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Ensuite j'ai rêvé de papayes et de bananes
Limongi Laure
MONTE EN L AIR
20,00 €
Épuisé
EAN :9791092775082
Le texte ? : dans le monde créé par ce récit, les hommes coexistent avec des androïdes intelligents. Ensuite, j'ai rêvé de papayes et de bananes raconte en particulier l'histoire de l'un de ces robots ingénieux, Silvio, qui, au contact de celle qui n'aime pas être appelée sa "? propriétaire ? " ou son "? maître ? " - et qui semble un double de l'écrivain -, apprend peu à peu à comprendre le monde dans lequel il évolue. Silvio est incité à ne pas servir docilement l'être humain et à devenir autonome. Les goûts qu'il se forge l'amènent à s'intéresser au domaine de la linguistique. Plus précisément, constatant qu'une grande partie des langues créées par les humains disparaissent, ne comprenant pas cette perte, il décide à la fois de mémoriser les données existantes sur les langues éteintes, de sauver les langues en voie de disparition, et de créer un langage. Le robot, sorte de "? bon sauvage ? " des temps futurs, fidèle à la tradition des Lumières, considère l'humanité, son génie, ses manquements, avec tendresse et perplexité. Il est en contact permanent avec la communauté de ses pairs dont certains sont bien plus critiques vis-à-vis des hommes. Le duo formé par le robot Silvio et l'humaine qu'il observe - et qui l'observe - souligne, avec humour et émotion, la fragilité de la condition humaine. Au-delà, le livre s'interroge sur les modes possibles de coexistence entre hommes et machines intelligentes. Mais aussi sur les rapports entre intelligence et pouvoir ? : l'intelligence doit-elle, absolument, être dominatrice ?? La richesse n'est-elle pas davantage d'aller contre l'uniformisation et de permettre à de multiples cultures de se développer ?? Le graphisme ? : ce livre n'est pas relié. Il prend néanmoins corps par la magie des plis, déplis et replis, et peut se déployer dans l'espace. Il invite ainsi à une lecture déployée, une lecture de résistance. En affirmant fort sa matérialité iconoclaste, il fait écho aux langues qui disparaissent. Les six rabats de la jaquette-couverture invitent à un jeu de composition/décomposition avec le mystérieux titre du livre. Imprimée sur un papier martelé coloré de vert pastel fluorescent, le titre déconstruit sera imprimé en dorure à chaud miroir. Le corps du livre (ses pages intérieures) est un dépliant accordéon horizontal, la lecture suit le fil d'une pagination zig-zag. Le papier est un offset classique, imprimé en un ton direct (Pantone 72). La liste des langues récemment disparues est traitée en annexe comme un dépliant accordéon vertical, une liste se déployant en boucle. Le papier est un bristol vert amande, imprimé en pourpre fluorescent. Un dos est néanmoins ménagé afin que cette proposition de lecture sans fin trouve sa place au sein des rayonnages.
Comme le FLNC, Huma Benedetti est née en Corse en 1976, entourée des secrets de son histoire familiale, dans un climat de colère et de ressentiment muet. Mais tôt ou tard, les enfants devinent ce qu?on leur tait, et Huma aperçoit dans l?eil de ses ascendants le reflet du mystère soigneusement occulté.Elle grandit dans une villa perchée sur un rocher, entourée d?une grand-mère acariâtre, d?une mère énigmatique et d?un père masquant sa sensibilité sous des kilos de muscles et de violence. Pour s?absoudre ou s?isoler, les parents confient leur fille en offrande à l?aïeule. Huma prend des leçons de piano, fait ses devoirs et partage même le lit d?une grand-mère qui la maltraite avec une âpreté curieusement vengeresse.Au fil du roman, les histoires s?entrelacent, levant au fur et à mesure le voile sur le silence qui empoisonne trois générations. Que se passerait-il s?il était rompu ? La honte sur la famille ? Son implosion ? Pire encore ? De peur de révéler leur secret, ses gardiens assistent impuissants à la déliquescence de la famille et maintiennent entre eux une distance glaciale.Cette distance, c?est aussi celle qui existe, géographique, irréductible, entre l?île et le continent reliés par le mystère d?une eau tour à tour brillante comme un miroir ou démontée comme une déesse vengeresse, une matière labile qui ne se laisse pas aisément appréhender. C?est aussi celle qu?entretiennent des tabous qui résistent au récit.Pour raconter cette histoire, Laure Limongi retourne dans l?île de son enfance, vingt ans et dix livres après l?avoir quittée. Toute la palette de son écriture s?y déploie avec une maturité et une sensibilité rares.Notes Biographiques : Laure Limongi a publié depuis 2002 une dizaine de livres entre roman, poésie et essai tels Anomalie des zones profondes du cerveau (Grasset, 2015), Ensuite, j?ai rêvé de papayes et de bananes (Le Monte-en-l?air, 2015), Soliste (Inculte, 2013) ou Indociles (essai littéraire sur Denis Roche, Hélène Bessette, Kathy Acker et B.S. Johnson, Léo Scheer, 2012). Elle a dirigé les collections « & » chez Al Dante puis « Laureli » aux Éditions Léo Scheer avant d?enseigner la création littéraire au sein du premier master de ce type créé en France, à l?école d?art et à l?université du Havre.
