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Le rappel à l'ordre. Enquête sur les nouveaux réactionnaires
Lindenberg Daniel
SEUIL
12,90 €
Épuisé
EAN :9782021312140
Publié il y a quatorze ans, cet essai avait révélé l?émergence, alors diffuse, d?une culture "néo-réactionnaire" dans le paysage intellectuel français. Cette réédition montre à quel point Daniel Lindenberg avait vu juste. Depuis, la parole s?est libérée, les analyses se sont décomplexées. Et ceux-là mêmes qui avaient protesté contre leur assimilation à un qualificatif jugé péjoratif se réjouissent aujourd?hui publiquement du "grand retournement" qu?ils ont provoqué dans le monde des idées. Le Rappel à l?ordre est un livre prémonitoire, nécessaire à notre compréhension du présent. Une postface inédite de l?auteur souligne les nouveaux contours de la galaxie des personnalités et des oeuvres qui, au-delà de leurs différences, orchestrent une révolution conservatrice au coeur de la vie intellectuelle et politique. Toute notre démocratie s?en trouve ébranlée.
Sept ans après son "enquête sur les nouveaux réactionnaires" qui avait déchaîné les controverses (Le Rappel à l'ordre, 2002), l'histoire semble avoir donné raison à Daniel Lindenberg. Le grand retournement idéologique qu'il avait identifié au seuil des années 2000 en France s'inscrit désormais dans une mondialisation des idées caractérisée par la montée des "révolutions conservatrices" un peu partout dans le monde. Retournant les Lumières contre elles-mêmes, à l'instar de leurs illustres devanciers des années 1930, les champions de ce nouveau backlash oeuvrent au recul de la rationalité et flattent des conceptions autoritaires et parfois racistes de la vie collective. Sous les apparences du mouvement, voire de la "rupture", c'est toujours une haine sourde de la modernité et de la démocratie qui les unit et constitue le fond de leur programme.
Résumé : C'est un été en Normandie. Le narrateur est encore dans cet état de l'enfance où tout se vit intensément, où l'on ne sait pas très bien qui l'on est, où une invasion de fourmis équivaut à la déclaration d'une guerre qu'il faudra mener de toutes ses forces. Un jour, il rencontre un autre garçon sur la plage, Baptiste. Se noue entre eux une amitié d'autant plus forte qu'elle se fonde sur un déséquilibre : Baptiste a des parents parfaits, habite dans une maison parfaite. Sa famille est l'image d'un bonheur que le narrateur cherche partout, mais qui se refuse à lui. Flanqué d'une grand-mère à l'accent prononcé, et d'une tante "monstrueuse", notre narrateur rêve, imagine, se raconte des histoires, tente de surpasser la honte sociale et familiale qui le saisit face à son nouvel ami. Il entre dans une zone trouble où le sentiment d'appartenance est ambigu : vers où va, finalement, sa loyauté ? Ecrit dans une langue ciselée et très sensible, Un jour ce sera vide est un roman fait de silences et de scènes lumineuses qu'on quitte avec la mélancolie des fins de vacances. Hugo Lindenberg y explore les sentiments, bons comme mauvais, qui traversent toute famille, et le poids des traumatismes de l'Histoire.
Giorgio Caproni (1912-1990) est désormais reconnu comme l'un des plus grands poètes italiens de son temps. Parallèlement à son oeuvre poétique, il a exercé, comme nombre de ses contemporains, une activité de traducteur à partir des plus grands noms de la littérature française du XXe siècle : Proust, Céline, Apollinaire, Char, pour ne citer qu'eux. A la croisée d'une démarche traductologique et littéraire, nous voyons comment, par le truchement d'autres auteurs, d'un autre genre (la prose), d'une autre langue (le français), l'acte traductif se constitue en laboratoire où se prépare le tournant de la poésie à venir de Caproni, selon la formule que le philosophe Giorgio Agamben a utilisé à son égard. C'est à travers la traduction de ces auteurs (autour des années 1960 notamment) que s'élabore la poétique traductive de Caproni, caractérisée par la déconstruction du lien syntaxique. La ponctuation utilisée comme instrument rythmique et mélodique scande le texte, donnant lieu à un jeu sur l'instance locutoire que l'on retrouve ensuite dans la poésie. En effet, le recueil Congedo del viaggiatore cerimonioso (1965) marque l'apparition d'un personnage et le début d'une nouvelle phase de l'oeuvre. La série de personnages qui habite la seconde partie de l'oeuvre de Giorgio Caproni témoigne d'une stratégie de théâtralisation de l'espace poétique forgée dans les traductions. Mais cette simulation théâtrale n'est qu'une des modalités utilisées par le poète pour exprimer la perte de confiance dans le pouvoir de la parole à exprimer le réel. Ce constat ouvre vers les thèmes de la dissolution du sujet et de l'absence de Dieu : thèmes à entendre moins du point de vue d'une pensée philosophique que du langage musical, vers lequel cette poésie tend et qui en fonde la modernité.
