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On ne peut pas tenir la mer entre ses mains
Limongi Laure
GRASSET
20,60 €
Épuisé
EAN :9782246813286
Comme le FLNC, Huma Benedetti est née en Corse en 1976, entourée des secrets de son histoire familiale, dans un climat de colère et de ressentiment muet. Mais tôt ou tard, les enfants devinent ce qu?on leur tait, et Huma aperçoit dans l?eil de ses ascendants le reflet du mystère soigneusement occulté.Elle grandit dans une villa perchée sur un rocher, entourée d?une grand-mère acariâtre, d?une mère énigmatique et d?un père masquant sa sensibilité sous des kilos de muscles et de violence. Pour s?absoudre ou s?isoler, les parents confient leur fille en offrande à l?aïeule. Huma prend des leçons de piano, fait ses devoirs et partage même le lit d?une grand-mère qui la maltraite avec une âpreté curieusement vengeresse.Au fil du roman, les histoires s?entrelacent, levant au fur et à mesure le voile sur le silence qui empoisonne trois générations. Que se passerait-il s?il était rompu ? La honte sur la famille ? Son implosion ? Pire encore ? De peur de révéler leur secret, ses gardiens assistent impuissants à la déliquescence de la famille et maintiennent entre eux une distance glaciale.Cette distance, c?est aussi celle qui existe, géographique, irréductible, entre l?île et le continent reliés par le mystère d?une eau tour à tour brillante comme un miroir ou démontée comme une déesse vengeresse, une matière labile qui ne se laisse pas aisément appréhender. C?est aussi celle qu?entretiennent des tabous qui résistent au récit.Pour raconter cette histoire, Laure Limongi retourne dans l?île de son enfance, vingt ans et dix livres après l?avoir quittée. Toute la palette de son écriture s?y déploie avec une maturité et une sensibilité rares.Notes Biographiques : Laure Limongi a publié depuis 2002 une dizaine de livres entre roman, poésie et essai tels Anomalie des zones profondes du cerveau (Grasset, 2015), Ensuite, j?ai rêvé de papayes et de bananes (Le Monte-en-l?air, 2015), Soliste (Inculte, 2013) ou Indociles (essai littéraire sur Denis Roche, Hélène Bessette, Kathy Acker et B.S. Johnson, Léo Scheer, 2012). Elle a dirigé les collections « & » chez Al Dante puis « Laureli » aux Éditions Léo Scheer avant d?enseigner la création littéraire au sein du premier master de ce type créé en France, à l?école d?art et à l?université du Havre.
Résumé : Comment circonscrire la figure humaine ? Masquer les traits de ses pulsions ? Révéler son désir en cachant son identité ? Monnayer son reflet en icône ? Revêtir des mythes ? Lire les masques ? Les nuances de leur diversité ? Amputer son je sans le nier ? Dérouler les histoires d'un cliché, d'un regard photographié ? Raconter ces histoires avec les bons mots-clefs ?....
Résumé : "C'est une sorte de migraine colossale nourrie aux OGM et qui aurait bu toute l'eau de Fukushima. Un monstre déchaîné que vous ne voulez vraiment pas fréquenter. Elle touche une à trois personnes pour mille. L'un de ses surnoms sympathiques est "la migraine du suicide"". Sans nier son statut d'épreuve, il s'agit de vivre la maladie comme une aventure, de toucher à la douleur sans pathos mais avec la plus intense douceur : elle est, après tout, le dénominateur commun aux êtres vivants. Ou comment se réapproprier son corps dans sa magnifique imperfection. Et si, à la suite d'un Montaigne, nous redéfinissions la santé comme acceptation souveraine de la maladie ?" L. L. Loin du témoignage ou du récit nombriliste, une équipée qui virevolte de la poésie à la science, de l'humour à l'amour, corps à corps vibrant qui s'achève par ces mots : aujourd'hui, tout va bien.
Les passionnés d'enquêtes policières, et du juge Ti en particulier, trouveront ici la source principale des romans de Robert Van Gulik. Compilé en 1211, le Tang Yin Pi Shi, recueil de 144 affaires, fut l'ouvrage de référence des magistrats chinois jusqu'à la fin de l'Empire céleste. Ces « études de cas » sont rapportées sous forme de nouvelles. Yu Zongwen convoque des vaches au tribunal, Ziu Gonzhuo force des cercueils, brigands hauts en couleur et princes du sang se côtoient, les femmes succombent aux avances de moines pervers... Ces histoires de meurtre dessinent un univers impitoyable, où la torture est systématique, où le suspect est un coupable a priori, et nous font pénétrer au coeur de la Chine ancienne, si lointaine et si proche.
