouverture, des capacités d'invention poétique qu'il trouve dans la langue en même temps qu'il en fait son acquisition, ce qui le met résolument du côté du philosophe, de l'écrivain et de l'artiste. Cette disponibilité propre à l'enfance, le 7e art ne cesse de la réactiver ; il tente de nous montrer ce dont est fait son imaginaire, il offre à notre regard son apprentissage du monde et de soi, selon les modalités propres à chaque aire culturelle qui lui donne naissance. L'enfant au cinéma nous renvoie au problème du temps, envisagé de manière différente selon les civilisations qui l'ont façonné ; il interroge notre mémoire, individuelle et collective, il interroge nos " premières fois ". De plus, en tant qu'enfant-acteur ou enfant-spectateur, dans sa dimension de victime monstrueuse ou de bourreau angélique, il interroge aussi notre regard d'adulte. Le binôme innocence / perversité est ainsi porteur d'innombrables figures, où l'ambiguïté de l'enfant, la crainte que son univers parfois opaque inspire à l'adulte sont pleinement manifestées. L'intériorité de l'enfant au cinéma, révélée dans sa radicale différence d'interprétation du réel, peut donner à voir l'évanescence des critères moraux, mais aussi et surtout le brouillage symbolique qui fait toute la richesse filmique ; l'esthétique des films présentant une réalité traumatique oscille du drame psychologique à l'épouvante, du gothique au fantastique, d'où l'interrogation métaphysique n'est souvent pas absente. La richesse thématique et la variété géographique des ?uvres envisagées qu'il nous est proposé de découvrir ou de redécouvrir ici font de cet ouvrage un panorama précieux de l'enfant dans tous ses états cinématographiques.
Braillet Renaud ; Charreire Juliette ; El Dairouty
Les contributions réunies ici sont l'oeuvre de jeunes chercheuses et chercheurs d'horizon différents qui ont traité du thème des radicalités et du droit lors d'une journée d'études organisée à l'Université Paris-Saclay le 23 novembre 2022. Les propos concernent une pluralité de thématiques, de la lutte juridique contre les radicalités au phénomène de radicalité au sein du droit. La radicalité est à la fois extrême et retour à la racine, objet politique et juridique ce que l'ensemble des auteurs démontre.
Daniel Devoldère, homme d'âge mûr, critique musical de renom, est attablé à une terrasse de café quand vient le jeune homme qu'il attendait. Thierry Charvet a vingt ans et vient d'arriver à Paris pour ses études. Un certain Pavel les a mis en contact. On ne le verra jamais. Dans l'ombre, ce «marionnettiste» semble tirer les ficelles d'une relation qui va se lier, le long d'une année, à cette même terrasse. Une amitié complexe faite de non-dits, de désir et de jalousie.Avec La Réponse, Pierre Barillet signe une oeuvre forte et délicate où il pose la question de la difficulté d'être soi-même face à l'autre.
Auteurs fêtés, quintessence de l'esprit parisien, Robert de Flers, Gaston de Caillavet, Francis de Croisset incarnent ce que le début du vingtième siècle a pu produire de plus élégamment frivole et brillant. Ils connaissent leurs premiers succès en 1900.Amis proches de Marcel Proust et, comme lui, ardents dreyfusards, Flers et Caillavet s'associent pour partir à l'assaut du Boulevard où ils vont régner pendant quinze ans en maîtres incontestés. Ils triomphent avec des oeuvres satiriques telles que Le Roi, Le Bois sacré, L'Habit vert.De son côté, Francis de Croisset recherche le scandale avec des comédies d'une audace calculée, et il devient, tant par son oeuvre que par sa vie privée, la cible favorite des médias.Parrallèlement au théâtre, ils vont chacun poursuivre une carrière de journaliste qui conduira Robert de Flers à la direction du Figaro. La mort de Gaston de Caillavet sépare prématurément les deux associés, et Robert de Flers se retrouve seul sur le théâtre de la guerre 1914-1918 où il joue entre la France et la Roumanie un rôle héroïque et diplomatique de premier plan. La paix revenue, il reprend sa place et signe encore quelques éclatants succès avec Francis de Croisset, qui remplace Gaston.Ces trois seigneurs du rire nous font découvrir le monde des coulisses, la troupe éblouissante de Variétés, mais aussi les salons, essentiels à la vie sociale, intellectuelle et politique de l'époque - particulièrement celui de Madame Arman de Caillavet, mère de Gaston, fréquenté par Anatole France et Léon Blum.Pierre Barillet se révèle au public en 1950 avec Le Don d'Adèle. Cette comédie écrite en collaboration avec Jean-Pierre Gredy tient l'affiche pendant plus de mille représentations consécutives. La presse salue en ces deux jeunes auteurs les successeurs de Flers et Caillavet. Depuis, Barillet et Grédy ont co-signé une vingtaine de pièces, dont des succès internationaux tels que Fleur de Cactus et Quarante Carats.
La vision culturelle de l'enfance, les courants pédagogiques successifs et les diverses conceptions du handicap ont au fil du temps déterminé pratiques et philosophie de l'action éducative. Mais le développement très récent des structures de prise en charge pour adultes handicapés mentaux n'a pas encore permis l'élaboration de référence explicite à la pratique professionnelle. Les discours sur les pratiques institutionnelles liées à la sexualité des adultes accueillis en Foyer d'hébergement sont à cet égard révélateurs. En effet, ils mettent en lumière l'une des caractéristiques du statut d'adulte handicapé mental : celle d'être un statut paradoxal où s'affrontent et coexistent statut d'adulte et statut de handicapé. La question centrale de l'ouvrage sera donc celle de la gestion de ce paradoxe, et des références implicites de l'action des professionnels. De la logique d'intention à la logique d'action, du statut d'adulte au statut de handicapé, d'Alter à Alius, de l'autre comme moi-même, ou de l'autre différent, au-delà du regard porté sur les pratiques, c'est bien la démarche éthique qui est ici interrogée à travers les propos des acteurs et l'enchevêtrement de référentiels des discours et des conduites.