Résumé : " Ce sentiment d'appartenance comme un joyau et une blessure, de celles qui viennent de loin. De générations humiliées, de populations déplacées, massacrées. Je suis corse, sò corsa, je le clame, je le chante, je le soupire. Je le porte en étendard, en oeillères, parfois, en mot d'amour, toujours. C'est ce qui me constitue, ma colonne vertébrale, ne faisant pas l'économie des clichés : brune, petit format, traits à la serpe, yeux noirs, souvent vêtue de noir, caractère trempé. Quelle est la part de la génétique et celle de l'effort à coller à l'image du mythe ? " Etre ou ne pas être Corse, telle est la question posée dans cet objet littéraire pluriel - comme peut l'être la définition d'une identité. Après On ne peut pas tenir la mer entre ses mains, Laure Limongi aborde son lien avec cette île à la culture si singulière, en mêlant histoire, entretiens, fiction et passages autobiographiques. Enquêtes personnelle et collective se superposent pour illustrer le ressenti des Corses insulaires et de ceux de la diaspora quant à leurs racines, leur langue, leur culture, leur perception des poncifs sur l'île : ils sont à double tranchant, entre le rejet méprisant des insulaires tenant d'une forme de racisme et la fascination pour un ailleurs si proche et sa beauté sauvage, ainsi transformé en exclusif lieu de loisirs. Revenant sur l'histoire contemporaine, Laure Limongi explique la constitution du stéréotype du Corse fraudeur et violent après la Seconde Guerre mondiale, sur fond de désastre écologique, de bouleversements politiques et de revendications sociales. Et l'on retrouve Laví Benedetti, personnage fort en gueule et attachant du précédent livre, dont le destin est ici éclairé par les dérives des combats de son époque. Ton coeur a la forme d'une île nous emporte dans une traversée qui lève nos préjugés à mesure que l'on découvre une histoire méconnue. Une magnifique réflexion sur la notion d'identité comme un feuilletage mouvant, ouvert à l'altérité, et non un carcan sclérosant fermé sur ses traditions.
Résumé : Vendu à plus d'un million d'exemplaires, il est LE livre de référence pour découvrir l'art d'écrire. Et pour cause ! Il rend l'art d'écrire aussi irrésistible, amusant que simple. La singularité du livre est d'être à la fois profond - ; c'est un chant d'amour à la littérature et à son pouvoir de guérison, d'enchantement, de lucidité - ; , mais aussi ultra pratique et touchant. Dans ce livre, vous apprendrez ce qu'écrire veut dire, les vrais secrets de la créativité, comment revenir à ce que l'on sent, à ce que l'on éprouve, comment se libérer des clichés. Il aborde également des questions très pratiques : comment écrire au restaurant, en voyage, faut-il utiliser un carnet ou non, comment se débrouiller avec l'usage des adjectifs, comment surmonter ses doutes, trouver de l'inspiration... Le génie de ce livre est de montrer en quoi écrire peut être un chemin de vie, un engagement libérateur ; une manière unique de mieux apprécier la valeur de la vie. Et cette dimension proche du développement personnel lui donnera un immense succès.
Limongi Laure ; Belleyme Cécile ; Mathy Philippe ;
L'objet est la fusion liquide de deux revues Kôan et Fabulla aux aléâges communs. Ces deux ultimes publications corses généralistes à tendances littéraires et fictionnelles profitent de leur périodicité fluctuante pour initier à l'occasion de leur cinquième numéro un d'estaing - étang en langue d'oc - commun. En cet occitemps de la fonte des glaces, les deux revues insulaires sont parvenues à un certain équilibre hydrique par un système de thématique en vases communicants. Quand la première humecte ses pages de la rosée créative d'un mEAU, la seconde tarit la mer et achève l'île en grandes pompes. Tête bêche elles endossent la même couverture et le même format pour un exercice renversant mêlant le souffle poétique du verbe et des images de l'une aux faBULLAtions de l'autre. Les deux revues Kôan : Cette revue créée par l'éditeur des Eoliennes Xavier Dandoy de Casabianca initialement annuelle et transdisciplinaire s'articule autour de l'attitude poétique en relation ou non, avec une expérience spirituelle sur des thèmes comme l'infini, la métamorphose, la grâce ou l'insularité. Fabulla : La revue d'anticipation Fabulla initiée par Claire Cecchini multiplie les scénarios cataclysmiques générateurs d'utopies. Lors de ces quatre premiers numéros, elle éprouve les hypothèses d'une catastrophe insulaire suscitant des solutions de matières littéraires, graphiques et scientifiques. Anticipant tours à tours une île indépendante involontaire, submergée climatique, aphone nucléaire et sénescente nostalgique, les fabulistes élaborent par ordre de parution de nouveaux mobiles de gouvernance, de résidence, de correspondances et d'arborescences. Le scénario du cinquième numéro propose d'en finir avec l'insularité. En 2022, suite à l'effervescence de la Méditerranée, transformée en bain moussant, un Saposium décide du pompage intégral des eaux. Un territoire de boue s'offre désormais aux fabullistes qui explorent dans cet épisode de reconnaissance paludique les fonds marins déseaussés.
C'est avec un plaisir non dissimulé que les éditions Le Monte-en-l'air voient le second opus de WTF ! intégrer leur catalogue. WTF 2 - WHAT THE MEGA FUCK ! réunit des photographies en provenance du monde entier, collectées au fil de pérégrinations sur la Toile. Sur les réseaux sociaux et les sites Internet dont sont issues ces photographies, l'acronyme WTF ! précède souvent un contenu pour signifier l'effarement qu'il provoque. Cette interjection exprime autant l'incompréhension que le malaise du "voyeur" face à ces images. Leur accumulation souligne la course folle au partage de contenus extraordinaires pour un public anesthésié et pose la question de la dilution du sens...