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Giorgio Caproni, poète-traducteur. Le rôle de la traduction dans le processus créatif
Lindenberg Judith ; Testa Enrico
PETER LANG AG
56,65 €
Épuisé
EAN :9782875741493
Giorgio Caproni (1912-1990) est désormais reconnu comme l'un des plus grands poètes italiens de son temps. Parallèlement à son oeuvre poétique, il a exercé, comme nombre de ses contemporains, une activité de traducteur à partir des plus grands noms de la littérature française du XXe siècle : Proust, Céline, Apollinaire, Char, pour ne citer qu'eux. A la croisée d'une démarche traductologique et littéraire, nous voyons comment, par le truchement d'autres auteurs, d'un autre genre (la prose), d'une autre langue (le français), l'acte traductif se constitue en laboratoire où se prépare le tournant de la poésie à venir de Caproni, selon la formule que le philosophe Giorgio Agamben a utilisé à son égard. C'est à travers la traduction de ces auteurs (autour des années 1960 notamment) que s'élabore la poétique traductive de Caproni, caractérisée par la déconstruction du lien syntaxique. La ponctuation utilisée comme instrument rythmique et mélodique scande le texte, donnant lieu à un jeu sur l'instance locutoire que l'on retrouve ensuite dans la poésie. En effet, le recueil Congedo del viaggiatore cerimonioso (1965) marque l'apparition d'un personnage et le début d'une nouvelle phase de l'oeuvre. La série de personnages qui habite la seconde partie de l'oeuvre de Giorgio Caproni témoigne d'une stratégie de théâtralisation de l'espace poétique forgée dans les traductions. Mais cette simulation théâtrale n'est qu'une des modalités utilisées par le poète pour exprimer la perte de confiance dans le pouvoir de la parole à exprimer le réel. Ce constat ouvre vers les thèmes de la dissolution du sujet et de l'absence de Dieu : thèmes à entendre moins du point de vue d'une pensée philosophique que du langage musical, vers lequel cette poésie tend et qui en fonde la modernité.
Résumé : C'est un été en Normandie. Le narrateur est encore dans cet état de l'enfance où tout se vit intensément, où l'on ne sait pas très bien qui l'on est, où une invasion de fourmis équivaut à la déclaration d'une guerre qu'il faudra mener de toutes ses forces. Un jour, il rencontre un autre garçon sur la plage, Baptiste. Se noue entre eux une amitié d'autant plus forte qu'elle se fonde sur un déséquilibre : Baptiste a des parents parfaits, habite dans une maison parfaite. Sa famille est l'image d'un bonheur que le narrateur cherche partout, mais qui se refuse à lui. Flanqué d'une grand-mère à l'accent prononcé, et d'une tante "monstrueuse", notre narrateur rêve, imagine, se raconte des histoires, tente de surpasser la honte sociale et familiale qui le saisit face à son nouvel ami. Il entre dans une zone trouble où le sentiment d'appartenance est ambigu : vers où va, finalement, sa loyauté ? Ecrit dans une langue ciselée et très sensible, Un jour ce sera vide est un roman fait de silences et de scènes lumineuses qu'on quitte avec la mélancolie des fins de vacances. Hugo Lindenberg y explore les sentiments, bons comme mauvais, qui traversent toute famille, et le poids des traumatismes de l'Histoire.
Au lendemain de l'expulsion des juifs d'Espagne, ceux-ci sont condamnés à la conversion forcée. Mais beaucoup d'entre eux restent secrètement fidèles au judaïsme: ce sont les marranes. Daniel Lindenberg montre dans cet essai, initialement paru sous le titre Figures d'Israël, que le marranisme a fourni la matrice des principales figures de l'émancipation juive, mais aussi européenne: l'universalisme, le messianisme et le rationalisme. Trois voies mises en place dans la seconde moitié du XVIIe siècle par trois hommes issus du milieu marrane. Menassé Ben Israël pense l'émancipation au sein des nations; Sabbataï Tsvi inaugure en 1648 le grand mouvement de sécularisation du messianisme, qui va conduire au sionisme politique et à la création, en 1897, du mouvement ouvrier de langue yiddish, le Bund; Baruch Spinoza, enfin, invente la figure de l'intellectuel juif sans attaches et héros de la Raison. L'auteur réfléchit sur les principes et les enjeux de ces voies d'émancipation, indispensables à l'intelligence de la question juive, comme à celle du statut de l'Etat d'Israël. Dans une postface inédite, il fait le point sur la nécessité de retrouver dans le marranisme une des sources de l'histoire européenne. Biographie de l'auteur Daniel Lindenberg est professeur à Paris-VIII. Il a notamment publié Les Années souterraines, 1937-1947 (La Découverte, 1990) et Le Rappel à l'ordre (Le Seuil, 2003).
