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LES SEIGNEURS DU RIRE. Robert de Flers, Gaston de Caillavet, Francis de Croisset
Barillet Pierre
FAYARD
42,65 €
Épuisé
EAN :9782213603230
Auteurs fêtés, quintessence de l'esprit parisien, Robert de Flers, Gaston de Caillavet, Francis de Croisset incarnent ce que le début du vingtième siècle a pu produire de plus élégamment frivole et brillant. Ils connaissent leurs premiers succès en 1900.Amis proches de Marcel Proust et, comme lui, ardents dreyfusards, Flers et Caillavet s'associent pour partir à l'assaut du Boulevard où ils vont régner pendant quinze ans en maîtres incontestés. Ils triomphent avec des oeuvres satiriques telles que Le Roi, Le Bois sacré, L'Habit vert.De son côté, Francis de Croisset recherche le scandale avec des comédies d'une audace calculée, et il devient, tant par son oeuvre que par sa vie privée, la cible favorite des médias.Parrallèlement au théâtre, ils vont chacun poursuivre une carrière de journaliste qui conduira Robert de Flers à la direction du Figaro. La mort de Gaston de Caillavet sépare prématurément les deux associés, et Robert de Flers se retrouve seul sur le théâtre de la guerre 1914-1918 où il joue entre la France et la Roumanie un rôle héroïque et diplomatique de premier plan. La paix revenue, il reprend sa place et signe encore quelques éclatants succès avec Francis de Croisset, qui remplace Gaston.Ces trois seigneurs du rire nous font découvrir le monde des coulisses, la troupe éblouissante de Variétés, mais aussi les salons, essentiels à la vie sociale, intellectuelle et politique de l'époque - particulièrement celui de Madame Arman de Caillavet, mère de Gaston, fréquenté par Anatole France et Léon Blum.Pierre Barillet se révèle au public en 1950 avec Le Don d'Adèle. Cette comédie écrite en collaboration avec Jean-Pierre Gredy tient l'affiche pendant plus de mille représentations consécutives. La presse salue en ces deux jeunes auteurs les successeurs de Flers et Caillavet. Depuis, Barillet et Grédy ont co-signé une vingtaine de pièces, dont des succès internationaux tels que Fleur de Cactus et Quarante Carats.
Chez les Veyron-Lafitte, on mène grand train. Ou, tout du moins, on essaie... La fortune familiale n'est plus celle d'avant-guerre, alors on sauve tant bien que mal les apparences. Ce qui n'empêche pas Mme Veyron-Laffite, au caractère pour le moins explosif, de renvoyer une bonne tous les deux jours. Et ça tombe justement aujourd'hui ! Alors que les Gachassin viennent déjeuner ! Bien sûr, pas question de compter sur les enfants : Solange, pendue au téléphone et Antoine, qui n'apparaît que pour les repas, entre deux nuits passées à jouer de la trompette dans les caves du Quartier latin. Alors, quand Adèle, envoyée pour servir le déjeuner, se présente au milieu de la panique générale, tout le monde pense qu'il s'agit enfin de la perle rare. Or, Adèle à un don. Un don qui pourrait bien semer la discorde chez les Veyron-Laffite. A moins qu'il ne serve leurs intérêts. Mais pour cela, il faudra ménager Adèle. Et chacun devra y mettre du sien...
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
« N'allez pas croire que j'aie foi en une amélioration prochaine de l'humanité, ce visqueux monstre aux mille têtes. Mais ne s'améliorera-t-elle pas, l'humanité, que si l'on cesse de lui répéter qu'elle a emprunté quelque voie mystérieuse, alors qu'elle ne fait vraisemblablement que s'entortiller autour de son propre axe ? Allez, l'"illusion" fait partie intégrante de la mixture magique de l'existence. »Né à Vienne, Stefan Zweig (1881-1942) a peut-être souffert de sa trop grande renommée qui l'a mis à l'écart du monde littéraire. Cet écrivain tourmenté et secret, acharné de travail, a élaboré une oeuvre multiple entre nouvelles, romans, biographies et théâtre. Ce voyageur qui se décrivait avant tout comme un Européen a vu ses deux autres identités d'humaniste et de pacifiste voler en éclats dans l'horreur du monde nazi. Réfugié au Brésil, il se donnera la mort avec sa femme en 1942.
Colette (1873-1954) qui signa d'abord "Gabrielle Colette", puis "Colette Willy", puis "Colette Jouvenel", puis "Colette", qui aurait pu signer "Colette Goudeket" et ne le fit jamais, a été l'un des écrivains les plus célèbres et les plus admirés de son temps. Elle a séduit les publics les plus simples comme les plus raffinés. Auteur de nombreux romans et nouvelles, elle fut aussi mime, danseuse nue, actrice, journaliste, rédactrice de journaux à scandale, conférencière, esthéticienne. Sa vie privée, une fois débarrassée de ses légendes, de ses maris, de ses amants et de ses amantes, vaut bien un roman: celui d'une "écrivaine" éprise avant tout de liberté.
Résumé : Le nom d'Alain-Fournier, pseudonyme d'Henri-Alban Fournier (1886-1914), reste attaché au Grand Meaulnes, roman publié en 1913. Mort le 2 septembre 1914, à la lisière du bois de Saint-Remy, il est l'auteur d'une oeuvre plus ample - correspondance, nouvelles, poèmes, chroniques et critiques - sur laquelle s'appuie Ariane Charton, nous donnant une image très vivante d'un écrivain marqué par son enfance campagnarde. Ami de Jacques Rivière. Alain-Fournier veut trouver la présence du monde au fond de l'âme et ne jamais la disjoindre de son idéal. Rêvant d'être marin "pour faire des voyages". affirmant "se jouer du monde avec la moindre de ses pensées", il ne voulait pas créer des personnages "moraux ou sympathiques, mais d'abord penser à les faire vivants".
Résumé : Né à Venise en 1707 et mort à Paris en 1793, Carlo Goldoni est l'auteur d'une oeuvre de plus de deux cents titres empruntés à des genres aussi divers que la tragédie, l'intermède, le drame, le livret d'opéra, la saynète, sans oublier ses Mémoires. Continuateur de la commedia dell'arte, il est l'incontestable inventeur de la comédie italienne moderne dont les chefs-d'oeuvre ont pour titres : Les Rustres, La Locandiera, Arlequin serviteur de deux maîtres. Il écrivit en trois langues - l'italien, le vénitien, le français -, vécut les trente dernières années de sa vie à Paris, toujours à la recherche de ce qu'il appelait "la vérité au théâtre", toujours dans l'intention de "raconter le monde", prétendant que sa vie n'était pas "intéressante"...