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Les grandes personnes
Loriot Noëlle
GRASSET
20,10 €
Épuisé
EAN :9782246808299
Le premier roman de Noelle Loriot, Eve, paru en 1959, avait retenu l'attention de la critique. De ce petit livre cruel, dont l'audace effraya certains, France-Soir avait loué le style nerveux et même vigoureux, et Le Figaro Littéraire qu'il "se développe avec une rigueur, une concision, une lucidité qui sont d'un moraliste appliqué à mettre à nu les fibres les plus secrètes du coeur ". On retrouve ces qualités d'écriture et d'analyse - parfois impitoyables - dans Les Grandes Personnes. Une jeune femme, Judith - vingt-deux ans, quarante-sept kilos, sans profession - rescapée d'un suicide et profondément déprimée, a été admise dans un hôpital. Elle y devient la proie des médecins, qui se relaient à son chevet pour lui faire subir des interrogatoires harassants. Sa crainte d'être internée, si, au cours de cette psychothérapie, elle ne se conduit pas conformément à leur attente, plonge le récit tout entier dans une atmosphère d'angoisse. Grâce à une infirmière compréhensive, Judith apprendra à mentir et laissera croire, par exemple, qu'elle dort bien, puisqu'elle est ici pour une cure de sommeil. Hervieu, le grand patron, et son assistant Soret, l'obligent à revivre son passé, à élucider les raisons d'un crime (passionnel ou crapuleux ? ) commis par François, le jeune amant qui avait voulu l'entraîner avec lui dans la mort. Le récit de Noelle Loriot, outre son intérêt romanesque, qui ne se ralentit jamais, est un véritable document, tant sur l'emploi de certaines méthodes thérapeutiques que les manifestations d'un cas psycho-pathologique, par l'exposé sans complaisance et parfois pénible d'une névrose dont les racines plongent dans l'enfance de l'héroïne et sont liées au souvenir de son père. En contrepoint à la confession de Judith, le docteur Hervieu se laisse aller lui-même à des confidences, sans doute pour encourager celles de sa patiente, mais aussi, et peut-être surtout, pour s'expliquer, à travers elle, le suicide de sa propre femme.
Noëlle Loriot propose un roman construit à partir d'une intrigue policière, énigme autour de laquelle elle brosse une peinture de moeurs. Une nuit, Alexis Fougères, étudiant en droit, 22 ans, plonge dans la Seine pour sauver une inconnue qui cherchait à se suicider. Diane Legendre est sauvée, mais quelques jours plus tard, elle disparaît. Qu'est-ce qui épouvante cette jeune femme de dix-sept ans, fille d'un grand patron de médecine, Nicolas Legendre, et soeur de Thibaut, Cyril et Louis ? Alexis et sa famille, son père instituteur, sa mère Catherine, ancienne trotskiste, la retrouvent et la cachent, car elle ne veut pas rentrer chez elle. Et puis elle est assassinée. Alexis est soupçonné. Ce garçon, qui se découvre bisexuel, est aussi soupçonné du meurtre de Florence Ducoeurjoly dont il est l'amant. Beaucoup plus âgée que lui, Florence a épousé le parrain du jeune homme, Gérard Ducoeurjoly, inspecteur des impôts. Gérard est un mari complaisant et voyeur. Alexis se rend à un rendez-vous chez Florence car il souhaite rompre, il a presque envie de la tuer. L'a-t-il assassinée ? Il est retrouvé assommé dans une voiture, amnésique. L'enquête est menée par Alain, l'oncle d'Alexis, un flic qui souffre du mépris de sa femme Pierrette et de Catherine, la soeur de sa femme et mère d'Alexis. Dominique Légendre, la mère de Diane, a fui le domicile conjugal pour se réfugier à Agen. Pourquoi ? Peu à peu, de lourds secrets de famille sont révélés. Les mystères s'épaississent, de nouvelles figures surgissent et les suspects se font de plus en plus nombreux...
