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Orages N° 17, octobre 2018 : Bannis, proscrits, exilés
Loubier Pierre
ATLANDE
24,00 €
Épuisé
EAN :9782350305172
Comment penser, mais aussi vivre et écrire la solitude de l'exil et la douleur de l'expatriation ? Question brûlante, terriblement actuelle. Ce numéro d'Orages l'aborde sous l'angle de la Littérature et de l'Histoire. La période des Orages est, elle aussi, féconde en tourments et traumatismes. Retiré, remercié, disgracié, écarté, arraché, déplacé, extradé, exilé, banni, proscrit, forclos : nombreuses sont les variations juridiques, géographiques et existentielles de l'éloignement hors de l'espace public de la patrie. Se pose à l'origine une pure question de philosophie politique : comment poursuivre une pensée, une parole, voire une action politique alors qu'on se situe de fait hors du politique ? Comment être à la fois un ermite et un citoyen, mais aussi comment construire son expérience — volontaire, et plus souvent subie — en une forme de destin, fondé sur une figure ? L'espace de l'ailleurs, asile ou épreuve, modèle et module ainsi les formes de la parole, qu'elle soit directement ou plus obliquement politique : discours et campagnes de presse, pamphlets, témoignages, mémoires, correspondances, fictions romanesques, théâtrales ou lyriques, méditations et essais, toutes ces expressions solitaires disent la nécessité d'une relation à la communauté. De l'ermitage de Montmorency jusqu'au rocher noir de Sainte-Hélène, en passant par l'Amérique et les Alpes, au féminin comme au masculin, malgré tout, envers et contre tout, une écriture se met en mouvement et résiste à l'effacement, au silence, à l'oubli. Le Cahier annuel d'Orages accueille un entretien avec François Rosset, spécialiste des littératures du XVIIIe siècle.
Résumé : Voici un étrange objet signé Léon-Paul Fargue et André Beucler, sans que l'on sache si les textes qui le composent sont de l'un ou de l'autre, ou encore écrits à quatre mains. Mais le lecteur s'amusera autant que les auteurs en dégustant cette prose acrobatique, truffée de calembours, d'à-peu-près, de contrepèteries, de mots inventés, de métaphores saugrenues. On est tantôt dans le Paris de 1920, tantôt dans celui de 1945. Plus rarement dans un lointain passé, comme ce parcours de l'autobus Villette-Austerlitz, où le bassin de la Villette et la place des Fêtes deviennent des lieux fortement exotiques. Extraordinaire tableau aussi de la première visite d'André Beucler chez Gallimard, rue de Grenelle. Gaston le reçoit. Valentine Tessier est près de lui. Fargue dort ou fait semblant de dormir dans un fauteuil ! Il y a tantôt des souvenirs, tantôt de la poésie, tantôt des aphorismes, des pensées insolites, des contes, des nouvelles, des saynètes. On est proche du surréalisme. Puis on est cueilli par une réflexion sur l'esprit français, ou une méditation sur les morts...
L'emploi d'une langue de préférence à une autre, ou à toute autre, ne relève pas d'un choix innocent à l'intérieur des sociétés. Cela se vérifie particulièrement dans un contexte où deux ou plusieurs langues se partagent le même espace sociolinguistique. De ces langues en coexistence, laquelle aura le pouvoir d'imposer son plein emploi ? Et pourquoi ? Divers rapports de forces régissent les situations sociolinguistiques. Il est possible d'analyser la dynamique de ces rapports qui favorise le maintien et l'expansion des langues, ou, dans un processus inverse, qui accélère leur déclin dans l'espace et le temps des sociétés. Cet ouvrage le démontre d'une manière rigoureuse et convaincante. Rompant avec les études qui se cantonnent trop souvent dans des théories linguistiques ou sociolinguistiques traditionnelles, Christiane Loubier propose ici un cadre d'analyse permettant d'appréhender la langue comme un objet social et politique. Elle nous incite également à revoir la conception même de l'aménagement linguistique, particulièrement des politiques et des stratégies d'intervention sociolinguistique.
Farrugia Guilhem ; Loubier Pierre ; Parmentier Mar
Au cours du XVIIIe siècle, la promenade devient une pratique habituelle, d'abord comme passe-temps social, ensuite comme activité solitaire et rêveuse. Les écrivains s'approprient alors cette pratique, et les pensées ou rêveries qu'elle suscite, pour les raconter ou les décrire. La réflexion collective dont ce volume se fait l'écho est partie de l'intuition que cette nouvelle habitude de déplacement dans l'espace ? déplacement sans but, gratuit, et à pied ? a influencé d'un même mouvement les modes de pensée et les modes d'écriture. On s'intéresse ici à la diffusion concrète du modèle pérégrin proposé par Rousseau dans des textes oubliés par la généalogie de l'essai : si ceux-ci n'ont pas laissé de véritables traces dans l'imaginaire du genre, ils n'en ont pas moins contribué à créer et à répandre des pratiques d'écriture et des postures d'écrivain, qui ont sans aucun doute joué un rôle fondamental dans la constitution progressive d'une écriture essayiste, avant l'institution du genre.
