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DESTINS MARRANES - L'IDENTITE JUIVE EN QUESTION
LINDENBERG DANIEL
PLURIEL
9,55 €
Épuisé
EAN :9782012792173
Au lendemain de l'expulsion des juifs d'Espagne, ceux-ci sont condamnés à la conversion forcée. Mais beaucoup d'entre eux restent secrètement fidèles au judaïsme: ce sont les marranes. Daniel Lindenberg montre dans cet essai, initialement paru sous le titre Figures d'Israël, que le marranisme a fourni la matrice des principales figures de l'émancipation juive, mais aussi européenne: l'universalisme, le messianisme et le rationalisme. Trois voies mises en place dans la seconde moitié du XVIIe siècle par trois hommes issus du milieu marrane. Menassé Ben Israël pense l'émancipation au sein des nations; Sabbataï Tsvi inaugure en 1648 le grand mouvement de sécularisation du messianisme, qui va conduire au sionisme politique et à la création, en 1897, du mouvement ouvrier de langue yiddish, le Bund; Baruch Spinoza, enfin, invente la figure de l'intellectuel juif sans attaches et héros de la Raison. L'auteur réfléchit sur les principes et les enjeux de ces voies d'émancipation, indispensables à l'intelligence de la question juive, comme à celle du statut de l'Etat d'Israël. Dans une postface inédite, il fait le point sur la nécessité de retrouver dans le marranisme une des sources de l'histoire européenne. Biographie de l'auteur Daniel Lindenberg est professeur à Paris-VIII. Il a notamment publié Les Années souterraines, 1937-1947 (La Découverte, 1990) et Le Rappel à l'ordre (Le Seuil, 2003).
Résumé : C'est un été en Normandie. Le narrateur est encore dans cet état de l'enfance où tout se vit intensément, où l'on ne sait pas très bien qui l'on est, où une invasion de fourmis équivaut à la déclaration d'une guerre qu'il faudra mener de toutes ses forces. Un jour, il rencontre un autre garçon sur la plage, Baptiste. Se noue entre eux une amitié d'autant plus forte qu'elle se fonde sur un déséquilibre : Baptiste a des parents parfaits, habite dans une maison parfaite. Sa famille est l'image d'un bonheur que le narrateur cherche partout, mais qui se refuse à lui. Flanqué d'une grand-mère à l'accent prononcé, et d'une tante "monstrueuse", notre narrateur rêve, imagine, se raconte des histoires, tente de surpasser la honte sociale et familiale qui le saisit face à son nouvel ami. Il entre dans une zone trouble où le sentiment d'appartenance est ambigu : vers où va, finalement, sa loyauté ? Ecrit dans une langue ciselée et très sensible, Un jour ce sera vide est un roman fait de silences et de scènes lumineuses qu'on quitte avec la mélancolie des fins de vacances. Hugo Lindenberg y explore les sentiments, bons comme mauvais, qui traversent toute famille, et le poids des traumatismes de l'Histoire.
Giorgio Caproni (1912-1990) est désormais reconnu comme l'un des plus grands poètes italiens de son temps. Parallèlement à son oeuvre poétique, il a exercé, comme nombre de ses contemporains, une activité de traducteur à partir des plus grands noms de la littérature française du XXe siècle : Proust, Céline, Apollinaire, Char, pour ne citer qu'eux. A la croisée d'une démarche traductologique et littéraire, nous voyons comment, par le truchement d'autres auteurs, d'un autre genre (la prose), d'une autre langue (le français), l'acte traductif se constitue en laboratoire où se prépare le tournant de la poésie à venir de Caproni, selon la formule que le philosophe Giorgio Agamben a utilisé à son égard. C'est à travers la traduction de ces auteurs (autour des années 1960 notamment) que s'élabore la poétique traductive de Caproni, caractérisée par la déconstruction du lien syntaxique. La ponctuation utilisée comme instrument rythmique et mélodique scande le texte, donnant lieu à un jeu sur l'instance locutoire que l'on retrouve ensuite dans la poésie. En effet, le recueil Congedo del viaggiatore cerimonioso (1965) marque l'apparition d'un personnage et le début d'une nouvelle phase de l'oeuvre. La série de personnages qui habite la seconde partie de l'oeuvre de Giorgio Caproni témoigne d'une stratégie de théâtralisation de l'espace poétique forgée dans les traductions. Mais cette simulation théâtrale n'est qu'une des modalités utilisées par le poète pour exprimer la perte de confiance dans le pouvoir de la parole à exprimer le réel. Ce constat ouvre vers les thèmes de la dissolution du sujet et de l'absence de Dieu : thèmes à entendre moins du point de vue d'une pensée philosophique que du langage musical, vers lequel cette poésie tend et qui en fonde la modernité.
