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A L'AURORE DU SIECLE, OU EST L'ESPOIR ? - BIENS COMMUNS ET BIENS PUBLICS MONDIAUX
LILLE FRANCOIS
TRIBORD
4,34 €
Épuisé
EAN :9782930390154
Dans les termes les plus simples et généralisables, on peut proposer trois définitions basiques : le bien commun, c'est ce qui appartient à tout le monde au présent et au futur. Le bien public, c'est ce à quoi tout le monde doit avoir droit, ici et maintenant. Le service public, c'est la manière dont doivent être gérés, produits et distribués ces biens communs et publics. Le passage de l'idée de l'aide à celle des biens publics, c'est celui de l'assistance aux droits des peuples et des gens. L'une se quémande, les autres se revendiquent et s'exigent. Tracer l'espace des biens mondiaux les plus essentiels est indissociable aussi d'une réflexion sur l'usage des biens privés, qu'ils soient de production ou de consommation, et plus globalement sur le caractère illimité du droit à la propriété. Ne faudra-t-il pas le replacer comme un droit second, dérivé en quelque sorte du droit d'usage équitable des choses ? Locke, Voltaire et plus tard Robespierre, entre autres, en préconisaient déjà la limitation. La torrentielle expansion du capitalisme a balayé leurs intuitions prémonitoires, mais la question reste ouverte.
Quels sont les principaux changements en cours dans les configurations socio-spatiales des métropoles d?Amérique latine ? Comment évoluent le peuplement, les divisions sociales des espaces urbains et les inégalités territoriales ? Certaines pratiques de mobilité spatiale ou certaines politiques publiques contribuent-elles à accélérer ces changements, ou à y résister ? Et plus précisément : Comment s?insèrent les migrants en ville ? Comment les habitants accèdent au logement et pourquoi en changent-ils, ou pas ? Qu?en est-il des inégalités de mobilité quotidienne ? Quels changements sont à l?oeuvre dans les centres ? Comment se logent les classes populaires dans les périphéries ? Telles sont les questions qui structurent cet ouvrage collectif portant sur Bogotá, Santiago et Sao Paulo. La principale originalité de l?ouvrage réside dans la dimension comparative développée dans cette recherche. Comparer efficacement des métropoles d?une telle taille n?est pas chose facile. La comparaison a été mise en oeuvre à travers une méthodologie qui combine l?exploitation de données existantes et la production par enquêtes d?informations nouvelles sur les mobilités, et a été appliquée de façon identique dans les trois cas.
Bien avant l'organisation de l'Université, Alain de Lille (c. 1120-1202) proposait sous forme allégorique, dans son poème Anticlaudianus, le parcours intellectuel idéal du théologien. L'esprit réfléchi de celui-ci, Phronesis, monté sur le char des Arts libéraux et des sciences de l'Antiquité, traverse l'espace de la Nature jusqu'à la demeure de Dieu. Là ; il doit avancer seul, soutenu par la foi, vers Dieu lui-même. Celui-ci fait donner par l'Esprit (Noys) une âme nouvelle, qu'il ramène vers la terre, où il retrouve en homme nouveau la Nature, les vertus, la Raison et les sciences, mais où il doit affronter le combat des vices et des vertus, dont il sortira vainqueur. Dans cette vision platonisante, l'auteur pare le sens intellectuel du poème de mises en scène et de descriptions fort diverses, vives, colorées et souvent délicates, avec une joie et une facilité d'expression en complet contraste avec l'âpre amertume du De planctu Naturae, son précédent poème. Ce n'est pas une des moindres raisons du succès de l'Anticlaudianus jusqu'à la Renaissance.
Refonte de Aimer la cuisine du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie (EAN 9782737356650). Une nouvelle version de l'ouvrage de la collection "Aimer" Cet ouvrage présente toutes les grandes recettes de Pierre Coucke, mettant en valeur les produits gastronomiques du Nord. Les photographies utilisent en décor les objets de l'artisanat local des arts de la table.
