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Les trois christianismes et la Russie. Les voyageurs occidentaux face à l'Eglise orthodoxe russe XVè
Liechtenhan Francine-Dominique
CNRS EDITIONS
22,00 €
Épuisé
EAN :9782271060181
Le présent ouvrage retrace, grâce aux témoignages de près de 200 voyageurs aussi divers que le commerçant italien Contarini, l'ambassadeur autrichien Herberstein, le juriste britannique Gilles Fletcher ou le jésuite français Chappe d'Auteroche, l'image de l'Eglise russe diffusée en Occident à l'époque moderne. Le rapport des souverains russes, d'Ivan III, d'Ivan le Terible ou d'Alexis Mikhaïlovitch avec leur Eglise, l'analyse de leurs réformes ou de l'oppression qu'ils exercèrent contre le clergé, représentent les sujets majeurs des récits de voyage, mémoires et récits biographiques publiés entre les XIVe et XVIIIe siècles. Les querelles entre protestants et catholiques modifient la perception de l'orthodoxie russe, Oscillant entre approbation et rejet selon leurs convictions, les observateurs manient plagiats et clichés afin, soit de montrer que la Russie est une alliée indispensable dans le combat contre la Porte ottomane et qu'elle pourrait être intégrée dans le bercail romain, soit de la reléguer dans la barbarie, son Eglise n'étant pas reconnue comme une expression majeure du Christianisme. Au XVIIIe siècle, les voyageurs attribuent le progrès des Lumières dans le Nord aux réformes de Pierre le Grand, de sa fille Elisabeth ou de Catherine II. Cette vision bascule à partir de 1789 : après la Révolution française, la situation du clergé, accusé de complicité avec l'autocratie, sert à dénoncer la violation des droits de l'homme en Russie. Pendant quatre siècles, les témoignages sur l'Eglise russe relèvent peu de sa réalité historique, mais restent significatifs des grands débats théologiques et philosophiques qui secouent le monde occidental.
Pierre Ier de Russie (1672-1725) n'a pas bénéficié de l'éducation d'un prince. Autodidacte, il développe très jeune une passion pour les exercices militaires et la marine. Parvenu au sommet de l'Etat, il s'applique à construire une armée moderne qui est aussi le champ expérimental de ses réformes politiques, économiques et sociales. Fondateur d'une capitale, Saint-Pétersbourg, il impose un nouveau mode de vie à ses sujets. Ses contemporains acceptent, non sans réticence, sa volonté progressiste, respectueuse cependant de l'essence même de la civilisation russe : le dogme orthodoxe. Il décrète la tolérance confessionnelle en son pays et sera de ce fait célébré comme monarque du progrès par les philosophes des Lumières. Créateur de la Russie moderne, nation exemplaire pour l'Europe selon Voltaire, érigé, de son vivant, en mythe ou en Prométhée des temps modernes, Pierre n'a cessé de susciter des jugements antagonistes, en particulier pendant son séjour en France. Sise à la charnière de deux époques, déchirée entre ses traditions et une farouche volonté de dépasser l'Occident, la Russie pétrovienne illustre aussi une certaine évolution de la vaste Fédération russe à l'heure actuelle. Cet ouvrage, très illustré, retrace sur un mode impartial son règne dans sa réalité et dans sa représentation.