Résumé : Quels sont les liens entre le pouvoir politique et les intellectuels ? Mêlant réflexion personnelle et analyse historique, l'auteur revient sur la position de ces jeunes normaliens pour lesquels était dépassée toute forme d'engagement politique. Cet engagement s'est cependant avéré nécessaire pour lutter contre le vichysme des années 1930-1940 : qu'en reste-t-il aujourd'hui et de quelle manière s'incarne-t-il ? C'est ce que l'auteur cherche à démontrer à travers son propre parcours d'homme de gauche pourfendeur des Nouveaux réacs "pour qui le combat ne fait que commencer...".
Résumé : De tous les conflits du XXe siècle, celui de la Palestine est sans doute le plus long. Commencé par un affrontement entre deux communautés qui se disputaient une même terre au nom de politiques opposées, alimenté par une immigration massive permettant à une population extérieure à la Palestine de s'y implanter, continué par la création en 1948 de l'Etat d'Israël et l'expulsion de près de huit cent mille Palestiniens, ce conflit s'est par la suite étendu à la région, faisant des Etats arabes environnants les acteurs de guerres renouvelées sur un demi-siècle. Le présent livre, longuement introduit par Daniel Lindenberg et Joseph Maïla, rassemble les articles décisifs parus sur le sujet dans la revue Esprit depuis 1958. On y parcourt à nouveau les étapes essentielles de ce conflit, mais aussi les grandes interprétations dont il a été l'objet en France. De la revendication d'un Etat démocratique et pluri-communautaire aux accords d'Oslo signés à Washington le 13 septembre 1993, en passant par la déclaration d'indépendance d'un " Etat palestinien " qui, lui, n'existe toujours pas, ces textes dûment présentés et commentés éclairent les raisons des difficultés que connaît aujourd'hui le processus de paix. Des annexes précieuses fournissent en fin d'ouvrage une chronologie, des cartes et un glossaire indispensables pour qui veut saisir la complexité des événements en cours.
The book analyses the Europeanist and federalist effort of Italian Protestants in the struggle for European unification. This investigation revolves around two distinct guiding arguments : a political one, focused on the analysis of political thought ; and a historical one reconstructing the most recent events about the Italian Protestants' activism for the political unification of Europe. The essay retraces the developments of federalism within the Protestant world from the 16th to the 20th century by referring to the bond between federalism and ecumenism. The volume is divided into three parts and provides a historical overview of federal thought within the Protestant world from the Reformation to the Enlightenment. It also addresses a series of projects aimed at the political unification of the European continent, and analyses the similarities between ecclesiastical constitutionalism and institutional federalism. This theoretical background paves the way for the contribution of Italian Protestants to the international peace movement and the confessional reconciliation among the Churches in the 19th and 20th centuries. Finally, this essay highlights the practical and theoretical contribution of the Italian Protestants to the cause of United States of Europe, according to the principles of the Ventotene Manifesto.
This volume is a collection of essays published between 1999 and 2015 in the review The Federalist Debate. The book highlights the issue of federalism intended as a theoretical paradigm to interpret the major problems of our age, and in particular the issues of peace and war in a world characterized by an uncontrolled globalization.
Van Raemdonck Dan ; Detaille Marie ; Meinertzhagen
Ceci n'est pas une grammaire. Quoique. N'est-il pas présomptueux de vouloir rajouter une grammaire à la grammaire ? Cependant, les enseignants que nous rencontrons depuis plusieurs années maintenant ressentent et pensent la grammaire comme arbitraire et dogmatique, peu systémique. Leur attitude révèle une certaine insécurité face à la matière à enseigner. D'où la démarche entreprise de rédiger un référentiel grammatical à leur usage. Plutôt qu'une parole dogmatique, nous proposons un chemin progressif d'acquisition, comme en spirale. L'appropriabilité du discours grammatical dépend, selon nous, de la réinstauration du sens. En effet, si le savoir a du sens pour l'apprenant, si le système présenté est organisé de manière cohérente et ne se réduit pas à une classification ou à un étiquetage décalés de l'usage et de la construction/interprétation de la signification, la grammaire, qui n'est dès lors plus orthocentrée, apparaitra plus en phase avec la langue telle que l'exploitent les divers usagers. Elle ne sera plus vue comme un discours abstrait et inappropriable car inadapté. Dans cette perspective, nous avons interrogé le savoir à transmettre, révisé le discours sur la langue afin de nous assurer de sa justesse – celui-ci ayant trop souvent été constitué en savoir presque en soi –, de sa cohérence et de son appropriabilité, et proposé une " linguistique applicable ".