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La solution coopérative
Liret Pierre ; Bancel Jean-Louis
PETITS MATINS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782363832221
La Maison de l'artisanat a? Colmar, la Scop Alsace... mais aussi les magasins Leclerc, le Crédit mutuel et bien d'autres comptent parmi ces sociétés que l'on appelle " coopératives " et qui jalonnent le territoire français. Quelles sont les spécificités de ces entreprises ? Et, a? l'ère de la domination des multinationales, quelle importance accorder a? ce modèle économique ultra-territorialise? qu'est le schéma coopératif ? Dans un contexte de mondialisation économique et financière, les coopératives s'avèrent un garde-fou contre la volatilité? des capitaux et des emplois, affirme Pierre Liret en s'appuyant sur des entretiens menés dans de nombreuses Scop. Et, en ancrant une activité économique et sociale sur un territoire, le modèle coopératif concilie projet professionnel et projet de vie. Cet essai, nourri d'entretiens et d'exemples concrets, propose une réflexion approfondie sur le modèle économique des Scop, qu'il défend tout en identifiant ses limites.
Résumé : Les émotions ont un rôle important dans nos interactions sociales. Sans émotions, nous avons du mal à faire des choix. Quand notre environnement déçoit nos attentes de manière répétée, nos émotions nous signalent qu'il serait rationnel de changer nos attentes, c'est-à-dire de procéder à des révisions. Le partage des émotions, qui est la clé de notre sentiment d'appartenance à une communauté, nous amène à révéler nos valeurs, parce qu'il permet de résister face à un monde décevant. Si même une fois révisées nos croyances, nos émotions se maintiennent, elles manifestent alors des attentes bien enracinées, qui sont nos valeurs réelles. Pour étudier les valeurs collectives, il faut donc étudier les émotions, la manière dont elles incitent à des révisions, et comment leur partage collectif renforce nos résistances. La rationalité morale s'appuie sur les émotions. Celles-ci sont sensibles aux détails des situations, et cette rationalité dépend des contextes, si bien qu'elle propose des arguments qui restent révisables quand le contexte change. Ne résistent à toute révision que nos sentiments d'injustice. L'originalité de ce livre est donc d'étudier les émotions et les valeurs, individuelles et collectives, dans la dynamique de leurs changements, de leurs révisions et de leurs résistances, et d'utiliser ce lien entre émotions et révisions pour mieux définir la spécificité d'une rationalité morale.
Résumé : Les fondements de la théorie du choix rationnel, dans ses multiples déclinaisons (économie théorique, théorie de la décision, théorie des jeux, théorie de l'action que l'on trouve au c?ur de la philosophie analytique, etc.), ne sont plus aussi assurés en cette fin du XXe siècle qu'ils semblaient l'être durant, ou immédiatement après, la Seconde Guerre mondiale, lorsqu'un John von Neumann ou un Leonard Savage en posaient les prolégomènes. A la source des difficultés présentes, on trouve l'ambition croissante de la théorie du choix rationnel d'expliquer, et surtout de fonder, des phénomènes très éloignés du champ à l'intérieur duquel elle s'était d'abord confinée. Le défi le plus grand que le choix rationnel s'est fixé à lui-même est de rendre compte de la possibilité du jugement moral dans un monde d'individus isolés, autonomes et intéressés (et notamment de la promesse, de l'engagement, du contrat, de la parole donnée et tenue, de la menace, de la dissuasion crédible et efficace). C'est en tentant de relever ces défis que les théoriciens ont rencontré sur leur chemin, comme autant d'obstacles inattendus, des paradoxes redoutables. Ce livre présente les recherches les plus récentes dans le domaine. Il s'en dégage la thèse que le paradigme de la rationalité est radicalement incomplet. L'idéal de transparence qui est au c?ur de la théorie du choix rationnel est incapable de venir à bout de l'extériorité et de l'opacité du collectif. Si elles ne prenaient appui sur des références extérieures qui les guident en les " poussant ", les interactions entre acteurs rationnels seraient en général incapables de produire à elles seules quoi que ce soit de déterminé. Les recherches ici présentées s'attachent à définir ce que sont ces dispositifs collectifs cognitifs qui encadrent et servent de support aux décisions individuelles. Elles s'inscrivent dans cette synergie entre sciences sociales, sciences cognitives et philosophie qui renouvelle aujourd'hui les sciences de l'homme.
Ce livre est le résultat d'un dialogue fécond entre un économiste et un philosophe. Il montre dans quelle mesure et avec quelles limites les apports récents des neurosciences permettent de mieux comprendre aujourd'hui nos interactions sociales. Il revisite ainsi les questions, classiques en économie, de la coordination des actions et de la coopération des agents, en intégrant les différents processus émotionnels et cognitifs qui y contribuent, notamment à travers les réseaux sociaux. Il explore également les conditions d'émergence des conventions sociales et le fonctionnement des normes qui régissent les comportements des individus. Ainsi se dégagent des idées nouvelles, qu'il s'agisse de l'interintentionnalité des sujets, de la dynamique intertemporelle qui guide leurs relations, des diverses modalités que peut prendre la confiance, ainsi que des formes de contrôle explicite sur les comportements sociaux des agents.
