Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Tourisme arme de destruction massive
Loubes Jean-Paul
SEXTANT
18,00 €
Épuisé
EAN :9782849780497
Plus d'un milliard de touristes voyagent chaque année dans le monde. Mais de quel voyage s'agit-il ? Loin de Nicolas Bouvier ou Blaise Cendras, c'est le tourisme de masse à l'échelle planétaire qui est décrypté dans cet essai. Car notre milieu dans ses dimensions écologiques, culturelles, sociales, humaines, paie un lourd tribut à la "mise en valeur touristique". Des destinations comme Venise, Bali, l'île de Pâques, sont devenues tellement populaires qu'elles sont aujourd'hui menacées de disparition. Pire, ce que Jean-Paul Loubes intitule l'effet UNESCO, lié au classement au Patrimoine mondial, peut être catastrophique pour la protection des sites. Appuyé par de nombreux exemples, l'ouvrage de Jean-Paul Loubes est édifiant et nous indique quelques chemins de piste pour voyager autrement...
Extrait de la préface de Kenneth WhiteOn le sait, ce sont les civilisés («ceux de la cité») qui ont inventé et développé l'architecture. Les nomades, «barbares» et «sauvages», n'en ont eu cure: pendant que les citoyens, croissant et se multipliant jusqu'à la surpopulation et à l'asphyxie, s'employaient à bâtir logements, prisons, lieux de pouvoir et de culte, ils voyageaient avec le vent en petites bandes éparpillées et composaient de longs poèmes à l'éloge de la terre.Cela étant, on s'étonnera peut-être un peu de voir quelqu'un qui a beaucoup insisté sur le nomadisme, sensoriel et mental, physique et intellectuel, sur l'espace et le mouvement, plutôt que sur la construction, sans parler du monumentalisme, préfacer un livre sur l'architecture.C'est que les choses de l'existence sont complexes et que le réel dépasse toujours les compartimentations commodes dans lesquelles une certaine épistémologie enferme la pensée, bloquant ainsi toute recherche ouverte.«J'ai l'esprit voyageur et l'esprit casanier», disait Hugo. Et Chateaubriand: «Si errant que je sois, j'ai l'esprit sédentaire d'un moine.» Je pense qu'à des degrés divers, nous pouvons tous dire aujourd'hui à peu près la même chose. Il y a en nous une dialectique profonde entre la sédentarité et le déplacement, entre l'errance et la résidence.Il semble incontestable que toute discipline aujourd'hui devrait tenir compte de ce fait anthropologique fondamental, et peut-être avant tout l'architecture. Sans pour autant que la référence anthropologique entraîne (comme dans un certain «postmodernisme» primaire) une adhésion obligée à toutes les croyances de l'humanité accumulées depuis l'animisme, sans qu'elle véhicule quelque regret que ce soit concernant «le désenchantement du monde» tel qu'on le trouve chez certains sociologues un peu spéculatifs, ou «la perte des dieux» telle qu'on la trouve chez certains philosophes encore un peu onto-théologiens (y compris, de temps à autre, Heidegger, pourtant soucieux de cheminer autrement). On peut s'en tenir aux principes abstraits sans se perdre dans le labyrinthe des productions imaginaires que l'humanité a accumulées au long des siècles.Il est beaucoup question dans ce livre de géopoétique. Cette nouvelle théorie-pratique puise dans l'histoire de l'humanité sans s'y arrêter, traverse toutes les disciplines sans se cantonner dans aucune. Ce faisant, elle n'est ni interdisciplinaire, ni transdisciplinaire. En jouant au jeu des préfixes, je serais tenté de la dire sur-disciplinaire. Mais c'est en fait une discipline de base, peut-être même la discipline de base.
Au cœur de la Chine des origines, dans la région qui accueillit la capitale pendant plusieurs siècles et dont le rayonnement culturel fut considérable, trente à cinquante millions de personnes vivent dans des grottes. Parfois des " grottes construites ", des habitats creusés, dans le flanc des collines ou " en puits " dans le sol des plaines. Cette architecture très originale est liée à la qualité de la terre de la région du fleuve Jaune, le lœss. Mais c'est aussi la façon qu'ont trouvée les hommes de s'adapter à leur environnement, dans le respect des principes de leur mythologie. L'avenir de cet habitat traditionnel, dont les qualités sont indéniables, dépend largement d'une politique dont les revirements furent radicaux sur ce sujet. Le texte d'un architecte et plus de 100 photographies rendent compte de la diversité, et parfois de l'extraordinaire complexité de l'habitat troglodytique et de la vie qui s'y organise.