Résumé : La biographie référente de la plus grande souveraine de la Russie. Princesse allemande d'Anhalt-Zerbst, née à Stettin en 1729, la future Catherine II est envoyée en Russie à l'âge de 16 ans dans l'éventualité d'un mariage avec le grand-duc Pierre, fils de la tsarine en titre, Elisabeth, elle-même fille de Pierre le Grand. Elle sait séduire cette dernière, entre dans l'Eglise orthodoxe en troquant son prénom de Sophie pour celui de Catherine et finit par épouser Pierre en 1745. Celui-ci est peu populaire car, né en Allemagne, il a toujours rejeté la culture de son pays d'adoption. A l'inverse de son époux, Allemand d'inclination, Catherine parle parfaitement le russe et sait donner des gages à la haute aristocratie. Devenu tsar au décès d'Elisabeth en janvier 1762, Pierre III a tôt fait de comprendre que sa femme intrigue contre lui, laquelle le prend de vitesse et le fait déposer en juillet. Emprisonné, il mourra peu après dans des conditions mal élucidées, et on suspectera longtemps Catherine de l'avoir fait assassiner. De ce moment commence un règne de trente-quatre ans particulièrement brillant. D'une capacité de travail inépuisable, l'impératrice fait développer les voies fluviales et construire des canaux. Grâce à son époux morganatique, Grigori Potemkine, elle réussit à frayer un passage vers la mer Noire et ses Détroits, un rêve que chérissait déjà Pierre le Grand. Sous son long règne, le territoire de l'empire ne cesse de s'agrandir aux dépens de ses voisins, tandis que Catherine cherche à harmoniser l'administration selon des principes rationnels, puisés dans la philosophie occidentale, mais elle néglige les différences régionales, ethniques et religieuses. Elle développe le commerce avec l'étranger en multipliant les contrats économiques bilatéraux. Ses efforts pour créer une bourgeoisie urbaine se soldent par un échec et se révèlent profondément injustes envers les éternels laissés-pour-compte du régime : les serfs. S'en suivent d'incessantes révoltes paysannes, notamment celle de Pougatchev, et des insurrections des minorités sises en marge de l'empire. L'expansion vers le sud réussit grâce aux actions militaires ; les conquêtes, fixées par des traités, sont reconnues par la majorité des puissances occidentales. A l'ouest, les trois partages successifs de la Pologne profitent le mieux à la Russie. Au total - et ce n'est pas le moindre de ses paradoxes -, l'impératrice, portée aux nues par Voltaire, Diderot ou Grimm, avec lesquelles elle était en relations épistolaires suivies, aura marché sur les brisées de Pierre le Grand en mettant au plus haut le régime autocratique, régime en principe honni par les représentants des Lumières. A sa mort en 1796, celle qui fut très tôt appelée Catherine la Grande laissait un empire puissant et opulent comme jamais, qu'aucun pays, tant en Europe qu'en Asie, ne pouvait ignorer. Non sans de profondes fragilités toutefois, lesquelles se révéleront tout au long du XIXe siècle. Jusqu'à l'épilogue de la révolution d'Octobre.
Les historiens s'interrogent toujours sur les causes de la Première Guerre mondiale qui entraîna la chute des dynasties Romanov, Hohenzollern et Habsbourg et bouleversa la carte de l'Europe. L'Allemagne a toujours été considérée comme l'agresseur, seule coupable du déclenchement des hostilités. Nicolas II, avec son panslavisme, ses rigidités autocratiques, n'est-il pas en réalité le plus responsable de ce basculement de l'Europe dans le chaos? Quelles influences ont pu avoir les impératrices sur les décisions de ces souverains peu aptes au gouvernement des peuples? Trop avides de mesurer leur force et poussé par la tentation d'éliminer la montée du socialisme dans le brasier, les têtes couronnées ne mesurent pas la portée de la guerre qu'elles déclenchent. Nicolas Il et sa famille sont déportés et sauvagement assassinés dans l'Oural; peu après, les derniers empereurs allemand et autrichien sont contraints d'abdiquer et de s'exiler. C'est le destin tragique de ces dynasties et de leur famille, intimement lié à l'histoire de leurs nations et de leur empire, que nous raconte le livre de Francine-Dominique Liechtenhan.
Jean-Louis Favier (1710 ou 1717-1784), agent du Secret du roi et aventurier d’une réputation sulfureuse, compte parmi les plus fins connaisseurs de la diplomatie de la deuxième moitié du XVIIIe siècle. En 1761, il rédige ses « Observations sur la Russie «, un chef d’oeuvre de l’analyse politique. Visionnaire, il prévoit la chute de l’empire ottoman, annonce les partages de la Pologne conduisant à la disparition politique du pays, enfin, il explique pourquoi Elisabeth, la fille de Pierre le Grand, tient à intégrer la Prusse orientale dans son empire.
