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Sentences criminelles de la gouvernance de Lille (1585-1635). Etude, documents et dessins du registr
Lottin Alain ; Delsaut Laurence ; Aubry Martine
PU ARTOIS
31,01 €
Épuisé
EAN :9782848321615
Pour réaliser ce livre, les auteurs ont dépouillé et étudié près de mille sentences criminelles consignées dans le registre 12120 des Archives municipales de Lille et portant sur les années 1585-1635. Ces jugements sont prononcés par la gouvernance de Lille, tribunal du prince, compétent pour les cas royaux et pour la plupart des villages de la châtellenie de Lille, territoire qui correspond à peu près à celui de l'arrondissement de Lille. Ces sentences permettent d'appréhender la délinquance et la criminalité de l'époque et leur répression. On y poursuit encore les "mal-sentans" de la religion catholique et les sorcières. Mais l'essentiel des condamnations concerne les violences contre les personnes, de l'injure au meurtre en passant par les coups et blessures. Sont également jugées les atteintes aux biens, les affaires de moeurs, les rébellions contre les agents de l'autorité. Ceux-ci, à leur tour, sont parfois punis pour abus de pouvoir, concussions ou exactions : un prévôt de la maréchaussée est même décapité en 1632. Car les peines infligées, suggérées par de précieux dessins naïfs figurant en marge, sont terribles pour l'exemple. Si l'amende honorable, pieds nus, en chemise, un cierge à la main dans les rues de Lille est humiliante, en revanche la fustigation de verges par les carrefours, la mort par pendaison, la décapitation ou autre supplice sur la grand' place, visent à impressionner les nombreux spectateurs et à les dissuader. Mais cette répression est tempérée par des lettres de pardon accordées lorsque la légitime défense peut être invoquée. Le livre comporte la reproduction de plus de 120 sentences du manuscrit original et leur transcription in extenso, une table des noms des prévenus, de leur résidence, du chef d'accusation et de la peine prononcée, ainsi que des cartes et dessins du début du XVIIe siècle.
Depuis cinquante ans, les recherches historiques menées dans les Universités ou dans les sociétés savantes, tant en France qu'en Belgique, ont considérablement renouvelé la connaissance du passé de notre région Nord-Pas-de-Calais. Quelques synthèses récentes ont présenté les acquis les plus importants, mais elles se limitent au cadre d'une ville ou sont trop brèves pour permettre des études approfondies. Dans les années 1980, les éditions des Beffrois avaient pris l'initiative d'entreprendre et de réaliser une vaste série en six volumes retraçant, de la Préhistoire à nos jours, l'Histoire des Provinces Françaises du Nord. Ce projet n'ayant pu aboutir complètement chez l'éditeur initial, Artois Presses Université a décidé de reprendre le flambeau pour le mener à bien. Ces ouvrages construits sur de solides bases scientifiques, comme en attestent la bibliographie et les notes placées à la suite de chaque chapitre, sont néanmoins écrits pour un large public et évitent le "jargon" des érudits. Ils sont largement illustrés et comprennent quelques documents significatifs. Écrits par des auteurs qui comptent parmi les meilleurs spécialistes de l'histoire de leur période et de la région, ces livres et cette collection constituent une base de référence indispensable pour tous les passionnés d'histoire.
Le présent recueil réunit les articles de chercheurs littéraires et linguistes qui ont travaillé sur un même thème, "la métaphore, entre langue et texte", lors d'une journée d'études organisée à Arras en mars 2002. Mais à vouloir ainsi croiser regards et perspectives, n'encourt-on pas le risque d'une certaine incohérence? Visiblement non. Bien que l'objet et les outils d'analyse ne coïncident pas nécessairement, cette confrontation montre la complémentarité des approches et la relative continuité des points de vue. Chacun sait que forme et sens sont liés. Tout est donc question de proportion entre priorité donnée au texte et importance accordée à la langue.
Van Der Meersch Maxence ; Melliez Mary ; Morzewski
Romancier à succès dans l'entre-deux-guerres (La Maison dans la dune, Invasion 14, Corps et Ames...), Prix Goncourt 1936 avec L'Empreinte du dieu, Maxence Van der Meersch (1907-1951) fut aussi un chroniqueur et nouvelliste recherché dont les textes parurent régulièrement dans la presse entre 1925 et 1950. Marianne, L'Intransigeant, Candide, Le Figaro, Paris-Soir... publièrent ses chroniques et nouvelles, ainsi que les grands titres de la presse du Nord de la France. Articles de commande ou de circonstance, textes d'humeur voire véritables "manifestes" où l'écrivain, fidèle à ses engagements humanistes, prend position sur différents problèmes de société, un important florilège de cette production se trouve rassemblé dans ces deux volumes qui permettent de nuancer considérablement l'image "réactionnaire" de l'écrivain. Sensible à la souffrance et à la misère des "gens de peu" dont il partagea le sort, révolté par l'inégalité et l'injustice mais aussi par le sort fait aux femmes dans le monde du travail à son époque, il est hanté par les ravages de la guerre dans sa région. La même inspiration anime aussi ses nouvelles, dont certaines constituent les embryons de romans édités ultérieurement, mais aussi inédits ou inachevés (Paternité, Invasion 40...). Van der Meersch y exploite avec une maîtrise accomplie toutes les tonalités du genre, et certaines de ces nouvelles sont dignes d'un Maupassant. Enfin, un long texte inédit, "L'Affaire Jean Boudart", apporte un témoignage exceptionnel sur la "première carrière" de Van der Meersch, qui fut avocat au barreau de Lille, y déployant le même généreux engagement social que dans son oeuvre d'écrivain.
L'homme est un être à part parce qu'il pense, affirme-t-on communément, mais c'est oublier une autre de ses spécificités, tout aussi étonnante : l'homme est le seul animal à boire sans soif. De là vient l'ivresse, compagne de l'homme depuis toujours, présence que la littérature a largement reflétée, suivant des modalités qui diffèrent selon les époques et les cultures. Il est donc utile de mener une réflexion approfondie sur le phénomène de l'ivresse, que la recherche littéraire a jusqu'ici beaucoup moins exploré que d'autres thèmes en apparence davantage empreints de " dignité ". Pourtant, l'ivresse possède depuis longtemps ses lettres de noblesse. Mythes et croyances nous enseignent qu'au voisinage étroit du breuvage qui enivre se tiennent amour, poésie, connaissance suprême, divination, furor... Reprenant ces pistes, les études présentées ici en français s'appuient sur des textes littéraires issus de cultures variées (anglo-saxonne, chinoise, française, germanique, hispanique, portugaise), d'époques diverses, et font appel à un éventail de sources allant des grands textes fondateurs de la culture occidentale (Écritures...) aux productions de la paralittérature. Cette pluralité qui confronte approches et contenus permet d'enrichir d'analyses originales le débat sur le thème proposé.