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Le Caravage
Longhi Roberto ; Salvy Gérard-Julien
REGARD
38,00 €
Épuisé
EAN :9782841051694
Roberto Longhi, né en 1890 - c'est-à-dire appartenant à la génération de Giorgio Morandi, Carlo Emilio Gadda et Giorgio De Chirico -, manifesta d'emblée son aversion envers une critique entachée de romantisme ou d'idéalisme, celle-ci pour lui incarnée par Benedetto Croce, autant que par le positivisme de Giovanni Battista Cavalcaselle. Formé à l'école d'Adolfo Venturi, sensible au formalisme de l'Ecole de Vienne, particulièrement attaché à l'autonomie des arts figuratifs telle qu'elle s'exprime chez Adolf von Hildebrand, Roberto Longhi sera, pour un temps, séduit par la démarche de Giovanni Morelli, qui le conforte dans sa volonté d'examiner les oeuvres en elles-mêmes, et l'amènera à s'intéresser alors aux études sur les peintres italiens de la Renaissance de Bernard Berenson. Se tenant d'une certaine façon "en marge', et infiniment respecté, Roberto Longhi - par goût sincère autant peut-être que par son talent pour la polémique -, se singularisa par la largeur de ses vues, s'intéressant tant à Cimabue qu'à Nicolas de Staël. Et ceci sans feindre d'ignorer jamais la dimension"anti-historique"de la référence au présent comme critère de validité. Pour Roberto Longhi, le Caravage fut certainement le premier des peintres"modernes'. Dès 1926, il lui consacre une analyse inaugurant une réflexion née du refus de l'art considéré comme illustration, c'est-à-dire comme littérature figurée. Démarche associée au refus d'un formalisme étroit qui se développera tout au long de sa vie, ainsi qu'en témoignent les textes composant notre volume et formant un ensemble cohérent traitant à la fois du Caravage, de ses antécédents, de son influence, de même que des échos de son oeuvre dans la peinture française, et mettant notamment l'accent sur un aspect souvent négligé: les liens de l'esthétique caravagesque avec le réalisme lombard après la Contre-Réforme. De ces textes, seul le deuxième de notre édition - Le Caravage - a été publié en langue française, en 1968, dans une traduction de Pierre Vorms. Ouvrage depuis longtemps introuvable dans lequel l'aspect polémique de Longhi avait été gommé. Biographie de l'auteur Traducteur de différents ouvrages d'art chez Gallimard, Gérard-Julien Salvy est aussi l'auteur de Giulio Romano, une manière extravagante et moderne (Paris, 1994, Un carnet vénitien (Paris, 2001 et Guido Reni (Paris, 2001-Milan, 2001). Il prépare actuellement un ouvrage consacré à Sebastiano del Piombo.
Ce premier numéro de l'année 2017 a l'ambition de montrer encore plus de talents artistiques avec une nouvelle maquette les mettant en lumière, tout en gardant l'équilibre entre artistes établis et émergents. Avec en outdoor les plus beaux murs peints de l'hiver et en indoor un agenda qui annonce plus de quarante expositions à voir durant ce premier trimestre, Graffiti Art est au service d'un public large comme averti.
