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Nouvelles de Suisse
Seigne Aude ; Kramer Pascale ; Lobe Max ; Revaz No
MAGELLAN ET CIE
12,00 €
Épuisé
EAN :9782350744896
Pour certains, la Suisse est un trait d'union entre l'Europe du Nord et l'Europe du Sud, une sorte de balcon sur l'Italie et sur le monde méditerranéen. Pour d'autres, elle est la partie la plus à l'ouest de l'épine dorsale de la Mitteleuropa, s'inscrivant dans une succession de montagnes et de vallées séparées par le Danube, de la chaîne des Alpes à celle des Carpates, de Genève à Odessa. Derrière la carte postale, la Suisse est ce pays étonnant au centre de l'Europe, mais pas dans l'Union européenne. Comment devient-on écrivain dans un pays si singulier ? Comment écrit-on aujourd'hui au pays de Nicolas Bouvier, Ella Maillart, Robert Walser, Friedrich Dürrenmatt, Charles-Ferdinand Ramuz, Albert Cohen ? Dans les six nouvelles présentées ici, la question de l'identité suisse est omniprésente, elle court en filigrane. Un regard inique, parfois sans concession, est posé. Avec humour, avec détachement. Société à la fois ultramoderne et traditionnelle, méconnue et exotique, la Suisse vaut un voyage littéraire.
Bourlingueuse du xxie siècle, Aude Seigne écrit avec acuité et souplesse. Ses chroniques sautent allègrement d'un continent à l'autre, mettent en correspondance des pays et des bouts de souvenirs, des images, des gens, comme autant d'éclats de cet "état nomade" cher à Nicolas Bouvier. Née en 1985 à Genève, Aude Seigne a reçu pour Chroniques de l'Occident nomade le prix Nicolas Bouvier 2011 au Festival Etonnants voyageurs. Plus récemment, elle a publié Les Neiges de Damas (2015) et Une toile large comme le monde (2017). Aude Seigne est membre du collectif AJAR. "Je lis L'Idiot à Ouagadougou et l'idiot ne me rend pas heureuse mais me sort du temps où je vis. Dans le silence vertical de la rue ouagalaise aux heures brûlantes, je vois s'élever une datcha, des calèches, des duvets de neige".
Pellegrino Bruno ; Seigne Aude ; Vuataz Daniel ; P
Il y a maintenant plusieurs jours que le supervolcan crache depuis la région de Naples des milliers d'années de roches patiemment mitonnées, plongeant l'Europe dans une atmosphère crépusculaire. Au Groenland, l'hiver approche, la neige engloutit les repères et la mort frappe les Green Teens en mission climatique. En France, où les cendres commencent de voiler le ciel, Alix, dans son errance, n'est plus seule sur la route, tandis qu'au Monténégro, les pluies acides ne parviennent pas à effacer le sang sur les mains de l'oncle Aden, chez qui ont atterri Nora, Vasko et Virgile.
Un chauffeur nous laisse un matin au bord de la route qui s'éloigne de Jaisalmer. 120 km de désert plus loin, c'est la frontière pakistanaise. "De chouettes types avec qui on aime bien jouer aux cartes" disent nos nomades rajasthani. Nous descendons de la voiture. La voiture repart. Il n'y a que le vent. L'aurore à la fois bleue et beige, sur un désert très chaud. Des arbustes, des pierres. Six jeunes hommes vêtus de blanc préparent du thé en parcourant le vent de leur silhouette mince. Ils nous lofent dans une langue imaginaire.
Quelle mauvaise surprise pour Hermès ! Son père a un chouchou : son demi-frère Héraclès, le mortel le plus fort du monde. Mais Héraclès utilise bien mal sa force... Et Zeus croit qu'Hermès lui fait des blagues ! Une nouvelle fois, le jeune dieu doit mener l'enquête...
Je vais vous raconter un secret. Vous devez me promettre de ne jamais le répéter. Sinon, on voudra me voler ma maman... Quand je suis triste, quand je pleure, quand je suis grognon, maman est le meilleur des remèdes...".
Hermès, le jeune dieu messager, est content que Zeus, son père, s'intéresse enfin à lui. Mais le roi des dieux est très en colère. Il accuse son fils d'avoir fait une grosse bêtise. En arrachant le dernier cheveu du roi Nisos, il aurait déclenché une guerre ! Pour prouver son innocence, Hermès se transforme en détective...
Il était sept heures, par un soir très chaud, sur les collines de Seeonee. Père Loup s'éveilla de son somme journalier, se gratta, bâilla et détendit ses pattes l'une après l'autre pour dissiper la sensation de paresse qui en raidissait encore les extrémités. Mère Louve était étendue, son gros nez gris tombé parmi ses quatre petits qui se culbutaient en criant, et la lune luisait par l'ouverture de la caverne où ils vivaient tous. Augrh ! dit Père Loup, il est temps de se remettre en chasse. Et il allait s'élancer vers le fond de la vallée, quand une petite ombre à queue touffue barra l'ouverture et jappa : Bonne chance, ô chef des loups ! Bonne chance et fortes dents blanches aux nobles enfants. Puissent-ils n'oublier jamais en ce monde ceux qui ont faim !