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EXTERMINEZ TOUTES CES BRUTES
LINDQVIST SVEN
SERPENT A PLUME
14,24 €
Épuisé
EAN :9782842611132
Ouvrage hautement original, troublant, Exterminez toutes ces brutes est un essai sur les origines du génocide (dans sa plus vaste acception), doublé d'un récit de voyage. Il s'agit ici de parcourir une sorte de géographie culturelle " occultée " - et terrifiante. En 169 courts chapitres, sur le mode des Pensées de Pascal, Sven Lindqvist retrace la généalogie d'une idée, d'une théorie, et d'une pratique résumée par le titre "Exterminate all the brutes", phrase prononcée par Kurtz dans le roman de Joseph Conrad, Au cœur des ténèbres. D'où viennent ces paroles ? Pourquoi Conrad les prête-t-il au sinistre Kurtz ? Quelle réalité recouvrent-elles ? C'est ce que Sven Lindqvist entreprend de découvrir. Au fur et à mesure que l'auteur pénètre plus profondément à l'intérieur du continent africain, il s'enfonce dans un autre " cœur des ténèbres " : l'abondante littérature européenne du XIXe siècle justifiant l'anéantissement de peuples entiers au nom du " progrès " et de la " civilisation ". Les faits que rapporte Lindqvist sont révoltants, mais ce qui l'est encore plus, c'est la manière dont ces faits ont été légitimés, voire glorifiés, dans la presse européenne de l'époque - avec toute la rhétorique, la théorisation qui ont entouré le phénomène de déclin et de disparition des races et des sociétés dites "inférieures". Car l'Holocauste, dit Lindqvist, n'est pas une erreur unique dans l'Histoire. L'Holocauste est né du rapprochement d'un antisémitisme séculier en Europe et d'un racisme plus général, et pour ainsi dire institutionnalisé, qui a accompagné la politique coloniale des puissances européennes dans le Tiers Monde, notamment en Afrique.
Résumé : Stockholm, été 2002. Un orage électrique provoque d'atroces migraines chez la plupart des habitants. Puis le calme revient. Ainsi que toutes les personnes mortes dans les deux derniers mois... David et son fils Magnus étaient ravagés de chagrin depuis qu'Eva, la femme de David, s'était tuée dans un accident. Flora assistait aux funérailles de son grand-père. Malher était désespéré par la mort de son petit-fils. Leurs destins à tous basculent quand ces êtres chers reviennent à la vie, ou du moins à une forme de vie, incomplète et pathétique. Tous vont devoir gérer à leur façon ce miracle qui vire au cauchemar...
Entre mon vrai visage et son reflet dans la vitre, le temps et le néant, parmi tout ce qui ne peut-être dit avec des mots. Je suis là, à cette heure sombre où j'aurais souhaité être ailleurs, dans un autre temps. Je suis dans la nuit, toujours la même, infinie, la nuit ambrée.
Apprenant le décès brutal de son ami d'enfance, Mattias, la quarantaine, se remémore: il avait douze ans, Samuel cinquante; le premier cherchait un camarade, le second vivait dans le souvenir de Vilhelm, son unique amour, un jeune marin rencontré à l'aube de sa majorité. Les obsèques sont l'occasion pour Mattias de retrouver le coffret que Samuel et lui avaient caché dans le clocher d'une église. Il y découvre une lettre du défunt où celui-ci divulgue le secret que jamais il n'avait voulu révéler. Car pourquoi Samuel était-il si nostalgique, si triste au point de consacrer sa vie à sa seule collection de timbres, de laisser filer les plaisirs de l'existence, de rêver à un ailleurs au lieu de voyager? Parce que Vilhelm n'était pas resté auprès de lui ? Parce que lui-même avait renoncé à l'amour? Ou pour une autre raison inavouable? Hâkan Lindquist livre une nouvelle fois un récit à l'écriture aérienne et poétique, où hier et aujourd'hui s'entremêlent au rythme des souvenirs du personnage.
Lindqvist Sven ; Monteux Cécilia ; Guillaume Marie
Résumé : Le 1er novembre 1911, au-dessus de l'oasis de Tagiura, en Libye, le pilote italien Giulo Gavotti se penche hors de son cockpit et laisse tomber une grenade à main Haasen. Il initie ainsi l'une des tactiques militaires les plus dévastatrices du XXe siècle : le bombardement aérien. Selon Sven Lindqvist, le bombardement a d'emblée, avant même l'apparition de l'aviation, été pensé en termes de domination impériale et d'extermination : " Les fantasmes génocidaires (formés dans les colonies) n'attendaient que l'aviation pour trouver à s'accomplir. " Le contexte colonial de l'invention du bombardement n'est donc pas un hasard... Mais les fantasmes de destruction tiennent aussi à une singularité du bombardement : la mise à distance de la guerre, l'abstraction de la chair et du sang, des victimes et de leurs souffrances. Le bombardement a permis, selon Lindqvist, d'envisager la guerre " sans émotion, comme une science ". C'est ainsi que l'histoire du bombardement nous renvoie à la robotisation actuelle de la guerre, aux drones et aux prétendues " guerres propres ". D'une composition singulière évoquant la fragmentation d'une explosion, ce livre aborde des sujets aussi divers que l'histoire et la stratégie militaires, l'évolution du droit international, la science-fiction ou encore l'expérience des civils en temps de guerre... Il offre ainsi une profonde méditation sur le passé et le futur des conflits humains.