Résumé : Repenser notre rapport à la terre, telle est l'ardente obligation, la perspective - scientifique et politique - mais en premier lieu géopoétique, selon le concept proposé par Kenneth White. Dans cette perspective, la question urbaine tient une place particulière. La ville post-moderne, confrontée aux questions écologiques, à la ségrégation de ses territoires et de ses populations, est-elle encore le lieu d'une poétique urbaine ? Les surréalistes, les situationnistes, avaient su, au-delà de la seule nostalgie, montrer la puissance poétique de ce lieu de culture. La ville du futur est-elle réduite à s'autocélébrer sur le mode festif ? Le point de vue géopoétique, dans ce qu'il a de radical et d'ouvert à la fois, permet d'instruire une controverse féconde, d'induire des lectures et des pratiques urbaines heureuses malgré tout, et peut-être d'inspirer des futurs encore dans les limbes. Ce volume, fruit d'une rencontre de l'archipel géopoétique dans toute sa diversité - du Canada au Japon - confronte les questionnements et marque une étape dans le travail critique que le devenir urbain de l'humain contemporain rend plus urgent que jamais.
Dans cet essai est proclamée l'idée qu'une société est possible sans capitalisme. Idée qui paraît étrange au XXIe siècle où tout est censé être devenu une marchandise. Elle n'était pas moins étrange à la fin du XIXe siècle. Kropotkine décrit avec netteté et virulence le processus d'accaparement à la base du capitalisme. Main-mise sur les richesses naturelles, sur le produit du travail de nombreux siècles : depuis toujours des hommes ont travaillé, défriché, mis la terre en culture, édifié des villes, construit des routes et des ponts et, tout récemment alors, des voies de chemin de fer. Les ouvriers travaillent pour des salaires de misère, la protection sociale n'existe pas, l'enrichissement est assuré pour celui qui exploite le labeur des autres. De cette exploitation, Kropotkine fait un tableau terrible, montre que le corps de l'homme s'y épuise mais aussi que ses facultés naturelles et critiques s'atrophient. Projet utopique d'une Commune idéale, La Conquête du pain ouvre au citoyen du XXIe siècle des perspectives concrètes vers une société réellement libre et solidaire.
Isabelle Pivert vit à Paris. Elle a publié "Traversée" aux éditions Dufourg-Tandrup en 1995 et a fondé les éditions du Sextant en 2003. Elle est également présidente depuis 2001 du groupement des anciens HEC travaillant dans la culture.
Elle clame un numéro. C'est le mien. Je pars en évacuation demain. Ainsi, je me suis donné tant de peine pour rien. J'ai refusé de mourir. J'ai tout fait pour guérir. Et tout cela pour rien. Pour aller crever sur une route. " Jeune résistante, Brigitte Friang est arrêtée par la Gestapo, à Paris, le 21 mars 1944. Elle a vingt ans. Internée durant douze mois dans le camp de Zwodau, en Tchécoslovaquie, près de Karlovy Vary, elle survit à la faim, au froid, aux blessures de son arrestation, à la barbarie nazie. Jusqu'à ce jour de printemps 1945, où avec un convoi de femmes, elle quitte le camp à destination de Dachau. C'est cette marche terrible, hallucinante, dans la désorganisation de la fin de la guerre, qu'elle raconte jour après jour... Jusqu'à son évasion, le 8 mai 1945. Marche autant que tu pourras, c'est le proverbe que la jeune Brigitte se répète dans sa lutte contre la mort à chaque pas. Et c'est le message qu'aujourd'hui elle transmet - courage et solidarité, foi en l'avenir, mais aussi vigilance et lutte car la barbarie n'est jamais éteinte... La dignité humaine reste toujours à défendre.