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Mémoire sur les Juifs
Ligne Charles-Joseph de ; Pisetta Jean-Pierre
BERNARD GILSON
9,50 €
Épuisé
EAN :9782872691692
Au siècle communément appelé des Lumières, un des pères de l'antisémitisme français, François Marie Arouet, dit Voltaire, condescendait, malgré les innombrables défauts qu'il attribuait aux Juifs, à ne "pourtant pas les brûler". À la même époque, un des pères du sionisme mondial, Charles-Joseph, prince de Ligne, dit Charlot, proposait, lui, une solution moins hautaine à la question juive: inciter le "Grand Seigneur" de l'Empire ottoman à partager avec les Juifs l'administration de leur ancien terroir. Theodor Herzl, qui publiera en 1896 sa propre Contribution à une solution moderne de la question juive, sous-titre de L'Etat des Juifs, considéré comme le texte fondateur du sionisme, connaissait-il le Mémoire sur les Juifs du prince? En tout cas, deux siècles après sa parution en 1801, il serait temps que plus personne n'ignore l'existence de ce texte dont les pensées visionnaires, si elles avaient été mises en pratique, auraient peut-être contré la montée de l'antisémitisme au XIXe siècle, empêché la Shoah au XXe et, enfin, évité l'embrasement du Proche-Orient qui marque ce début du deuxième millénaire.
On connaissait le cosmopolitisme du prince Charles Joseph de Ligne (1735-1814), ses voyages, notamment en Russie. Mais aujourd'hui, grâce à la découverte de nombreux textes inédits, l'étendue insoupçonnée de ses correspondances russes voit enfin le jour. Les éditeurs ont réuni 60 chapitres couvrant plusieurs décennies et qui mettent une fois de plus en pleine lumière ses goûts pour les amours, l'amitié, les armes et la plume. Un véritable monde nouveau est désormais accessible au lecteur, celui des intrigues diplomatiques secrètes, des aventures galantes, des exploits militaires et des échanges littéraires. Catherine II, Paul Ier, Alexandre Ier, Potemkine, Souvorov, Roumiantsev, la princesse Dolgoroukaïa, Ouvarov, Belosselski, etc. apprécient ses lettres et sa compagnie. Certes, quelques lettres avaient été publiées au cours des années, mais la présente publication offre, pour la première fois, l'ensemble complet et authentique de correspondances souvent inattendues, porteuses d'une " russophilie " dans la foulée de Voltaire, assez rare à son époque. Plusieurs lettres, retravaillées par le prince pour leur édition, ont retrouvé leur forme originale. Le contenu du présent volume a incité les éditeurs à en entreprendre un second essentiellement centré sur la guerre de Crimée. L'édition critique des Lettres à la marquise de Coigny sera englobée dans un vaste contexte historique incluant de nouvelles découvertes de taille. Un double index détaillé, nominal et géographique complète ce volume dont le résultat s'impose de lui-même : le prince de Ligne est un épistolier " incontournable ". Les éditeurs, Alexandre Stroev et Jeroom Vercruysse sont des dix-huitiémistes connus. Le premier est professeur à l'Université Sorbonne Nouvelle Paris 3, le second est professeur émérite de la Vrije Universiteit de Bruxelles.
Pourquoi un nouveau livre sur Napoléon ? C'est que les textes présentés sont issus de la plume d'un feld-maréchal autrichien, Belge de naissance et Français de culture. Le prince de Ligne, qui se veut objectif, admire le savoir-faire militaire de Napoléon et le hait comme personnage. Son hostilité a grandi en suivant le cours des événements. Depuis les campagnes d'Italie jusqu'à la chute de 1814, une soixantaine de textes concernent le Corse, la plupart inédits à ce jour, évoluent, se crispent, tournent à l'hostilité la plus directe. L'empereur des Français, Bonaparté selon la mode du temps, devient un nouveau Charlemagne pour finir en Satan 1er. Pourquoi ? Le prince de Ligne, l'Européen aux "cinq ou six patries" est un patriote inconditionnel. Il a servi ses souverains avec ardeur, zèle et même avec témérité. Dès lors il ne supporte pas qu'un conquérant, sorti du rang, s'empare coup par coup de la plus grande partie de l'Europe, et s'en prenne à cette Autriche qu'il a toujours servie loyalement. Le prince de Ligne voit, non sans quelque nostalgie, disparaître sans retour une certaine Europe, un style de vie aussi. Ses textes sur les relations franco-autrichiennes enrobent les portraits les plus divers de Napoléon à la manière de son maître Voltaire, s'affublant de dignités diverses, souvent fictives et multipliant sans cesse les tons. De l'analyse lucide et froide il passe la rêverie utopique sans oublier les parodies, les portraits, et les confidences de ses lettres amicales. Ces textes sont demeurés inconnus, à l'exception d'une série de missives qu'il laissa échapper et lui valurent bien des ennuis. Si le lecteur se donne la peine de lire tous les textes, il en sera rapidement convaincu. Un enlèvement, un accident, l'aurait bientôt fait taire à tout jamais. On découvrira donc ici non seulement un nouvel aspect de la personnalité complexe du prince de Ligne mais aussi une verve, une fougue méconnues.
