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Langues au pouvoir. Politique et symbolique
Loubier Christiane ; Mackey William Francis
L'HARMATTAN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782296049963
L'emploi d'une langue de préférence à une autre, ou à toute autre, ne relève pas d'un choix innocent à l'intérieur des sociétés. Cela se vérifie particulièrement dans un contexte où deux ou plusieurs langues se partagent le même espace sociolinguistique. De ces langues en coexistence, laquelle aura le pouvoir d'imposer son plein emploi ? Et pourquoi ? Divers rapports de forces régissent les situations sociolinguistiques. Il est possible d'analyser la dynamique de ces rapports qui favorise le maintien et l'expansion des langues, ou, dans un processus inverse, qui accélère leur déclin dans l'espace et le temps des sociétés. Cet ouvrage le démontre d'une manière rigoureuse et convaincante. Rompant avec les études qui se cantonnent trop souvent dans des théories linguistiques ou sociolinguistiques traditionnelles, Christiane Loubier propose ici un cadre d'analyse permettant d'appréhender la langue comme un objet social et politique. Elle nous incite également à revoir la conception même de l'aménagement linguistique, particulièrement des politiques et des stratégies d'intervention sociolinguistique.
Que la douleur donne à toute créature/Une voix pour gémir", s'exclame Lamartine dans les Méditations. Une voix pour gémir : c'est à cette voix plaintive, celle de l'élégie, soupir sensible, que le présent essai voudrait prêter l'oreille, pour en décrire et interroger les vibrations, pour en comprendre les enjeux tant anthropologiques qu'historiques, idéologiques et esthétiques ; pour, d'une certaine façon, contre les idées reçues qui n'entendent là que babils geignards, pleurnicheries amoureuses, pâmoisons métaphysiques, complaisances doloristes, lui donner réson. C'en est fini de l'élégie poudrée d'avant 1789. Sentinelles de la douleur, premier volet d'un triptyque, décrit les mutations du genre élégiaque et envisage l'élégie comme une énergie dont la voix s'élève, enfle et se diffuse à toute la poésie en des temps où s'opère un vaste travail de deuil, d'une ampleur inégalée peut-être depuis les grandes tristesses des guerres de religion : la Restauration. Elle est la voix de l'époque. Portrait de l'élégiaque en vigie sonore, écho d'une douleur historique, sociale ou familiale.
Loubier Catherine ; Vila Fantine ; Muratet Françoi
Les connaissances indispensables à maîtriser toute l'année. Tout pour comprendre, réviser et réussir les épreuves du BEP. Des fiches de révision accompagnées de documents commentés. Votre livret détachable spécial révisions: 15 fiches méthodes.
Demeure de conte de fées au charme romantique, le château de Maintenon tient à la fois du Moyen Age, de la Renaissance et du Grand Siècle. Son histoire est indissociable de l'incroyable destin de Françoise d'Aubigné, favorite et épouse secrète du roi Louis XIV. L'empreinte du Roi-Soleil est présente partout, des salons à l'aqueduc de Vauban ou aux parterres d'André Le Nôtre. Photographies inédites et documents d'époque révèlent les aménagements qui ont transformé la forteresse des origines en demeure d'agrément et nous plongent dans l'Histoire de France, à la rencontre de grands noms : la marquise de Montespan, Louvois, Racine, la famille de Noailles, Chateaubriand, Henri Matisse, Jean Moulin ou encore Winston Churchill.
Et l'Orgue juvénile à l'aveugle improvise " : à partir d'un commentaire de ce vers extrait de la " Complainte du Sage de Paris " où le nom de Jules Laforgue s'inscrit et se dissémine en anagramme, Pierre Loubier interroge l'élaboration d'une parole qui s'expose comme la recherche d'une musique, la partition d'une dramaturgie intime sur le clavier unique de l'amour : " aimer, être aimé ". Il s'agit ici de dresser un portrait de l'artiste en jeune orgue triste modulant, par tâtonnements parfois, l'expression d'un " c?ur toujours aussi gros " mais devenu, grâce aux jeux de l'écriture, " un peu plus littéraire, voilà tout ". ?uvre dite " de jeunesse " réputée illisible, Les Complaintes signent la sortie de la plainte. La mise en scène de la mélancolie y vaut comme art poétique, l'improvisation comme art d'aimer, le vagabondage comme écriture de soi.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.