Daniel Lindenberg s'attache ici au travail souterrain des idées qui caractérisent le mieux l'ensemble la période 1937-1947. Celle de communauté est indéniablement la plus importante. Et l'identité culturelle, comme expression active d'une " unité socio-géographique ", est revendiquée aussi bien par Georges Dumézil que par Gaston Roupnel. Pressentie par les uns, redoutée par les autres, la guerre éclate en septembre 1939. Un Etat autoritaire remplace la République et esquisse une modernisation de la France tout en revalorisant le " travail ", la " famille " et la " patrie ". La collaboration avec les nazis se met en place sans difficulté. La résistance s'organise progressivement. La libération s'accompagne d'une épuration des intellectuels et d'une reconstruction, y compris morale. Au cours de cette décennie, la France a connu trois régimes politiques fort différents, mais on observe une beaucoup plus grande continuité dans le domaine des idées et des prétentions artistiques. Seuls des arts de propagandes s'accrochent désespérément à l'un ou à l'autre sans plus d 'espoir que de témoigner d'un idéal finalement fugace. Daniel Lindenberg préfère ici s'attacher au travail souterrain des idées qui caractérisent le mieux l'ensemble de cette période. Celle de communauté est indéniablement la plus importante : on la trouve chez le père Le Bret ou François Perroux, mais aussi à l'école de cadres d 'Uriage et à la revue Esprit. La construction de l'homme - d'un " être " moral maître de sa situation, libre des choix de son existence, acteur de l'histoire - mobilise Marcel Déat, Alexis Carrel et plus tard Raoul Dautry. Et l'identité culturelle, comme expression active d'une " unité socio-géographique ", est revendiquée aussi bien par Georges Dumézil que par Gaston Roupnel. Cet essai bouscule de nombreuses idées reçues tant sur Vichy que sur la Résistance, et remet en cause des points de vue admis comme " vérités historiques " en montrant à quel point ces dix années sont solidaires d'une histoire plus longue qui seule en donne la clé.
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.
Nardone Giorgio ; Verbitz Tiziana ; Milanese Rober
Résumé : Que faire quand on est confronté à une personne anorexique, boulimique, ou atteinte du syndrome du vomissement ? Ce livre, écrit par un psychothérapeute renommé, répond à cette question en montrant comment une thérapie brève peut suffire dans beaucoup de cas à régler le problème. Dans la lignée de la thérapie systémique, l'auteur a reformulé les principes de la thérapie brève en insistant sur sa dimension stratégique. L'originalité de sa démarche tient notamment au refus d'étiqueter le patient : au lieu de comprendre le symptôme pour provoquer un changement, on tente de provoquer un changement pour comprendre le symptôme, en inversant donc la démarche traditionnelle. De nombreux récits cliniques et l'analyse des résultats obtenus complètent l'étude.
Chacun de nous, dit un proverbe chinois, va se coucher chaque nuit auprès d'un tigre. On ne peut savoir si, au réveil, il voudra nous lécher ou nous dévorer. C'est une belle image de la relation que nous avons avec nos propres limites. Mais ce tigre peut-il devenir un sage? Il faudrait qu'il cultive son adresse et approfondisse ses connaissances. À cet égard, on pourrait lui conseiller de lire ce livre. Il y prendra connaissance des trois principales traditions qui nous proposent des stratagèmes pour atteindre nos objectifs: la tradition grecque de l'intelligence rusée (celle d'Ulysse), l'art chinois de la guerre, et la rhétorique de la persuasion, des Sophistes à Pascal. De ces stratagèmes, Giorgio Nardone s'est efforcé de saisir la structure, car ce ne sont pas de simples recettes à copier, mais des principes à partir desquels on peut construire des interventions particulières. Ils nous aideront à surmonter les obstacles et à dénouer les inextricables enchevêtrements de la vie avec une élégance. toute orientale et, pourquoi pas? un brin de légèreté Biographie: Giorgio Nardone, psychothérapeute, psychologue, dirige le Centre de thérapie stratégique d'Arezzo (Italie) et enseigne la psychologie clinique à l'université de Florence. Il est l'un des principaux représentants de la thérapie brève stratégique, dans la lignée de l'école de Palo Alto. Auteur notamment de L'Art du changement (L'Esprit du temps, 1993) et de Stratégie de la thérapie brève (Seuil, 2000), écrits en collaboration avec Paul Watzlawick
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.