Charles-Joseph de Ligne (1735-1814), sensible très jeune aux récits des batailles de Charles XII, Turenne ou Condé, s'engage précocement dans la carrière militaire. Avec l'armée impériale autrichienne, il participe à la guerre de Sept Ans; il prend part à la guerre de succession de Bavière (1777-1779); en 1789, aux côtés de Catherine II, il joue un rôle majeur dans la prise de Belgrade... Aussi à l'aise sur un champ de bataille que dans les salons des cours de Vienne, de Versailles ou de Moscou, le prince est l'ami des puissants de son époque: Marie-Thérèse d'Autriche, Marie-Antoinette, Joseph II, Frédéric de Prusse, Catherine de Russie, Mme du Barry. Mme de Staël, elle, admire l'homme de lettres qui a correspondu avec Voltaire et Rousseau, le passionné de galanterie complice de Casanova... Les Mémoires du feld-maréchal témoignent d'une souveraine liberté de ton, d'une élégance de style et d'un véritable art de vivre. Comme l'avaient été avant elle Byron, Barbey d'Aurevilly, Paul Valéry ou Paul Morand, Chantal Thomas a été séduite par cet écrivain passionnant, figure marquante du siècle des Lumières: "Sa mémoire n'est jamais nostalgique. Il use de son pouvoir de reproduction non pour creuser le gouffre des années disparues, mais pour les faire ressurgir dans la diffraction d'un jeu de miroirs."
Van Remoortere-Grandcourt Liliane ; Gilson Bernard
Jouissif!! Un livre de cuisine qui ruisselle de couleurs autant que de saveurs! Un livre de recettes qui fourmille d'idées simples et originales, regorge d'anecdotes sur les aliments autant que d'informations diététiques précieuses. Un livre de transmission orale, que l'on entend dans l'oreille comme les joyeuses confidences d'une mère sorcière, avertie et bienveillante. Un passionnant traité de "cuisinier-peintre", qui réjouit l'oeil, en même temps qu'il le prépare à sa tâche créatrice. Un livre que sous-tendent un "gai savoir" et une philosophie heureuse de l'existence. Un livre qui donne irrésistiblement envie de cuisiner, pour le plus grand plaisir de bien manger et de bien vivre. Pierre Yerlès
Longtemps, on a cru que la Champagne-Ardenne se résumait à un jaillissement de bulles. En vérité, on se trompait : sous la plume de Frédéric Chef, sous le regard de Daniel Casanave, la Champagne est une fête où les mots font chambre commune avec les images. C'est dire qu'on jette un oeil, volontiers, dans le trou de la serrure. Ce qu'on y suggère, c'est une histoire menée au triple galop, des anecdotes dignes des meilleurs crus, des impertinences à double détente et la saveur lumineuse d'un territoire. Daniel Casanave a de l'effronterie et de la tendresse dans le dessin ; Frédéric Chef, de la chaleur, de l'érudition et tout l'irrespect du monde pour évoquer cette région qui est un mythe à elle seule : la Champagne qui court de Reims à Châlons, en passant par Troyes ou Colombey-les-deux-Eglises.
Dans ce récit inspiré de La Modification de Michel Butor, tout démarre dans un train. Le narrateur quitte sa femme à Bordeaux pour rejoindre sa maîtresse à Luxembourg, comme il le fait régulièrement depuis plusieurs mois. Cette fois-ci, pourtant, tout ne se déroule pas comme prévu et son voyage se transforme en une série de péripéties plus inattendues les unes que les autres. Quand, enfin, il atteint Luxembourg, le héros découvre que, malgré les lignes droites qu'elle trace, la vie peut aussi faire des détours. A la vitesse d'un TGV. Portrait d'un homme trompeur, ce texte est aussi un délicieux portrait de femmes, Céline à Bordeaux, Harriet à Luxembourg. Ecrit avec volupté et humour, il nous offre une nouvelle facette du talent multiple de Frank Andriat.