La plainte de Natura inspira Jean de Meung pour la deuxième partie du Roman de la rose. Reprenant sur le ton de la plainte le lieu commun bien connu, Alain dénonce vigoureusement l'étendue du mal en ce bas-monde, la corruption des moeurs. Mais comment ne pas remarquer que cette dimension satirique vient en surimpression, dirait-on, et comme pour l'étouffer, ce qu'expose longuement la fantasmagorie qui occupe le coeur de la "narratio", pour reprendre le terme insistant par lequel Natura définit son aventure. Voilà en effet que ce personnage allégorique quitte sur son char l'Olympe céleste et apparaît soudain à Alain que la surprise fait s'écrouler en extase mystique, à demi-mort. Une fois revenu à lui-même, il interroge cette "semi déesse" avec insistance, parce qu'il veut connaître les raisons qui ont bouleversé, dénaturé l'ordre du monde voulu et agencé par Dieu. Dès lors, l'affaire n'est plus de dénoncer le mal, mais de savoir quelle en est l'origine. Alain de Lille dont l'épitaphe dit qu'"il a su tout ce que l'homme pouvait savoir" est à lui seul un résumé des intérêts multiples de son temps. Sa pensée est le point de rencontre des grands courants philosophico-théologiques du XIIe siècle ; au fait des dernières avancées techniques dans les arts libéraux, il demeure en mène temps un parfait témoin de l'humanisme littéraire.
Charles De Coster (1827-1879) est un écrivain belge francophone. Né à Munich d'un père flamand et d'une mère wallonne, Charles De Coster étudie à l'Université Libre de Bruxelles où formé à l'esprit du libre examen, il acquiert des convictions démocrates et anticléricales. D'abord journaliste, il devient professeur de littérature à l'École de guerre de Bruxelles. Il se consacre ensuite à la littérature. Le chef d'?uvre de De Coster, La Légende et les Aventures héroïques, joyeuses et glorieuses d'Ulenspiegel et de Lamme Goedzak au pays de Flandres et ailleurs, déplut aux milieux conformistes belges. Il est maintenant connu dans le monde entier et traduit dans toutes les langues européennes. La Légende d'Ulenspiegel incarne le c?ur et l'esprit de la Flandre dont elle évoque le folklore, le climat et les traditions. Elle mêle l'histoire et le mythe, l'aventure d'une famille à celle d'un peuple. Charles De Coster, écrivain francophone, reconstitue une époque en poète visionnaire et crée une langue nouvelle dans la grande tradition rabelaisienne. Till Ulenspiegel est surtout le défenseur de la Liberté, celui qui a lutté contre l'oppression de Philippe II et du duc d'Albe, le héros qui s'est dressé contre toutes les formes d'oppression. Il y a plus de 70 ans, Abel Lefranc, du Collège de France, demandait "que la France, en particulier, songe qu'Ulenspiegel honore sa langue" et qu'elle se décide enfin à l'installer "fraternellement dans son Panthéon littéraire".
Depuis 1886, date de leur première publication par Roy, les Mémoires de Louise Michel ont été réédités par Maspero puis Sulliver. En 1993, la Bibliothèque Marguerite Durand put acquérir un manuscrit inédit daté de 1904, formant les 2e et 3e parties des Mémoires à la suite de la seule partie connue jusqu'alors. Pour la première fois en un seul volume, les Mémoires sont publiés intégralement et corrigés d'après sa correspondance.
Profondeur, érudition et sens de l'humour sont les ingrédients de base d'un texte truffé de saveur et de couleur, écrit pour la jouissance et la réflexion. L'athéisme comme culmination de la maturité de la personne et comme conquête de la raison libre.
Artur London a entrepris la rédaction de ce livre dès sa sortie de prison en Tchécoslovaquie, bien avant que ne paraisse L'Aveu. Malgré l'évidente sympathie que l'auteur entretient pour la République espagnole, Espagne... n'est pas pour autant une histoire partisane - ses adversaires la trouvant trop académique - mais un travail fouillé effectué par un ancien des Brigades Internationales auxquelles l'auteur consacre de nombreuses pages fourmillant d'anecdotes vivantes - comportant une importante introduction historique concernant les mouvements ouvrier et socialiste espagnols qui aide à comprendre les racines historiques des divisions qui coûtèrent tant à la République. L'édition originale du livre d'Artur London parut à Prague en 1963 au moment où une première réhabilitation, après sa condamnation lors du procès Slansky, lui permettait de s'exprimer, mais avec précaution, en public (il ne sera pleinement réhabilité qu'au moment du printemps de Prague). C'était sa façon de réhabiliter ses camarades persécutés partout où des partis communistes obéirent aux ordres de Staline et pas seulement dans les démocraties dites, bien à tort, populaires. Espagne... est donc l'histoire de la guerre d'Espagne vue et vécue par un de ces vaincus porteurs du virus dangereux de la liberté, qui entend apporter à ses camarades l'hommage qui leur est dû. C'est donc un livre qui dérange encore aujourd'hui bien des idées régnantes.