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La révolte des Gueux en Flandre, Artois et Hainaut. Politique, religion et société au XVIe siècle
Lottin Alain
PU SEPTENTRION
20,00 €
Épuisé
EAN :9782757413944
Une gigantesque révolte parcourt la Flandre, le Hainaut et l'Artois de 1565 à 1569. Des nobles se liguent et manifestent contre la politique menée par Philippe II, roi d'Espagne, et ses ministres. Ils sont traités de Gueux et revendiquent fièrement ce qualificatif. Simultanément les "sectaires", terme qui désigne alors les protestants, de plus en plus nombreux, dévastent près de 400 églises en quelques jours. C'est l'iconoclasme de l'"Année des Merveilles" (1566). "Vive les Gueux" est le cri de ralliement des contestataires du pouvoir, puissants en Flandre, à Valenciennes et au Cateau-Cambrésis. Philippe II refuse de pactiser avec les rebelles et de voir la nouvelle religion coexister avec le catholicisme. Il envoie les troupes d'élite de l'armée espagnole conduites par le duc d'Albe pour châtier les "Flamencos". Par le glaive, par la corde, par le feu, des centaines de révoltés sont exécutés. Le comte d'Egmont est décapité. Quelques milliers de familles fuient, sont bannies à perpétuité et leurs biens sont confisqués. A partir des documents d'archives, de manuscrits, d'imprimés d'époque, et de travaux universitaires, Alain Lottin retrace cette histoire tragique et souvent méconnue en France dans ce livre abondamment illustré de gravures, dessins, cartes et gouaches d'époque.
L'apparition des villes minières est bien antérieure à l'exploitation massive du charbon ou du minerai de fer à l'époque contemporaine. Mais elles ont proliféré aux XIXe et XXe siècles, transformant les paysages et créant des "pays noirs". En raison de l'activité des habitants, des structures professionnelles, de l'habitat, de l'urbanisme ou de son absence, des comportements et des mentalités, elles sont devenues et constituent encore des villes particulières. Ont-elles toutes d'ailleurs un caractère urbain? La trentaine d'études présentées au colloque international de Liévin-Lens en mars 2002, rassemblées dans cet ouvrage, tentent de répondre à ces questions et ouvrent d'autres pistes. Elles portent sur les villes des grandes régions minières françaises (Nord-Pas-de-Calais, Lorraine, Massif Central et Cévennes), de Belgique, de Grande-Bretagne, d'Espagne, de Hongrie. Des représentations littéraires ou cinématographiques sont également abordées, ainsi que la grande question de la reconversion et des friches.
Peu de villes françaises possèdent un passé aussi riche, passé qui marque encore de nos jours le paysage urbain. La Haute Ville, avec ses remparts, son château féodal, la partie ancienne de son beffroi construite sur l'emplacement du Castrum romain de Gesoriacum devenue Bononia au IVe siècle, évoque les grandes heures médiévales, lorsque le nom des comtes de Boulogne était connu jusqu'en Terre Sainte. La Basse Ville, rassemblée autour de Saint-Nicolas, Bréquerecque, la Beurrière et Saint-Pierre, le port témoigne de l'importance de l'industrie, du commerce et de la pêche aux XIXe et XXe siècles. La colonne de la Grande-Armée et le château de Pont-de-Briques soulignent la place tenue par Boulogne dans l'épopée napoléonnienne. Non loin, blockhaus et casemates rappellent les durs moments de la deuxième guerre mondiale dans une ville qui a connu 146 bombardements ayant fait des victimes. Enfin, aujourd'hui comme hier, la cité est dominée par la silhouette du beffroi et de la cathédrale, reconstruite au XIXe siècle, qui évoquent les grandes heures de l'histoire de la cité. Oui, destin historique exceptionnel que celui de cette ville qui, de César à Hitler, en passant par Louis XIV et Napoléon, a vécu aux avant-postes les grands conflits de l'histoire européenne.
