Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Histoire de Boulogne-sur-Mer. Ville d'art et d'histoire, 3e édition revue et augmentée
Lottin Alain
PU SEPTENTRION
45,00 €
Épuisé
EAN :9782757407912
Peu de villes françaises possèdent un passé aussi riche, passé qui marque encore de nos jours le paysage urbain. La Haute Ville, avec ses remparts, son château féodal, la partie ancienne de son beffroi construite sur l'emplacement du Castrum romain de Gesoriacum devenue Bononia au IVe siècle, évoque les grandes heures médiévales, lorsque le nom des comtes de Boulogne était connu jusqu'en Terre Sainte. La Basse Ville, rassemblée autour de Saint-Nicolas, Bréquerecque, la Beurrière et Saint-Pierre, le port témoigne de l'importance de l'industrie, du commerce et de la pêche aux XIXe et XXe siècles. La colonne de la Grande-Armée et le château de Pont-de-Briques soulignent la place tenue par Boulogne dans l'épopée napoléonnienne. Non loin, blockhaus et casemates rappellent les durs moments de la deuxième guerre mondiale dans une ville qui a connu 146 bombardements ayant fait des victimes. Enfin, aujourd'hui comme hier, la cité est dominée par la silhouette du beffroi et de la cathédrale, reconstruite au XIXe siècle, qui évoquent les grandes heures de l'histoire de la cité. Oui, destin historique exceptionnel que celui de cette ville qui, de César à Hitler, en passant par Louis XIV et Napoléon, a vécu aux avant-postes les grands conflits de l'histoire européenne.
Depuis cinquante ans, les recherches historiques menées dans les Universités ou dans les sociétés savantes, tant en France qu'en Belgique, ont considérablement renouvelé la connaissance du passé de notre région Nord-Pas-de-Calais. Quelques synthèses récentes ont présenté les acquis les plus importants, mais elles se limitent au cadre d'une ville ou sont trop brèves pour permettre des études approfondies. Dans les années 1980, les éditions des Beffrois avaient pris l'initiative d'entreprendre et de réaliser une vaste série en six volumes retraçant, de la Préhistoire à nos jours, l'Histoire des Provinces Françaises du Nord. Ce projet n'ayant pu aboutir complètement chez l'éditeur initial, Artois Presses Université a décidé de reprendre le flambeau pour le mener à bien. Ces ouvrages construits sur de solides bases scientifiques, comme en attestent la bibliographie et les notes placées à la suite de chaque chapitre, sont néanmoins écrits pour un large public et évitent le "jargon" des érudits. Ils sont largement illustrés et comprennent quelques documents significatifs. Écrits par des auteurs qui comptent parmi les meilleurs spécialistes de l'histoire de leur période et de la région, ces livres et cette collection constituent une base de référence indispensable pour tous les passionnés d'histoire.
Une gigantesque révolte parcourt la Flandre, le Hainaut et l'Artois de 1565 à 1569. Des nobles se liguent et manifestent contre la politique menée par Philippe II, roi d'Espagne, et ses ministres. Ils sont traités de Gueux et revendiquent fièrement ce qualificatif. Simultanément les "sectaires", terme qui désigne alors les protestants, de plus en plus nombreux, dévastent près de 400 églises en quelques jours. C'est l'iconoclasme de l'"Année des Merveilles" (1566). "Vive les Gueux" est le cri de ralliement des contestataires du pouvoir, puissants en Flandre, à Valenciennes et au Cateau-Cambrésis. Philippe II refuse de pactiser avec les rebelles et de voir la nouvelle religion coexister avec le catholicisme. Il envoie les troupes d'élite de l'armée espagnole conduites par le duc d'Albe pour châtier les "Flamencos". Par le glaive, par la corde, par le feu, des centaines de révoltés sont exécutés. Le comte d'Egmont est décapité. Quelques milliers de familles fuient, sont bannies à perpétuité et leurs biens sont confisqués. A partir des documents d'archives, de manuscrits, d'imprimés d'époque, et de travaux universitaires, Alain Lottin retrace cette histoire tragique et souvent méconnue en France dans ce livre abondamment illustré de gravures, dessins, cartes et gouaches d'époque.