Le pratique : ce par quoi la ralit des actions (des pratiques) diffre des reprsentations auxquelles un discours thorique voudrait les rduire. Comment le penser ? En montrant que la production, la vie mme du discours peuvent tre traverses de rsonances qui contestent sa construction totalitaire. Ainsi de la communication dans une communaut : la production des significations n'est que l'occasion d'entrecroisements et d'interfrences entre la marginalisation et l'insertion sociales de ses membres. Ainsi du travail d'une pense critique, sur les thories existantes, qu'elle dconstruit pour s'articuler par ce descellement mme sur les transformations sociales. Mais le jeu de ces entrecroisements sociaux ne peut-il tre rcupr par la construction de rseaux de pouvoirs ? Le descellement des transformations sociales ne peut-il tre rcupr par le capitalisme, dans l'organisation diffrentielle de leur travail (bien que celle-ci suscite sa contrepartie critique, l'auto-gestion)? Pourtant ce qui transparat encore du pratique, dans les inflexions de ces transformations et le dplacement des interfrences, n'est-ce pas le temps lui-mme, le temps plural ?
Quel enfant n'a jamais rêvé d'un monde sans parents ? Mais alors, comment s'organiser ? Comment se nourrir et s'occuper ? Surtout, comment savoir qui doit faire la vaisselle ? Pour répondre à ces questions essentielles, les sept protagonistes de ce conte pour adultes testent différents modèles de société sur leurs étranges voisins, les Legrand.
La croissance : un remède à tous les maux ! Tel est le discours martelé par nos dirigeants depuis des décennies, qu?il s?agisse de réduire le chômage, de régler le problème des retraites, de résorber les inégalités ou de surmonter la crise écologique. Et si la croissance n?était pas la solution, mais le problème ? Elle est désormais un facteur de crise, une menace pour la planète et un obstacle au progrès. Faut-il pour autant nous résoudre à une austérité punitive ? Certes non, affirme Jean Gadrey, qui prône une société privilégiant le "mieux-être" et non le "plus-avoir". Une société qui doit, et peut, viser le plein-emploi ainsi qu?un haut niveau de protection sociale pour tous. C?est le chemin d?une autre prospérité qui est ici proposé, plus juste, moins violente et donc réellement durable.
Pourquoi de plus en plus de films français sont-ils tournés en Belgique ? En raison d'une mesure fiscale très attractive incitant les entreprises à investir dans le cinéma belge. Résultat en France : davantage de chômage pour les techniciens et un manque à gagner pour les caisses de l'Etat. Cet exemple est emblématique d'un phénomène mondialisé de concurrence fiscale. Des multinationales aux travailleurs hautement qualifiés, des footballeurs aux retraités fortunés, nombreuses sont les formes de richesse que les pays cherchent à capter. Qu'importe l'idéal de "solidarité entre les peuples" affirmé dans les traités européens, la compétition économique domine les relations entre Etats. La fiscalité en est l'arme privilégiée. Chantage aux délocalisations, cadeaux démesurés, influence des sociétés d'audit, manoeuvres des paradis fiscaux... Les procédés diffèrent, mais le but du jeu demeure le même : attirer chez soi les investissements sans se préoccuper de l'impact chez le voisin. Un jeu qui s'avère très lucratif pour les entreprises, mais dont les contribuables payent lourdement le prix. Et qui contribue à délégitimer l'impôt en tant qu'outil de redistribution. L'auteur lève un coin du voile sur ces pratiques et rouvre le dossier de l'indispensable harmonisation fiscale européenne.
Levy Hanni ; Kosmala Beate ; Althoff Jens ; Broude
Hanni Weissenberg n'a même pas 19 ans quand, le 3 février 1943, elle parvient à échapper à la Gestapo, venue arrêter les locataires juifs de l'immeuble où elle réside, à Berlin. Quelques semaines auparavant, elle a vu sa grand-mère bien-aimée, la seule famille proche qui lui reste, partir en déportation. Elle s'est juré à ce moment-là de tout faire pour ne pas subir le même sort. Commence alors une vie de "sous-marin", comme les Juifs cachés s'appellent eux-mêmes. A la rue, sans argent, l'étoile jaune sur le manteau, vers qui se tourner ? Mue par une farouche volonté de vivre et une confiance en l'autre dépourvue de naïveté, la jeune fille trouvera sur son chemin plusieurs personnes pour l'aider, la soigner, l'héberger... L'auteure de ce récit est décédée le 23 octobre 2019, à 95 ans. Avec ce livre, elle rend hommage aux "héros silencieux" à qui elle doit sa survie et se remémore les amis de jeunesse et les parents disparus. A la suite de son témoignage, enrichi de nombreuses photographies, un éclairage historique nous en dit plus sur ces "héros de l'ombre" qui lui vinrent en aide et sur le destin des Juifs berlinois durant la Seconde Guerre mondiale.