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Le serment d'Hippocrate
Loriot Noëlle
ALBIN MICHEL
20,85 €
Épuisé
EAN :9782226035196
1940. Jérôme Debreuil, étudiant en médecine, a choisi la voie royale, la plus méconnue, la plus difficile : les hôpitaux de Paris. Il va cravacher jour et nuit pour passer tous les concours (internat, clinicat, assistant, agrégation, médicat) avant de diriger un service de pneumologie. Jérôme a épousé la fille d'un grand patron, ce qui est un sérieux atout dans son ascension sociale. Cinq enfants naîtront de cette union. C'est en suivant l'histoire de cette famille Debreuil, sur deux générations, leurs combats, leurs ambitions, leurs amours, leurs conflits, leurs drames, que nous découvrons l'évolution de la médecine et ses miracles qui ont pour noms pénicilline, streptomycine, cortisone, laser. Jérôme, la grande figure de cette saga, est issu d'un milieu modeste ; sa réussite n'en est que plus spectaculaire. Il traverse la Deuxième Guerre mondiale, l'Occupation, la Libération. Ses enfants prendront le relais jusqu'aux années quatre-vingt, deux seront médecins, un troisième, chirurgien. Noëlle Loriot, l'auteur de Un cri (devenu à l'écran " Dr Françoise Gaillant "), fascinée par le milieu hospitalier met tout son talent romanesque à recréer cette saga d'une dynastie de médecins. Sa passion est contagieuse.
Le premier roman de Noelle Loriot, Eve, paru en 1959, avait retenu l'attention de la critique. De ce petit livre cruel, dont l'audace effraya certains, France-Soir avait loué le style nerveux et même vigoureux, et Le Figaro Littéraire qu'il "se développe avec une rigueur, une concision, une lucidité qui sont d'un moraliste appliqué à mettre à nu les fibres les plus secrètes du coeur ". On retrouve ces qualités d'écriture et d'analyse - parfois impitoyables - dans Les Grandes Personnes. Une jeune femme, Judith - vingt-deux ans, quarante-sept kilos, sans profession - rescapée d'un suicide et profondément déprimée, a été admise dans un hôpital. Elle y devient la proie des médecins, qui se relaient à son chevet pour lui faire subir des interrogatoires harassants. Sa crainte d'être internée, si, au cours de cette psychothérapie, elle ne se conduit pas conformément à leur attente, plonge le récit tout entier dans une atmosphère d'angoisse. Grâce à une infirmière compréhensive, Judith apprendra à mentir et laissera croire, par exemple, qu'elle dort bien, puisqu'elle est ici pour une cure de sommeil. Hervieu, le grand patron, et son assistant Soret, l'obligent à revivre son passé, à élucider les raisons d'un crime (passionnel ou crapuleux ? ) commis par François, le jeune amant qui avait voulu l'entraîner avec lui dans la mort. Le récit de Noelle Loriot, outre son intérêt romanesque, qui ne se ralentit jamais, est un véritable document, tant sur l'emploi de certaines méthodes thérapeutiques que les manifestations d'un cas psycho-pathologique, par l'exposé sans complaisance et parfois pénible d'une névrose dont les racines plongent dans l'enfance de l'héroïne et sont liées au souvenir de son père. En contrepoint à la confession de Judith, le docteur Hervieu se laisse aller lui-même à des confidences, sans doute pour encourager celles de sa patiente, mais aussi, et peut-être surtout, pour s'expliquer, à travers elle, le suicide de sa propre femme.
A 28 ans, Florence Larrieu vient d'être nommée juge d'instruction à Paris. Du premier dossier qu'on lui confie, elle pense immédiatement qu'il est pourri. Comment est morte réellement Ann Mansfield, hospitalisée pour une appendicite aiguë ? Qui a assassiné Patrick Parent, son beau-père ? Tout accuse le brillant chirurgien Emmanuel Faure. Tout est peut-être trop de choses, pense Mme le juge. L'enquête s'annonce délicate entre un inculpé trop parfait pour être coupable et son avocat, un maître du barreau, qui semble mal à l'aise dans la défense de son client - comme s'il craignait de découvrir où se cache la vérité... Au rythme d'une instruction mouvementée, marquée par l'étonnante personnalité de Mme le juge, avec ses doutes et ses convictions, Noëlle Loriot nous offre une passionnante intrigue psychologique dans les coulisses de la médecine et de la justice qu'elle décrit avec la précision du vécu. Autant que l'enquête de Mme le juge, cet " envers du décor " conduit inexorablement à une révélation inattendue et donne sa véritable dimension à ce roman, qui confirme Noëlle Loriot comme une grande dame du policier français.
Noëlle Loriot propose un roman construit à partir d'une intrigue policière, énigme autour de laquelle elle brosse une peinture de moeurs. Une nuit, Alexis Fougères, étudiant en droit, 22 ans, plonge dans la Seine pour sauver une inconnue qui cherchait à se suicider. Diane Legendre est sauvée, mais quelques jours plus tard, elle disparaît. Qu'est-ce qui épouvante cette jeune femme de dix-sept ans, fille d'un grand patron de médecine, Nicolas Legendre, et soeur de Thibaut, Cyril et Louis ? Alexis et sa famille, son père instituteur, sa mère Catherine, ancienne trotskiste, la retrouvent et la cachent, car elle ne veut pas rentrer chez elle. Et puis elle est assassinée. Alexis est soupçonné. Ce garçon, qui se découvre bisexuel, est aussi soupçonné du meurtre de Florence Ducoeurjoly dont il est l'amant. Beaucoup plus âgée que lui, Florence a épousé le parrain du jeune homme, Gérard Ducoeurjoly, inspecteur des impôts. Gérard est un mari complaisant et voyeur. Alexis se rend à un rendez-vous chez Florence car il souhaite rompre, il a presque envie de la tuer. L'a-t-il assassinée ? Il est retrouvé assommé dans une voiture, amnésique. L'enquête est menée par Alain, l'oncle d'Alexis, un flic qui souffre du mépris de sa femme Pierrette et de Catherine, la soeur de sa femme et mère d'Alexis. Dominique Légendre, la mère de Diane, a fui le domicile conjugal pour se réfugier à Agen. Pourquoi ? Peu à peu, de lourds secrets de famille sont révélés. Les mystères s'épaississent, de nouvelles figures surgissent et les suspects se font de plus en plus nombreux...
Pour Anne Fortin, Vera n'était au début qu'une chienne comme les autres. Un animal de compagnie qui égayait une paisible vie de couple, lui dentiste, elle avocate à Versailles. Mais au fil du temps, Anne et Yves s'éloignent l'un de l'autre. Jusqu'à l'irrévocable décision du divorce. Entre eux, la place est désormais libre : Vera va l'occuper, l'envahir et décider du sort de celle qui fut jadis sa maîtresse. Troublante histoire d'amour qui lie une femme à sa chienne et entraîne ces deux personnages dans un étrange jeu de rôles. Mais qui est soumis à l'autre ? Quels rapports peut entretenir Anne avec Pascal, un séduisant industriel, tandis que la hante encore l'ombre de Jean-Jacques, son premier mari décédé en de sombres circonstances ? D'ailleurs, ne cachent-ils pas ce même secret : celui d'aimer ou d'avoir aimé, jusqu'à l'excès, un chien ? Un roman d'une tendresse profonde et violente qui confirme la diversité des talents de romancière de Noëlle Loriot.
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.