Résumé : Quels sont les liens entre le pouvoir politique et les intellectuels ? Mêlant réflexion personnelle et analyse historique, l'auteur revient sur la position de ces jeunes normaliens pour lesquels était dépassée toute forme d'engagement politique. Cet engagement s'est cependant avéré nécessaire pour lutter contre le vichysme des années 1930-1940 : qu'en reste-t-il aujourd'hui et de quelle manière s'incarne-t-il ? C'est ce que l'auteur cherche à démontrer à travers son propre parcours d'homme de gauche pourfendeur des Nouveaux réacs "pour qui le combat ne fait que commencer...".
Résumé : Publié il y a quatorze ans, cet essai avait révélé l?émergence, alors diffuse, d?une culture "néo-réactionnaire" dans le paysage intellectuel français. Cette réédition montre à quel point Daniel Lindenberg avait vu juste. Depuis, la parole s?est libérée, les analyses se sont décomplexées. Et ceux-là mêmes qui avaient protesté contre leur assimilation à un qualificatif jugé péjoratif se réjouissent aujourd?hui publiquement du "grand retournement" qu?ils ont provoqué dans le monde des idées. Le Rappel à l?ordre est un livre prémonitoire, nécessaire à notre compréhension du présent. Une postface inédite de l?auteur souligne les nouveaux contours de la galaxie des personnalités et des oeuvres qui, au-delà de leurs différences, orchestrent une révolution conservatrice au coeur de la vie intellectuelle et politique. Toute notre démocratie s?en trouve ébranlée.
Cyrulnik Boris ; Matignon Karine Lou ; Fougea Fréd
L'éthologie, ou biologie des comportements, tente de répondre aux questions: qui de l'homme ou de l'animal, s'est laissé envoûter par l'autre? Pourquoi certaines espèces sont-elles avides de nos sensorialités et comment nous perçoivent-elles? A quoi ressemblent les mondes mentaux des animaux et comment pouvons-nous communiquer avec eux?
Biographie de l'auteur Frans de Waal est l'un des plus éminents éthologues et primatologues actuels. Il est professeur en éthologie des primates au département de psychologie de l'Université d'Emory à Atlanta et directeur du Living Links Center au Yerkes National Primate Research Center. Il est l'auteur de nombreux ouvrages traduits en français dont La Politique du chimpanzé (Odile Jacob, 1995), Bonobos, le bonheur d'être singe (Fayard, 1999), L'Age de l'empathie (Les Liens qui Libèrent, 2010).
Les douze récits qui constituent cet essai portent tous sur le secret de filiation. Ce sont des histoires vraies. On y voit le jeu des désirs qui se transmettent et s'affrontent, les forces inconscientes qui, à travers l'arbre généalogique, font et défont leurs faisceaux d'amour et de haine. Pourquoi tant de mensonges et tant de souffrances autour du secret ? On part ici à la recherche de dissimulations hideuses et de tromperies sordides, on découvre l'implacable répétition des incestes et des fautes, et on comprend les terreurs qui, dans l'obscurité féroce de la vie familiale, ont saisi les héros de ces histoires... Comme dans une enquête policière.
Psychologue et romancier, il a notamment publié dans la collection Pluriel L?Empire des mères, Le Secret de famille ainsi que L'Âme des objets (Hachette Littératures, 2008).Un couple qui transporte pierre par pierre la demeure qu'il vient d'acquérir pour la reconstruire en un autre endroit, une fille qui démolit de ses mains la maison de sa mère, un homme qui consacre sa vie à se construire un donjon, une femme qui ne parvient jamais à se trouver une maison...« À travers ces histoires d'hommes et de femmes aux prises avec leur maison, le lecteur peut saisir, comme sans doute, il peut le faire à partir de sa propre expérience, que rien de ce qui se passe avec une demeure n'est innocent ou fortuit : il n'y a pas le moindre hasard dans ce que nous jouons avec elle. »L'auteur montre ainsi sur quelles passions sont fondées les relations que nous entretenons avec nos demeures. Elles nous font parfois mener une drôle de vie ! Chacun de nous a été, un jour ou l'autre, possédé par une maison. Nous projetons sur elle nos plus inconscients désirs. L'âme de la maison est toujours un reflet de la nôtre.