Guerre en Yougoslavie, en Irak, en Palestine, au Venezuela, en Afrique... Que fait l'ONU, à quoi sert-elle ? Et du reste qu'en sait-on ? Quelques images rapides à la télévision de réunions du Conseil de sécurité, quelques courtes interviews de son Secrétaire général et parfois le débarquement des Casques bleus dans une région du globe avec quelques idées reçues : l'ONU coûte cher, les fonctionnaires internationaux sont des nantis, etc. Première enquête d'investigation journalistique au sein du système onusien et de ses organisations internationales, celle-ci intervient à un moment où se pose avec force dans plusieurs grands conflits la question du rôle et de l'efficacité de l'ONU. Faut-il brûler l'ONU ? est donc un livre d'actualité. Enquêter au sein de l'ONU conduit à un constat interne accablant : le droit du travail est quasiment inexistant, l'emploi d'une précarité insoupçonnée - sauf pour les hauts fonctionnaires internationaux nommés aux postes de direction par les Etats, essentiellement les grandes puissances occidentales qui s'octroient 60 % de ces postes -, la justice inique, le harcèlement psychologique, sexuel et le mobbing répandus, la répression syndicale importante, etc. Mais ce n'est pas tout. A cette situation interne s'ajoute le bilan catastrophique de plus d'un demi-siècle d'ONU. Si vous lisez ce livre en une heure, dans le même temps 900 personnes seront mortes de faim. Des épidémies anciennes et nouvelles se propagent, trois milliards d'habitants sur six "vivent" avec moins de deux dollars par jour, un milliard ne sait ni lire ni écrire, un milliard est sans travail, 800 millions d'individus n'ont pas accès aux soins, le revenu par habitant est aujourd'hui plus bas dans 80 pays qu'il y a dix ans... Que reste-t-il de la Charte des Nations Unies ? Faut-il vraiment brûler cette Organisation qui ne serait plus que " le machin " de quelques grandes puissances ?
Ce livre est un document unique sur un fait méconnu de la seconde guerre mondiale : le sort des déportés noirs, africains, antillais et américains, dans les camps de concentration de l'Allemagne hitlérienne. Ravalés au rang de bête, ils étaient sujets à toutes les humiliations, comme ce ressortissant équato-guinéen Carlos Greykey que l'on affubla à Mauthausen d'un costume de la garde royale yougoslave pour servir de boy. Des témoignages hallucinants collectés en Allemagne, en Norvège, en France, en Espagne, en Belgique, en Hollande, aux Etats-Unis et au Sénégal, rappellent avec sobriété de manière accablante, l'horreur sans nom vécue par ces hommes et ces femmes, dont on a tû souvent l'archipel des douleurs.
Un proverbe algérien dit : " Accompagne le menteur jusqu'à la porte de sa demeure. " Latifa Ben Mansour nous offre dans ce livre " les clés des citadelles enfouies sous les monceaux de mensonges ". Elle entrouvre pour nous des portes secrètes et nous promène à travers les méandres de la langue arabe et les venelles d'une mémoire engloutie. A l'heure du " choc des civilisations ", elle s'emploie à venir à bout des remparts de la haine en ressuscitant des textes majeurs occultés. Qui a entendu parler du pacte de Médine, dicté et signé par le Prophète Muhammad en l'an 1 de l'hégire (623) - dans lequel il fixait les droits et les devoirs des tribus juives en terre musulmane - ou du pacte de Najran, scellé en l'an 10 (632) entre le Prophète Muhammad et les chrétiens du Yémen ? Qui sait que le Hidjaz, La Mekke et Médine furent dès l'aube de l'islam, le berceau de la poésie érotique, du chant et de la musique ? Qui connaît les " Perles du Hidjaz et des Quraych " : Sukaïna Bint Al Hussaïn et Aiche Bint Talha ? Elles furent les mécènes des poètes, des musiciens, des chanteurs et refusèrent de porter le voile. Sait-on encore que les femmes musulmanes peuvent exiger " Al'Usma : 1'impeccabilité " et la monogamie de leurs époux à la signature de leur contrat de mariage ? N'a-t-on pas oublié que l'émir Abd El Kader déclara le jihad aux musulmans de Syrie et du Liban pour sauver 12 000 chrétiens du massacre ? L'auteur nous replonge aux sources de la culture arabe et de la civilisation musulmane occultées par les mensonges qui génèrent l'ignorance et la violence. Elle convoque Kafka, Hannah Arendt, Saussure, Freud, Lacan, ainsi que les grands textes arabes profanes écrits par Abou Al Faradj Al Isfahani et les textes sacrés : le Coran et la Tradition du Prophète.