Atlande réédite un ouvrage fondamental sur la Révolution française, la seule histoire " populaire " de la révolution, c'est-à-dire relatée du point de vue du peuple, débarrassée de ses mystifications sur le 14 juillet ou la nuit du 4 août : un texte qui tranche avec l'histoire traditionellement " bourgeoise " de la Révolution. Originellement paru en 1909, de façon concomitante à Paris, Londres, Leipzig, Rome et New York, ce texte, révolutionnaire en lui-même, est l'oeuvre d'un aristocrate russe exilé à Paris car il a épousé la cause du peuple, d'un historien hors pair et d'un visionnaire. Kropotkine est largement oublié de nos jours ; rappelons simplement qu'une chaîne de montagnes porte son nom en Sibérie, qu'il fut le page de la tsarine aussi bien que l'interprète de Louise Michel en Angleterre, l'intime d'Elisée Reclus et d'Octave Mirbeau et que tant Victor Hugo qu'Ernest Renan le défendirent ardemment quand il fut poursuivi par les autorités françaises. Le texte intégral est ici éclairé par une kyrielle de notes d'Arno Lafaye-Moses qui propose également une galerie des personnages cités ainsi qu'un glossaire. Signe de sa résonnance aujourd'hui, il est préfacé par François Ruffin.
Lair Emmanuel ; Iruela Caroline ; Bastard Florence
Une lutte intégrale contre le burn-out S'inspirant des sagesses orientales, l'ouvrage considère tous les aspects de la vie qui peuvent contribuer au burn-out et propose de lutter contre ce dernier avec des moyens à la portée de tous. La connaissance de soi est la première étape qui permet de reprendre le contrôle de son temps, de son humeur et de son destin. L'apprentissage de mécanismes de survie, d'évitement et de résolution des conflits est une autre étape importante. Le lien entre le corps et l'esprit est également fondamental tant pour s'accorder des espaces de liberté et de détente que pour mieux organiser son espace de travail ou prévenir les mille petits tracas qui accablent l'existence et contribuent au sentiment d'épuisement. Sur chacun de ces aspects, l'auteur, s'appuyant aussi bien sur des textes législatifs, des études scientifiques ou son expérience de formateur et de thérapeute, propose conseils concrets et exercices pratiques. Parce que l'existence est faite d'une multitude de mille petits riens, il propose, pierre par pierre, de reprendre le dessus et de trouver soi-même les moyens de s'en sortir.
S'adressant à tous les candidats aux concours, en particulier Agrégation et CAPES, Clefs concours offre une synthèse par sujet. Conçu comme un repère par rapport aux monographies et aux cours et comme un outil de révision, chaque ouvrage est articulé autour de fiches thématiques permettant de faire le point sur les acquis de la recherche. Synthèse des travaux les plus récents, Clefs concours permet de s'orienter dans la bibliographie et de mettre en perspective l'évolution des savoirs. Tous les titres sont organisés autour des mêmes principes : une sélection de documents de statuts variés : patrimoniaux, méconnus, oubliés ou inédits. Une multiplicité d'angles d'approche, de points de vue, de types d'auteurs, afin de nourrir le sujet dans sa diversité. Des documents de genres et de registres variés, offerts dans leur version française d'origine, au plus près des archives. Une présentation critique qui permet de contextualiser chaque document sans le déflorer. Des outils méthodologiques, notamment bibliographiques.
Camp-Pietrain Edwige ; Lemarchand Philippe ; Maill
Le Brexit tient à la fois du cauchemar et de la farce. Parti du referendum organisé pour éviter que le Parti conservateur ne se déchire, il divise profondément les Britanniques, risque de faire voler en éclats le Royaume-Uni, d'infliger à son économie un recul sans précédent, de raviver la guerre en Irlande et d'afaiblir l'Europe. Largement alimenté par des mensonges, le vote a-t-il été manipulé par Moscou, orchestré pour de basses raisons spéculatives au profit de quelques initiés consrvateurs ou organisé par d'inconséquents apprentis-sorciers ? Quelles cicactrices vont laisser le Brexit en matière de cohésion nationale, de montée du populisme et de la xénophobie ? Comment le reste de l'Europe va-t-il dorénavant regarder la perfide Albion qui prétend à nouveau voguer seule de par le vaste monde ? L'Angleterre de demain sera-t-elle un havre de libéralisme et de dumping social aux portes de l'Europe, de fait le 51e Etat américain, une plaque tournante du commerce mondial ou rentrera-t-elle dans le rang de l'européanité, avec son contrat social et ses ambitions environnementales ? Le présent volume propose tout ce que vous auriez préféré ne pas devoir savoir sur le Brexit, une multitude de dystopies basées sur de multiples entretiens, des mises en perspective historique, des analyses géopolitiques, des tranches de vie, le tout avec un humour très British.