Loriot Pascale ; Sijelmassi Jacqueline ; Granry Je
La simulation dans le domaine de la santé est une méthode de formation basée sur les expériences antérieures de soin, la pratique réflexive et le feedback. Son utilisation apparaît aujourd'hui comme un outil pédagogique efficient pour former des professionnels compétents en leur permettant : de développer et d'acquérir des savoirs procéduraux et techniques, de travailler la prise en charge d'événements rares et/ou fréquents, et de gérer les ressources en situation de crises. Toujours dans une optique d'absence de risque pour le patient, la simulation haute-fidélité se réfère à des situations de travail à la fois techniques, médicales et relationnelles (communication, leadership et travail en équipe), et ce quel que soit le lieu d'activités (établissements de santé, exercice libéral, centres de soins, etc.). Cet ouvrage, à travers une démonstration par la recherche-action, vise à prouver que la simulation haute-fidélité sert de levier pour favoriser le développement du sentiment d'efficacité personnelle (jugement que l'on peut avoir sur ses capacités à organiser et à exécuter des actions en rapport avec une situation donnée). Ceci favorise alors la motivation, l'engagement et la persévérance tant dans l'apprentissage des étudiants que dans la démarche d'amélioration continue de la qualité, chez les professionnels en exercice.
Résumé : Certains auteurs attendent la fin de leurs jours pour revenir sur leurs premiers pas dans l'existence et en littérature. Oscar Coop-Phane n'aura attendu que ses trente ans pour raconter ce qu'est la vie d'un écrivain aujourd'hui. Ce que cet étrange travail représente pour lui de joies comme de sacrifices. Son récit n'est pas linéaire ou chronologique mais éclaté ; Oscar s'y livre par fragments (définition : morceaux cassés d'une chose), dans de courts chapitres aux titres éloquents (P. I : L'encre, La feuille, L'auteur, La fuite, Le titre... P. II : Parler, S'asseoir, Parader, Boire. .). Il mêle ainsi des souvenirs d'âges différents - de son enfance, son adolescence, sa vie d'homme. Le propos peut d'abord sembler trivial ; les bêtises en classe, les copains, sa découverte des filles, de la littérature ; les petits boulots, pion, barman ou dealer, pour vivre et écrire ; les premiers manuscrits, les refus ; puis le succès, soudain, ses livres en librairie ; et les galères encore, le métier d'écrivain, les interviews, les salons, la peur de la précarité. Mais son récit fourmille de détails qui sont autant de clés : une montre Swatch offerte par sa mère qu'elle prétend être un cadeau de son père, alors qu'il vient de quitter leur foyer ; le geste d'un patron de restaurant près de son lycée qui, chaque fois qu'Oscar s'y rend pour déjeuner, lui rend discrètement le billet avec lequel il vient de payer ; le visage d'une jeune fille, un soir, qui comme lui, semble cacher une cicatrice ; le mépris d'un éditeur ou le regard surpris d'un lecteur qui le voit servir derrière un bar alors que son visage est dans le journal. Car les détails révèlent les événements ; une enfance heurtée par les disputes puis le divorce de ses parents ; une vie de débrouilles pour se loger, manger, dès 16 ans ; le souvenir du corps d'un autre en soi, gamin ; la crainte de ne jamais être publié puis de ne pas pouvoir en vivre. Et aussi, la beauté, tant de joies : la liberté, à Paris, Berlin ou Rome ; les vrais amis et la compagnie des auteurs, Bove, Calaferte ou Dabit ; son premier prix, la fierté ; les rencontres de certains lecteurs ; une femme, l'amour, puis une enfant, sa fille. Et l'écriture toujours. C'est une existence courte, mais intense. Une leçon de courage et de style tant l'écriture ciselée d'Oscar Coop-Phane émerveille. D'une grâce et d'une justesse bouleversantes, ce livre aurait pu s'appeler Morceaux cassés d'une vie autant que Lettre à un jeune écrivain. Ou, s'il avait été écrit par un autre, Et tu seras auteur, mon fils.
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.