Garin Eugenio ; Crippa Sabina ; Limoni Mario Andre
Dans ce livre de dimension modeste (320 p.), publié pour la première fois en 1964, Eugenio Garin réussit un tour de force jusque-là sans égal : présenter de façon concise et toujours claire l'essentiel de l'humanisme italien, des origines jusqu'à l'oeuvre de Giordano Bruno. Ce grand classique de l'histoire de la pensée retrace le passage du Moyen Âge à ce mouvement appelé " Renaissance ", en souligne les innovations, tant sur le plan des institutions que sur celui des coutumes, et fait revivre les débats philosophiques qui, à cette époque, secouent les hommes de science, les artistes, les théologiens ou les hommes politiques.
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
L'Amazonie.Perdue sous la canopée, une tribu d'Indiens isolés, fragilisés, menacés par les outrages faits à la forêt. Au-dessus de leurs têtes, un homme d'affaires seul et pressé, aux commandes de son avion, survole l'immense cercle formé par la boucle du fleuve délimitant leur territoire.Une rencontre impossible, entre deux mondes que tout sépare. Et pourtant, le destin va l'organiser.À la découverte de la " Chose ", tombée du ciel, un débat agite la tribu des Yacou : homme ou animal ? C'est en essayant de leur prouver qu'il est humain que l'industriel finira par le devenir.Le Cercle des Hommes n'est pas seulement un puissant roman d'aventures, d'une richesse foisonnante, c'est aussi un livre grave sur le monde d'aujourd'hui et notre rapport à la nature.Photographe, journaliste, réalisateur, Pascal Manoukian a couvert un grand nombre de conflits. Ancien directeur de l'agence CAPA, il se consacre désormais à l'écriture. Il a publié notamment, au Seuil, Le Paradoxe d'Anderson.
Biographie de l'auteur Edouard Louis a 21 ans. Il a déjà publié Pierre Bourdieu : l'insoumission en héritage (PUF, 2013). En finir avec Eddy Bellegueule est son premier roman.
Résumé : Parti sur les traces de Robert Desnos et de son séjour à Cuba en 1928, le narrateur arpente les rues de La Havane, découvre les nombreuses églises et les bars, flâne sur le Malecón pour y capter le " réel merveilleux " auquel il finira par succomber. Au fil de ses séjours, il croise des personnages hauts en couleur, dont un ancien guérillero, des musiciens, des anonymes extravagants rêvant de départs, une riche New-Yorkaise qui attend la chute du castrisme, une mystérieuse infirmière, un prêtre de la santería... Des souvenirs remontent : une amante ensorceleuse, un chauffeur de taxi fanfaron, des poètes et des cinéastes, ainsi que des figures illustres ; Sartre et Beauvoir enflammés par la révolution, Alejo Carpentier, Lezama Lima, le boxeur Kid Chocolate, Paul Morand, le coureur automobile Fangio (kidnappé par les barbudos), Hemingway, Allen Ginsberg, García Lorca et quelques invités surprises, tels que le jeune Leonard Cohen ou encore Anaïs Nin.
Résumé : " Vous vous demandez sans doute ce que je fais dans la chambre de ma mère. Moi, le professeur de lettres de l'Université catholique de Louvain. Qui n'a jamais trouvé à se marier. Attendant, un livre à la main, le réveil possible de sa génitrice. Une maman fatiguée, lassée, ravinée par la vie et ses aléas. La Peau de chagrin, de Balzac, c'est le titre de cet ouvrage. Une édition ancienne, usée jusqu'à en effacer l'encre par endroits. Ma mère ne sait pas lire. Elle aurait pu porter son intérêt sur des centaines de milliers d'autres ouvrages. Alors pourquoi celui-là ? Je ne sais pas. Je n'ai jamais su. Elle ne le sait pas elle-même. Mais c'est bien celui-ci dont elle me demande la lecture à chaque moment de la journée où elle se sent disponible, où elle a besoin d'être apaisée, où elle a envie tout simplement de profiter un peu de la vie. Et de son fils. "