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Penser le pratique, communauté et critique
Livet Pierre
KLINCKSIECK
47,50 €
Épuisé
EAN :9782252021248
Le pratique : ce par quoi la ralit des actions (des pratiques) diffre des reprsentations auxquelles un discours thorique voudrait les rduire. Comment le penser ? En montrant que la production, la vie mme du discours peuvent tre traverses de rsonances qui contestent sa construction totalitaire. Ainsi de la communication dans une communaut : la production des significations n'est que l'occasion d'entrecroisements et d'interfrences entre la marginalisation et l'insertion sociales de ses membres. Ainsi du travail d'une pense critique, sur les thories existantes, qu'elle dconstruit pour s'articuler par ce descellement mme sur les transformations sociales. Mais le jeu de ces entrecroisements sociaux ne peut-il tre rcupr par la construction de rseaux de pouvoirs ? Le descellement des transformations sociales ne peut-il tre rcupr par le capitalisme, dans l'organisation diffrentielle de leur travail (bien que celle-ci suscite sa contrepartie critique, l'auto-gestion)? Pourtant ce qui transparat encore du pratique, dans les inflexions de ces transformations et le dplacement des interfrences, n'est-ce pas le temps lui-mme, le temps plural ?
Construction sociale de la réalité ou construction de la réalité sociale, l'ontologie post-moderne de la société se veut dans un rapport étroit aux thèmes de la construction. Les thèmes constructionnistes profitent d'une sorte d'évidence, et les travaux de I. Hacking, J. Searle, V. Descombes ou B. Smith n'ont pas bénéficié de toute l'attention qu'ils méritent de la part de ceux qui ont affaire au social. Cet ouvrage fait le point, de manière critique, sur le constructionnisme, tout en proposant une ontologie sociale inédite, justement à destination de ceux qui ont affaire au social, sociologues, psycho-sociologues, économistes... en même temps qu'à destination des philosophes intéressés par le renouveau de l'ontologie. Cette ontologie sociale prend une forme dynamique de processus singuliers, et propose de véritables règles de construction qui n'entament pas la conviction réaliste des auteurs
Résumé : Il n'est pas de société sans normes. Mais sont-elles simplement des contraintes imposées par les activités des autres, des règles pour des comportements sociaux, ou bien sont-elles liées aux valeurs de notre société ? Analyse de la notion : le juriste pense pouvoir décrire les normes d'un système juridique sans se poser la question de leur valeur. Le philosophe communautariste pense à l'inverse que nous devons nos évaluations aux normes de notre communauté de vie. L'un comme l'autre sous-estiment le fait que les nomes soient instituées. Créer et accepter une institution, c'est supposer qu'une fois devenue le cadre de nos activités, elle modifiera en retour les motivations qui guident les actions de chacun, rendant par là possibles des interaction qui ont pour nous une valeur. Dans cette perspective de l'institution, il est possible de distinguer les normes des valeurs, des règles et des conventions, et de poser la question d'une vérité des normes. Etude de textes : Nous irons des fondations conceptuelles de la règle aux mises en jeu des normes : de Wiggetstein, qui dans ses Recherches philosophiques insiste sur le lien des normes à leur usage, à Leibniz qui dans son Des conditions envisage des obligations conditionnelles à des faits ; puis de Kelsen, qui pense les normes à la fois dans leur positivité et leur caractère d'obligation, à Aristote (Ethique à Nicomaque) qui nous montre sur quels principes de justice peuvent reposer les normes.
Résumé : Ce livre voudrait soutenir une thèse sur le vital : ce n'est tout simplement pas au philosophe d'en parler le premier. Il n'a rien à dire sur cette question avant ce que fait le savant. Et nous voulons même l'affirmer en un sens plus radical : il y a bien des aspects physiques du vital. Ainsi commence à se dessiner une perspective : pour traiter la question du vital, il faut accepter d'abord que le point de vue de la conscience ne soit pas originaire. Ne nous fions pas aux apparences : tout ne commence pas avec le verbe de la conscience. Tout commence donc avec un geste, un geste systémique. Le point de vue systémique est celui de la science et son geste nous précipite hors du monde de la conscience. Il n'est donc pas possible de comprendre le vital, sans interpréter, sans écouter ce mouvement de bascule qui va et qui vient entre le monde de la conscience et le monde de la science interminablement. C'est ainsi que commence à naître une nouvelle métaphysique de la nature, une philosophie, non plus de l'être de l'étant, mais de cet être dans cet étant.
La coexistence de deux systèmes bien différents d'expression du vrai dans la période la plus ancienne de l'histoire de la langue grecque appelait un examen méthodique. Comment s'explique-t-elle ? Que révèle-t-elle ? Pourquoi l'un de ces deux systèmes subit-il un affaiblissement constant, qui aboutira à sa disparition complète dans la prose du IVe siècle ? Comment faut-il expliquer qu'ils entrent l'un et l'autre en opposition avec les mêmes termes représentant le faux ? Une analyse rigoureuse et complète des faits enregistrés et des questions posées permet d'établir que les deux séries de concepts présents derrière les mots correspondent d'une part à des structures de cognition et à des pratiques de communication que l'on peut considérer comme archaïques et, d'autre part, au développement progressif d'une forme récente de vérité, reposant sur des mécanismes différents d'acquisition et de transmission, qui méritent d'être qualifiés de modernes. Parallèlement au développement de cette vérité, une transformation de la nature conceptuelle du faux se laisse percevoir clairement, si bien que l'extension ultime de son évolution, à la fin de la période considérée, derrière le verbe signifiant mentir, dire le faux, permet de bien comprendre ce qui s'est progressivement produit et de démontrer la pertinence de l'ensemble des reconstructions proposées. Par l'étude sémantique sont saisis, pour ainsi dire de l'intérieur, dans toute la mesure du possible, les mécanismes subtils et profonds de l'action de l'esprit qui ont, au fil du temps, généré une vision des choses et une appréhension nouvelles du réel, au terme d'une démarche reposant sur une modification des rapports entre le sujet en quête de connaissance et l'objet de son investigation. La description de l'histoire d'??????? se confond, dans ces conditions, avec celle de la pensée commune des Grecs et des progrès de l'esprit humain dont l'évolution ainsi captée porte témoignage. Au-delà des lexèmes et de leurs occurrences, les explications proposées conduisent ainsi le lecteur, par une plongée dans l'humain, à la perception dans la diachronie de quelques secrets fondamentaux de l'âme grecque et, à travers elle, pour reprendre une expression de Bruno Snell, à une sorte de "découverte de l'esprit" occidental. Jean-Pierre Levet, né en 1945, est actuellement professeur de langue et littérature grecques et de grammaire comparée des langues indo-européennes à l'Université de Limoges. Il a enseigné à Paris X (1968-1975) et à Poitiers (1975-1983). Les travaux de cet agrégé de grammaire, titulaire de deux doctorats d'Etat (Lettres et Sciences Humaines, Science Politique), portent sur la linguistique historique ainsi que sur la science, la logique et la philosophie grecques et leurs prolongements médiévaux.