Résumé : Roberto Longhi, né en 1890 - c'est-à-dire appartenant à la génération de Giorgio Morandi, Carlo Emilio Gadda et Giorgio De Chirico -, manifesta d'emblée son aversion envers une critique entachée de romantisme ou d'idéalisme, celle-ci pour lui incarnée par Benedetto Croce, autant que par le positivisme de Giovanni Battista Cavalcaselle. Formé à l'école d'Adolfo Venturi, sensible au formalisme de l'Ecole de Vienne, particulièrement attaché à l'autonomie des arts figuratifs telle qu'elle s'exprime chez Adolf von Hildebrand, Roberto Longhi sera, pour un temps, séduit par la démarche de Giovanni Morelli, qui le conforte dans sa volonté d'examiner les oeuvres en elles-mêmes, et l'amènera à s'intéresser alors aux études sur les peintres italiens de la Renaissance de Bernard Berenson. Se tenant d'une certaine façon "en marge", et infiniment respecté, Roberto Longhi - par goût sincère autant peut-être que par son talent pour la polémique -, se singularisa par la largeur de ses vues, s'intéressant tant à Cimabue qu'à Nicolas de Staël. Et ceci sans feindre d'ignorer jamais la dimension "anti- historique" de la référence au présent comme critère de validité. Pour Roberto Longhi, Le Caravage fut certainement le premier des peintres "modernes". Dès 1926, il lui consacre une analyse inaugurant une réflexion née du refus de l'art considéré comme illustration, c'est-à-dire comme littérature figurée. Démarche associée au refus d'un formalisme étroit qui se développera tout au long de sa vie, ainsi qu'en témoignent les textes composant notre volume et formant un ensemble cohérent traitant à la fois du Caravage, de ses antécédents, de son influence, de même que des échos de son oeuvre dans la peinture française, et mettant notamment l'accent sur un aspect souvent négligé : les liens de l'esthétique caravagesque avec le réalisme lombard après la Contre-Réforme. De ces textes, seul le deuxième de notre édition - Le Caravage- a été publié en langue française, en 1968, dans une traduction de Pierre Vorms. Ouvrage depuis longtemps introuvable dans lequel l'aspect polémique de Longhi avait été gommé. Traducteur de différents ouvrages d'art chez Gallimard, Gérard-Julien Salvy est aussi l'auteur de Giulio Romano, une manière extravagante et moderne (Paris, 1994), Un carnet vénitien (Paris, 2001), et Guido Reni (Paris, 2001 - Milan, 2001).
Résumé : Roberto Longhi (1889-1970), l'un des plus grands historiens de l'art du XXe siècle, est l'auteur d'une oeuvre monumentale explorant en détail la peinture italienne. En 1914, le jeune Longhi n'a pas vingt-cinq ans, mais déjà une plume alerte et des ambitions affirmées : le voici qui écrit pour ses élèves du lycée une Brève mais véridique histoire de la peinture italienne, énonçant les principes formels de l'art italien et étudiant son développement depuis les mosaïques byzantines jusqu'à la Renaissance et à l'ère baroque. La première partie de l'ouvrage, intitulée "Idées", fournit une méthode nouvelle pour l'analyse du style des artistes ; la seconde, "Histoire", déroule une histoire de l'art italien à la lumière de cette méthodologie. Longhi se révèle un maître subversif : au classicisme de Raphaël ou des Carrache, il préfère largement Piero della Francesca et Caravage, deux peintres encore peu célébrés qu'il contribuera grandement à faire sortir de l'oubli. Quant à Cézanne et aux impressionnistes, ils trouvent ici leur place comme la quintessence de la peinture italienne ! Mieux qu'aucune autre synthèse, ce voyage initiatique permet au lecteur de regarder des tableaux majeurs avec autant de savoir que de passion.
Résumé : L'art peut-il se passer de formes jusqu'à devenir invisible ? L'art peut-il être ? et jusqu'à quel point ? ? imperceptible ? Cet ouvrage propose une série de réponses à ces questions qui hantent l'histoire de l'art depuis ses origines et sont particulièrement prégnantes au XXe siècle comme dans la production à plus récente. Le terme inframince inventé par Marcel Duchamp, jusqu'à présent très peu étudié par l'historiographie, cristallise ces interrogations et les opérations artistiques qui leur sont liées. Il sert ici de point d'ancrage à une analyse au cas par cas d'oeuvres particulièrement exemplaires du devenir imperceptible de la plasticité. Ce livre, qui puise dans de nombreux exemples modernes et contemporains la matière de ses analyses (Piero Manzoni, Robert Barry, Ian Wilson, Max Neuhaus, Jiri Kovanda, Roman Ondák...), est cependant tout sauf encyclopédique : il propose une étude des singularités formelles et des disruptions qu'elles produisent sans souci d'exhaustivité. Comment l'oeuvre peut-elle être là sans insister sur sa présence ? Comment la disparition peut-elle devenir l'autre nom de la manifestation ? Autant d'interrogations auxquelles ces pages donnent une résonance théorique et historique. De l'inframince donc ou comment construire des intensités par soustraction.