Pour réaliser ce livre, les auteurs ont dépouillé et étudié près de mille sentences criminelles consignées dans le registre 12120 des Archives municipales de Lille et portant sur les années 1585-1635. Ces jugements sont prononcés par la gouvernance de Lille, tribunal du prince, compétent pour les cas royaux et pour la plupart des villages de la châtellenie de Lille, territoire qui correspond à peu près à celui de l'arrondissement de Lille. Ces sentences permettent d'appréhender la délinquance et la criminalité de l'époque et leur répression. On y poursuit encore les "mal-sentans" de la religion catholique et les sorcières. Mais l'essentiel des condamnations concerne les violences contre les personnes, de l'injure au meurtre en passant par les coups et blessures. Sont également jugées les atteintes aux biens, les affaires de moeurs, les rébellions contre les agents de l'autorité. Ceux-ci, à leur tour, sont parfois punis pour abus de pouvoir, concussions ou exactions : un prévôt de la maréchaussée est même décapité en 1632. Car les peines infligées, suggérées par de précieux dessins naïfs figurant en marge, sont terribles pour l'exemple. Si l'amende honorable, pieds nus, en chemise, un cierge à la main dans les rues de Lille est humiliante, en revanche la fustigation de verges par les carrefours, la mort par pendaison, la décapitation ou autre supplice sur la grand' place, visent à impressionner les nombreux spectateurs et à les dissuader. Mais cette répression est tempérée par des lettres de pardon accordées lorsque la légitime défense peut être invoquée. Le livre comporte la reproduction de plus de 120 sentences du manuscrit original et leur transcription in extenso, une table des noms des prévenus, de leur résidence, du chef d'accusation et de la peine prononcée, ainsi que des cartes et dessins du début du XVIIe siècle.
Les mémoires humaines - celles de nos sociétés, des mémoires collectives et individuelles - sont en pleine mutation dans un monde en formidable accélération et en production de nouvelles connaissances. Ces mémoires plurielles peuvent-elles tout conserver, se faire à la fois témoins, souvenirs, ressources et réflexions de notre époque dans un monde lui-même en transformation ? A cette question et d'autres, huit points de vue complémentaires apportent des éclairages actuels sur ces notions de mémoires. Ces regards scientifiques concernent l'histoire et la relation à notre passé, à son examen, son archéologie et ses enjeux modernes. Ils envisagent aussi notre mémoire humaine dans ses processus individuels grâce aux neurosciences et à la psychologie cognitive. De plus, les technologies actuelles de l'information interrogent les mémoires artificielles qui étendent notre mémoire humaine.
Hoppenot Eric ; Baudelle Yves ; Morzewski Christia
Ce volume propose des lectures inédites d'une partie relativement peu connue de l'oeuvre de Blanchot (hormis Thomas l'Obscur), ses premiers romans, Aminadab, Thomas l'Obscur et Le Très Haut. Les études proposées analysent les différents romans notamment dans leur contexte historique et philosophique. Elles mettent également en exergue la singularité esthétique d'une des oeuvres les plus originales du XXe siècle.
Nogry Sandra ; Boulc'h Laetitia ; Villemonteix Fra
Le rapport de l'école primaire aux technologies numériques fait l'objet d'une attention constante et suscite encore aujourd'hui de nombreuses questions : quels sont les usages qui en sont faits en classe ? Quelles modifications des pratiques pédagogiques induisent-elles ? Sur un autre plan, comment l'action pédagogique mobilisant ces instruments est-elle accompagnée ? C'est à ce double enjeu que tente de répondre cet ouvrage. En mobilisant différents cadres théoriques, il propose un ensemble de recherches récentes sur ces questions vives. L'influence des tablettes sur les pratiques d'écriture en classe ainsi que la question très actuelle de l'apprentissage de l'informatique à l'école primaire sont abordées. L'évolution des modes et pratiques de supervision pédagogique en France et dans différents pays d'Afrique subsaharienne est également développée. Cet ouvrage présente l'originalité de s'inscrire dans un contexte francophone, il met en avant la contribution des recherches en éducation aux débats sur le numérique à l'école.
La question de l'énergie s'impose comme un des enjeux majeurs du XXIe siècle ! Le concept de transition énergétique s'inscrit plus que jamais au coeur des politiques publiques, déclinées ensuite au niveau plus infra des territoires. Toutes ces questions d'ordre environnemental, technique ou sociétal suscitent des prises de position tranchées et des controverses d'ampleur, comme si les problèmes soulevés appartenaient à l'instantané d'une contemporanéité agitée. Or, il apparais que les phases de mutation liée à l'émergence de nouvelles énergies ont été récurrentes depuis le XVIII` siècle, se heurtant parfois à des verrous technologiques, des impasses, des défiances. Malgré tout, des filières énergétiques se sont peu à peu imposées à l'existant générant des ascendances techniques et de nouveaux usages. Les acres de ces 6" Journées d'Histoire Industrielle ont pour ambition de s'interroger sur ces dynamiques comme sur ces échecs rappelant en somme qu'aucun système ne reste figé.