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Les cahiers du CIRCAV N° 29 : Jazz & Cinéma (configurations et alliances sensibles)
Louguet Patrick ; Pichon Alban
L'HARMATTAN
38,00 €
Épuisé
EAN :9782343198798
Jazz et cinéma, nés à la même période, célèbrent très tôt leurs noces. Leur alliance, établie à l'aube du XXe siècle, prend une direction nouvelle avec l'éclosion du parlant et se maintient tout au long de leurs évolutions majeures. Leur dialogue s'élabore autour de créations musicales originales, d'utilisation du patrimoine enregistré, de captations et mises en scène d'interprétations live. Leur accord, qui révèle aussi certains écarts, relève d'une communauté d'esprit et d'un partage de formes sensibles. Les contributions réunies dans ce volume ne visent pas un recensement exhaustif des films jazz mais développent plusieurs partis pris : mêler réflexion esthétique et approche sociologico-historique ; considérer que les alliances sensibles se jouent aussi bien localement, au coeur des films, que dans des mouvements perceptibles à une plus grande échelle. C'est ainsi que l'ouvrage accorde une large place aux domaines français (Méliès, Becker, Garrel, Desplechin) et américain (Dieterle, Mamoulian, Cassavetes, Eastwood), en faisant l'hypothèse que la question jazz participe à reconfigurer les liens entre oeuvres pionnières du cinéma, période classique hollywoodienne et modernité de la Nouvelle Vague, de John Cassavetes ou de l'art vidéo. Autres intentions affirmées ici : faire place à la danse — l'art cinématographique s'étant laissé autant séduire par les sonorités et les rythmes des orchestres que par la chorégraphie ou l'éclat des corps dansants ; et donner la parole aux jazzmen qui sacrifient à la forme contemporaine du ciné-concert pour créer des compositions originales.
Jean, Antoine, Mouchette et les autres évoque de célèbres enfants de cinéma en accord avec le sous-titre sur quelques films d?enfance. Le petit Jean, c?est celui de Visages d?enfants de Jacques Feyder. Un chapitre entier lui est consacré. De même pour Antoine, personnage principal des Quatre Cents coups de François Truffaut, de Mouchette, cet enfant au seuil de l?adolescence, du film éponyme de Robert Bresson, et pour bien d?autres enfants de cinéma accueillis en cet essai. La plupart des chapitres porte sur un film, exclusivement, mis à part les oeuvres évoquées dans l?avant-propos qui précise les intentions et orientations majeures, et ceux dont il est débattu dans la première annexe qui se réfère à une table ronde radiophonique (elle avait réuni, à France-Culture, Raphaël Enthoven, Françoise Heitz et Patrick Louguet). D?un film à l?autre se nouent des liens subtils, plus ou moins manifestes, entre les différents destins enfantins. Cependant il y a aussi des chapitres thématiques tel L?enfant des tréteaux, ou encore Bandes enfantines, qui engagent davantage les enfants dans des collectifs, ainsi qu?il en est avec ceux consacrés à La Récréation de Paul Carpita, ou à Zéro de conduite de Jean Vigo. L?originalité de l?ouvrage réside aussi dans ses illustrations, dessins évocateurs, à l?encre, réalisés avec un calame, et installés pleine page à raison de deux par chapitre.
Cette contribution collective questionne les possibilités actuelles offertes par les nouvelles technologies au(x) cinéma(s) (arts de l'image mobile : cinéma, art numérique, vidéo). Quels sont leurs apports ? Quelles pratiques de production, de création, de diffusion, de réception modifient- elles ou confortent-elles ? Pour quels enjeux contemporains ? C'est à tenter d'y répondre que les auteurs se sont attachés dans ce n° 22 de la revue CIRCAV, en trois grandes rubriques thématiques : Production, diffusion, exploitation : bouleversements induits par les nouvelles technologies ; Cinéma, art vidéo et arts numériques : esthétiques d'hybridations ou de mixités ; Stars, acteurs et personnages de l'ère numérique : classicisme et modernité des effets spéciaux.
Barillet Julie ; Heitz Françoise ; Louguet Patrick
Entrer dans le cinéma par le biais de la ville: c'est le but que se fixe cet ouvrage tout en proposant un vaste tour d'horizon de zones linguistiques et de genres cinématographiques variés. De Berlin à Moscou, de Barcelone à Santiago du Chili, de Madrid, Nevers, Hiroshima, New York, Los Angeles aux bourgades naissantes du western, aux métropoles imaginaires de la science-fiction ou aux villes modernes de Jacques Tati, les communications de ce recueil croisent et complètent leurs approches. Sont ainsi présentés des travaux où l'aspect documentaire et/ou fictif des villes donne lieu à une réflexion sur les moyens esthétiques mis en ?uvre par les cinéastes pour transformer la réalité par le biais de la stylisation, de la symbolique, de réminiscences intertextuelles, de l'adaptation des métaphores urbaines de la littérature, ou encore par une utilisation subjectivisée de tous les moyens de la représentation, parfois même jusqu'à transformer le tissu urbain en un tout organique dont la fiction présente l'harmonie ou, bien plus souvent, les pathologies. Les aspects sociaux et politiques de ce tout constitué par la ville, et en particulier ces maux très contemporains que sont la marginalisation, l'aliénation ou le terrorisme, permettent également, dans un jeu de va-et-vient, de mettre en question les principes esthétiques utilisés pour leur représentation dans diverses cinématographies du monde. Ce recueil se présente donc comme une confrontation de propositions visant à refléter la multiplicité des perceptions et représentations de la ville au cinéma, dans le but de susciter des regards et des questionnements novateurs, peut-être même provocateurs, sur le cinéma, ses modes de représentation et ses influences.
Le cinéma dont il est question ici, dans le film La comtesse aux pieds nus (The Barefoot Contessa) c'est celui qui se pense, qui se prépare, qui se négocie, qui recrute, qui se finance, qui organise des bouts d'essai, des soirées de gala, des campagnes de presse : tout ce qui fait la culture profonde de Joseph Léo Mankiewicz, culture de réalisateur, mais aussi de son passé de producteur dont on trouvera ici quelques jalons. Ainsi dans le film, Harry Dawes - que joue Humphrey Bogart - est le personnage représentant ou délégué de Joseph Léo Mankiewicz. Harry Dawes est le faire-valoir, sinon le double du réalisateur, celui qui manifestement en porte les intentions et les exprime. Dans La comtesse aux pieds nus, il est aussi question de guerre des sexes, et Maria (jouée par Ava Gardner) est alors cernée et broyée par la meute des mâles. Mais plus que le paradigme de la chasse, c'est celui de la corrida qui est ici pertinent. Au delà, on appréciera la façon dont le film installe également des relations sereines - et même joyeuses - entre Harry et Maria, conférant à ce couple platonique réalisateur-actrice l'aristocratie naturelle des êtres qui, sans méconnaître les contraintes mondaines, tiennent l'art cinématographique en haute estime.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.