Comment peut-on s'engager dans les sports à risque ? La présente étude sociologique voudrait répondre aux énigmes que présentent ces pratiques. Car ces disciplines sportives interpellent : elles sont des activités de loisirs dans lesquelles la vie est mise en jeu. C'est par l'enquête menée sur les terrains de parachutisme, de BASE-jump, d'alpinisme ou de parapente que ce livre participe à la compréhension et à l'explication des engagements dans ces sports. D'abord en éclairant les parcours de vie qui conduisent à ces activités. Entre dispositions et situations, se construisent des engagements pluriels, mus par le jeu complexe d'influences biographiques et contextuelles façonnées par le genre. Ensuite en rendant compte des modes de pratiques, notamment dans les rapports que nouent les adeptes, hommes et femmes, avec les risques et les prises de risque. Enfin, en montrant comment s'établissent les rapports sociaux de sexe dans ces espaces sociaux "masculins", entre évolutions, reconfigurations et permanences. Cette étude des sports à risque apporte ainsi une contribution à la connaissance des dynamiques biographiques, des prises de risque et du genre.
Margetic Christine ; Calas Bernard ; Cazenave Alai
Cet ouvrage reprend les actes des Journées Rurales qui se sont tenues à l'Université d'Artois en septembre 2002. Celles-ci ont permis de revisiter un thème de recherche relativement absent des travaux des géographes depuis les années 1990. Ainsi, l'objectif était d'appréhender les effets géographiques de la nouvelle donne introduite par la transition agricole dans les rapports entre agro-filières et territoires en partant du postulat que les firmes agro-industrielles jouent un rôle structurant dans la géographie de différents types d'espaces ruraux (périurbains, campagnes en crise...). Outre la diversité des espaces géographiques abordés (Nord-Pas-de-Calais, France, Kenya, Slovaquie) et les échelles d'appréhension des phénomènes (locale, régionale), les onze textes offrent une ouverture en termes de questionnements, qui ont notamment porté sur les acteurs des agrofilières et leur(s) territoires ainsi que sur les dynamiques développant un argumentaire " qualitatif ".
L'homme est un être à part parce qu'il pense, affirme-t-on communément, mais c'est oublier une autre de ses spécificités, tout aussi étonnante : l'homme est le seul animal à boire sans soif. De là vient l'ivresse, compagne de l'homme depuis toujours, présence que la littérature a largement reflétée, suivant des modalités qui diffèrent selon les époques et les cultures. Il est donc utile de mener une réflexion approfondie sur le phénomène de l'ivresse, que la recherche littéraire a jusqu'ici beaucoup moins exploré que d'autres thèmes en apparence davantage empreints de " dignité ". Pourtant, l'ivresse possède depuis longtemps ses lettres de noblesse. Mythes et croyances nous enseignent qu'au voisinage étroit du breuvage qui enivre se tiennent amour, poésie, connaissance suprême, divination, furor... Reprenant ces pistes, les études présentées ici en français s'appuient sur des textes littéraires issus de cultures variées (anglo-saxonne, chinoise, française, germanique, hispanique, portugaise), d'époques diverses, et font appel à un éventail de sources allant des grands textes fondateurs de la culture occidentale (Écritures...) aux productions de la paralittérature. Cette pluralité qui confronte approches et contenus permet d'enrichir d'analyses originales le débat sur le thème proposé.
Van Der Meersch Maxence ; Melliez Mary ; Morzewski
Romancier à succès dans l'entre-deux-guerres (La Maison dans la dune, Invasion 14, Corps et Ames...), Prix Goncourt 1936 avec L'Empreinte du dieu, Maxence Van der Meersch (1907-1951) fut aussi un chroniqueur et nouvelliste recherché dont les textes parurent régulièrement dans la presse entre 1925 et 1950. Marianne, L'Intransigeant, Candide, Le Figaro, Paris-Soir... publièrent ses chroniques et nouvelles, ainsi que les grands titres de la presse du Nord de la France. Articles de commande ou de circonstance, textes d'humeur voire véritables "manifestes" où l'écrivain, fidèle à ses engagements humanistes, prend position sur différents problèmes de société, un important florilège de cette production se trouve rassemblé dans ces deux volumes qui permettent de nuancer considérablement l'image "réactionnaire" de l'écrivain. Sensible à la souffrance et à la misère des "gens de peu" dont il partagea le sort, révolté par l'inégalité et l'injustice mais aussi par le sort fait aux femmes dans le monde du travail à son époque, il est hanté par les ravages de la guerre dans sa région. La même inspiration anime aussi ses nouvelles, dont certaines constituent les embryons de romans édités ultérieurement, mais aussi inédits ou inachevés (Paternité, Invasion 40...). Van der Meersch y exploite avec une maîtrise accomplie toutes les tonalités du genre, et certaines de ces nouvelles sont dignes d'un Maupassant. Enfin, un long texte inédit, "L'Affaire Jean Boudart", apporte un témoignage exceptionnel sur la "première carrière" de Van der Meersch, qui fut avocat au barreau de Lille, y déployant le même généreux engagement social que dans son oeuvre d'écrivain.