Résumé : Madeleine Castaing, antiquaire et décoratrice de renommée internationale, fut le mécène de nombreux peintres de l'Ecole de Paris et d'artistes de l'académie de la Grande Chaumière, ainsi que l'amie de nombreuses personnalités, elle a révolutionné le monde de la décoration. Madeleine Castaing (1894-1992), antiquaire et décoratrice de renommée internationale, fut le mécène de nombreux peintres de l'Ecole de Paris et d'artistes de l'académie de la Grande Chaumière, ainsi que l'amie de nombreuses personnalités, parmi lesquels Modigliani, Soutine ? qui réalisa son portrait en 1928, Erik Satie, Maurice Sachs, Blaise Cendrars, André Derain, Cocteau (dont elle aménagea la maison à Milly-la-Forêt), Chagall, Iché, Picasso, Henry Miller, Louise de Vilmorin et Francine Weisweiller (dont elle décora la villa Santo-Sospir à Saint-Jean-Cap-Ferrat). Personnalité originale, voire fantasque, elle a révolutionné le monde de la décoration. Le "style Castaing" fait aujourd'hui figure de référence. Madeleine Castaing s'inspire de l'esthétique néoclassique non sans l'interpréter à sa manière. Contemporaine de l'Italien Mario Praz qui s'éloigne des canons habituels de la décoration intérieure et se tourne vers le début du XIXe siècle, rivale d'Emilio Terry qui invente le "style Louis XVII", elle s'inscrit dans un même mouvement de renouveau par rapport à l'omniprésence de Louis XV ou de Louis XVI, tout en se distinguant par son mélange des genres. Il s'agissait, en premier lieu, de s'écarter des conventions pour "faire de la poésie avec du mobilier", selon sa devise. "Je fais des maisons comme d'autres des poèmes", disait-elle, et son disciple Jacques Grange évoque à son propos "des émotions que l'on ne connaissait pas jusqu'alors dans le monde de la décoration", émotions qui influencent les architectes d'intérieur encore aujourd'hui.
Résumé : Né en 1952 à Minerviu en Corse, Ange Leccia est un photographe, plasticien et cinéaste français. Ses ouvres sont exposées à travers le monde dans les plus musées les plus réputés (Guggenheim Museum de New-York, Centre George Pompidou à Paris, City Art Museum à Hiroshima, etc.). Après des études à la Sorbonne et des premières créations cinématographiques, la carrière de Leccia prend véritablement son essor dans les années 80. Tout en continuant ses recherches visuelles, il met au point ce qu'il nomme lui-même des " arrangements " - face à face d'objets industriels, réflexions sur l'image filmée ou photographique, relectures de l'art Duchampien du ready-made - qui témoignent du " point juste de la relation entre les objets " d'où peut naître l'ouvre d'art. A l'image de sa photographie, ses vidéos, poésies admirables de l'errance et de la solitude contemporaines, louvoyant admirablement entre représentation et abstraction, intériorité et extériorité, expriment la volonté de Leccia d'assimiler son art à un engagement politique et une dénonciation sociale. L'identité, l'imaginaire, l'ambiguïté et la violence sont les piliers sur lesquels se fonde son expression. Ancien pensionnaire de la villa Médicis et enseignant des écoles des Beaux-Arts de Grenoble et Cergy Pontoise, Ange Leccia dirige actuellement le laboratoire de création du Palais de Tokyo. Son travail fait l'objet cette année de trois expositions en France.
Résumé : Art. Ce mot résume ce que la Mode peut imaginer de créatif, fastueux, insolite, déconcertant, frivole, sans qu'aucun de ces traits qui, d'ailleurs seraient incompatibles, ne se heurtent jamais, car ces idées d'alliances sont autant de solutions élégantes, c'est-à-dire évidentes. Un univers à découvrir avec émerveillement sous l'éclairage insolite de Valérie de Givry qui nous révèle la fusion ou plus précisément les emprunts, les hommages et les rencontres entre l'univers de la couture et le monde de l'art, qui, plus prosaïquement correspondent à l'air du temps. Rencontres fortuites ou voulues déclinées en famille, voire en thèmes qui se répondent en écho visuel. Elles appartiennent à l'univers des styles, à la simple interprétation du regard porté sur l'art par les couturiers ou au domaine infini du jeu de la séduction. En élargissant le champ des alliances entre Art et Mode, ce livre nous permet d'apprécier les complicités esthétiques, stylistiques ou conceptuelles entre couturiers et artistes tout au long du XXe siècle.