L'apparition des villes minières est bien antérieure à l'exploitation massive du charbon ou du minerai de fer à l'époque contemporaine. Mais elles ont proliféré aux XIXe et XXe siècles, transformant les paysages et créant des "pays noirs". En raison de l'activité des habitants, des structures professionnelles, de l'habitat, de l'urbanisme ou de son absence, des comportements et des mentalités, elles sont devenues et constituent encore des villes particulières. Ont-elles toutes d'ailleurs un caractère urbain? La trentaine d'études présentées au colloque international de Liévin-Lens en mars 2002, rassemblées dans cet ouvrage, tentent de répondre à ces questions et ouvrent d'autres pistes. Elles portent sur les villes des grandes régions minières françaises (Nord-Pas-de-Calais, Lorraine, Massif Central et Cévennes), de Belgique, de Grande-Bretagne, d'Espagne, de Hongrie. Des représentations littéraires ou cinématographiques sont également abordées, ainsi que la grande question de la reconversion et des friches.
Les mémoires humaines - celles de nos sociétés, des mémoires collectives et individuelles - sont en pleine mutation dans un monde en formidable accélération et en production de nouvelles connaissances. Ces mémoires plurielles peuvent-elles tout conserver, se faire à la fois témoins, souvenirs, ressources et réflexions de notre époque dans un monde lui-même en transformation ? A cette question et d'autres, huit points de vue complémentaires apportent des éclairages actuels sur ces notions de mémoires. Ces regards scientifiques concernent l'histoire et la relation à notre passé, à son examen, son archéologie et ses enjeux modernes. Ils envisagent aussi notre mémoire humaine dans ses processus individuels grâce aux neurosciences et à la psychologie cognitive. De plus, les technologies actuelles de l'information interrogent les mémoires artificielles qui étendent notre mémoire humaine.
Hoppenot Eric ; Baudelle Yves ; Morzewski Christia
Ce volume propose des lectures inédites d'une partie relativement peu connue de l'oeuvre de Blanchot (hormis Thomas l'Obscur), ses premiers romans, Aminadab, Thomas l'Obscur et Le Très Haut. Les études proposées analysent les différents romans notamment dans leur contexte historique et philosophique. Elles mettent également en exergue la singularité esthétique d'une des oeuvres les plus originales du XXe siècle.
L'ouvrage propose en cinq chapitres panoramiques un parcours des principales questions posées par l'oeuvre de Ponge : dans quelle mesure élabore-t-il, après Descartes et Valéry, un nouveau "discours de la méthode" ? Comment "faire oeuvre de salut public" en fondant une nouvelle rhétorique ? Que reste-t-il de "1'oeuvre" quand on exhibe ses brouillons ? Comment et pourquoi parler, si on "écrit contre les paroles" ? Une éthique de l'écriture est-elle nécessaire ? Des jalons biographiques, bibliographiques et des éléments de rhétorique complètent cet ouvrage.
Résumé : Le rôle historique du cinéma est de nous avoir donné le visible une seconde fois, en ajoutent le temps à l'image. Il reste pourtant dans tout film une large part d'invisible : c'est elle qui est ici décrite, et explorée. Le cinéma en effet nous rend conscients de l'ambiguïté fondamentale de notre relation au visible. Sa force documentaire, comme son jeu inné avec la fiction, lui ont permis de convoquer les invisibles essentiels du monde, et aussi bien, des effets psychiques qui mettent en péril la visibilité du visible. Il nous autorise à croire que nous voyons vraiment quelque chose d'autre que le monde des apparences. Ce livre ne fait ni la théorie, ni l'histoire de cette doublure du visible que transporte le cinéma, mais en donne un panorama complet, attentif à ne jamais trancher abstraitement, mais à toujours s'appuyer sur des exemples concrets, et nombreux.