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Confidences
Lobe Max ; Mabanckou Alain
ZOE
11,00 €
Épuisé
EAN :9782889278336
De retour au pays, Max Lobe est parti dans la forêt bassa rencontrer la vieille Mâ Maliga pour qu'elle lui raconte ce qu'elle sait du mouvement de l'indépendance au Cameroun et de son leader Ruben Um Nyobè. Confidences est le récit de cette femme volubile et espiègle, qui a vécu dans sa chair la résistance contre la puissance coloniale. En racontant, elle n'oublie pas de boire, et de faire boire son interlocuteur. C'est donc avec un mélange de légère ivresse et de profonde gravité que le lecteur découvre l'histoire de l'indépendance du Cameroun et de sa guerre cachée. Max Lobe est né à Douala, au Cameroun, et vit aujourd'hui en Suisse. Il est notamment l'auteur de 39 rue de Berne et de Loin de Douala. Pour Confidences, il a reçu le prix Ahmadou Kourouma en 2017. "Nous voulions notre liberté. On voulait que ces gens-là, que ces Blancs-là, que ces Poulassi-là s'en aillent et qu'ils nous laissent, nous, ici, en paix dans notre pays, dans nos forêts".
Mwâna vit dans un pays au coeur de l'Europe, avec ses cousins blancs qu'il connaît bien. Certains parmi eux sont décidés à chasser les moutons noirs de leur territoire. La traque est lancée, les esprits s'échauffent. C'est dans ce contexte que Mwâna cherche un emploi. Et rien n'est gagné. Le jour où il décide de dépenser ses derniers centimes pour entendre la voix de sa mère restée là-bas, au Bantouland, sa vie se fige dans une parenthèse douloureuse. Mwâna ne la reconnaît plus. Ah Nzambé ! Il traverse des moments cailloux dont il sait malgré tout savourer le sel, grâce à son esprit vif et profondément joyeux, grâce à Ruedi le rouquin, à Madame Bauer la passionaria, ou encore grâce à Kosambela, sa soeur très catholique.
Habitant la rue de Berne, Dipita jette un regard vif sur ce quartier chaud de Genève. Il raconte les aventures de sa mère Mbila, brutalement projetée à l'âge de seize ans dans le monde de la prostitution ; la vie de l'oncle Démoney, ex-fonctionnaire qui a tout misé sur l'envoi de sa soeur en Suisse ; mais surtout, il nous fait partager sa propre histoire, celle d'un jeune Noir homosexuel emprisonné dans un pénitencier de Genève.
Max Lobe, né en 1986 à Douala au Cameroun, vit en Suisse depuis 8 ans, où il a fait des études de communication et de management. Il travaille à Genève.
Seigne Aude ; Kramer Pascale ; Lobe Max ; Revaz No
Pour certains, la Suisse est un trait d'union entre l'Europe du Nord et l'Europe du Sud, une sorte de balcon sur l'Italie et sur le monde méditerranéen. Pour d'autres, elle est la partie la plus à l'ouest de l'épine dorsale de la Mitteleuropa, s'inscrivant dans une succession de montagnes et de vallées séparées par le Danube, de la chaîne des Alpes à celle des Carpates, de Genève à Odessa. Derrière la carte postale, la Suisse est ce pays étonnant au centre de l'Europe, mais pas dans l'Union européenne. Comment devient-on écrivain dans un pays si singulier ? Comment écrit-on aujourd'hui au pays de Nicolas Bouvier, Ella Maillart, Robert Walser, Friedrich Dürrenmatt, Charles-Ferdinand Ramuz, Albert Cohen ? Dans les six nouvelles présentées ici, la question de l'identité suisse est omniprésente, elle court en filigrane. Un regard inique, parfois sans concession, est posé. Avec humour, avec détachement. Société à la fois ultramoderne et traditionnelle, méconnue et exotique, la Suisse vaut un voyage littéraire.
Voici trois textes réunis autour d'un sujet rarement traité par Bouvier : son enfance. Dans le récit central éponyme, l'écrivain raconte les étés passés dans la propriété des grands-parents maternels et comment, petit garçon de huit ans, il triompha de l'"une des figures les plus détestées de [s]on enfance" : Bertha, la gouvernante prussienne tyrannique.
Questionner les frontières - du monde réel, de la raison et de la folie, du silence et de la parole, ou celles des langues. Tenter de guérir d'un défaut d'origine par l'exercice de la traduction. Passer enfin de l'étude des autres ou du pastiche à l'invention de soi: telle fut l'ambition d'Adrien Pasquali, dont l'oeuvre protéiforme ressemble à une autobiographie de l'esprit. Fils d'immigrés italiens né à Bagnes (en Valais) en 1958, auteur d'une thèse de doctorat sur Ramuz et d'une ?uvre critique abondante, il était devenu l'un des meilleurs auteurs de sa génération. II s'est donné la mort à Paris en 1999, vouant sa trajectoire d'écriture à un fondamental inachèvement. " Migrant " d'une langue à l'autre d'autant plus fasciné par les récits de voyage qu'il ne voyageait pas; écrivain hanté par les pièges et les jeux du langage; chercheur curieux de génétique textuelle que le travail sur autrui ramène en définitive à soi: ce sont là les multiples facettes intimement solidaires d'Adrien Pasquali, que cette première monographie critique mettra en perspective en convoquant pour ce faire trois générations de chercheurs. Puisse-t-elle permettre de mieux faire lire et aimer la voix énigmatique de celui qui, en 1998, décrivait sa situation comme une " impasse irrésolue "... (S.D.)
Ce petit livre reproduit une oeuvre presque inconnue: les trois premiers textes personnels de Nicolas Bouvier et douze gravures de Thierry Vernet, publiés en 1951 dans un portfolio à tirage limité. Les deux amis allaient le faire connaître à ceux qui croyaient en leur création et qui étaient prêts à les soutenir dans leur projet : le grand voyage vers l'Orient. C'est le point de départ de L'Usage du monde, le sceau d'une amitié infaillible.
Tout commence lorsque David Chariandy est victime, dans un restaurant éthique de Vancouver, d'un acte de racisme ordinaire en présence de sa fille de trois ans. Dix ans plus tard, l'élection de Donald Trump lui donne l'occasion d'adresser à sa fille désormais adolescente une lettre pour évoquer les questions universelles de l'identité et de la race. Chariandy puise dans son propre passé, dans celui de ses ancêtres afro-asiatiques et dans des épisodes concrets vécus en famille une réflexion sur l'héritage de l'esclavage, le statut de " minorité visible " et d'immigré de deuxième génération : que ressent-on lorsqu'on est considéré comme un étranger alors que l'on est né au Canada ? Lorsqu'on nous demande, inlassablement, " non, mais d'où viens-tu vraiment ? "