Résumé : Que lisait-on dans la France des années noires ? Comment expliquer la "faim de lecture" propre à la période de l'Occupation ? Quelle fut la part prise par le régime de Vichy dans la circulation, la diffusion, l'orientation des livres publiés ? Et celle de la Résistance dans la propagation des écrits clandestins ? Comment accéder à l'intimité des millions de lecteurs qui, cherchant à s'évader hors d'un quotidien éprouvant, trouvèrent alors refuge dans un ailleurs fait de phrases imprimées ? Stratégies et pratiques des éditeurs, querelles autour du patrimoine littéraire, réorganisation corporative de la chaîne du livre, listes d'interdictions et spoliations de l'occupant, écrivains partagés entre collaboration, accommodement, évitement, insoumission : Jacques Cantier signe la première histoire totale du livre et de la lecture entre 1939 et 1945, des politiques de censure mises en oeuvre par Vichy à l'ébullition culturelle de la Libération. Archives publiques, critiques littéraires, notes de lecture mais aussi écrits du for privé permettent de retrouver les traces intimes des actes de lecture : écoliers de la France rurale cherchant à élargir leur horizon, adolescents parisiens en quête d'initiation, prisonniers de guerre tentant de maintenir une vie de l'esprit, victimes de la persécution antisémite en quête de réarmement moral... Jacques Cantier montre qu'en dépit de la défaite, de la peur et des privations, la France continue à lire et à être le théâtre d'une foisonnante vie littéraire et intellectuelle.
C'est que du bonheur ", s'exclame-t-on désormais communément à tout propos ! Mais qu'est-ce que le bonheur ? Un désir, une aspiration ? Une disposition d'esprit, une aptitude que chacun posséderait à des degrés différents, l'humanité se divisant entre optimistes et pessimistes ? Notre époque, pourtant lourde d'angoisses en l'avenir, semble en effet obsédée par le bonheur. Elle paraît faire de la capacité à être heureux une injonction, un ordre politiquement correct : multiplication de guides et de manuels, créations de clubs et de think tank (" Fabrique Spinoza ", " ligue de l'optimisme "), mise en place de travaux de recherche sur le thème (chaire de sciences du bonheur, Nobel d'économie décerné à Angus Deaton pour ses travaux sur bonheur et croissance). Ce dictionnaire est donc né d'un étonnement sur la place paradoxale prise par une notion fuyante dès que l'on tente de la fixer historiquement et psychologiquement. Il se veut donc critique. Croisant des points de vue multiples à travers 230 entrées et 92 auteurs, de la philosophie à la littérature, des arts à la sociologie, de l'économie à la psychologie et à la psychanalyse, des neurosciences à l'histoire, etc. , il est à la fois instrument de connaissances et invitation à réfléchir sur le contemporain. L'enjeu de ce dictionnaire réside surtout dans la volonté de questionner les nouveaux clichés sur le bonheur.
Quelles sont les différences entre la Bible juive et la Bible chrétienne ? Entre les Bibles orthodoxe, catholique, protestante ? Qui les a fixées ? Comment ont-elles été diffusées ? Aucun livre n'aura été plus copié, imprimé, traduit, commenté, débattu, loué et honni, aucun livre surtout n'aura eu autant d'influence sur nos croyances mais aussi sur nos modèles de pensée, sur notre langage et notre culture que la Bible. De la traduction de saint Jérôme à l'étude des rouleaux de la mer Morte, c'est la véritable histoire du livre que raconte ici, avec une science et un brio inégalés, Jaroslav Pelikan. Un ouvrage indispensable pour découvrir ou redécouvrir la Bible avec intelligence.
(Texte provisoire) En bref Tout sur la monarchie à son âge d'or. Le livre Issue d'un ouvrage collectif sur les monarchies à toutes époques, cette contribution d'Yves-Marie Bercé, synthèse sur une forme politique dominante en Occident de la Renaissance à la Révolution française, est une formidable introduction à l'histoire de l'Europe à l'époque moderne. Il ne s'agit pas d'un catalogue des rois et reines du XVIe au XVIIIe siècle, mais bien d'une histoire de la monarchie à travers l'analyse des fonctions royales. Roi-père, roi-justicier, garant de la Paix. Les nombreux attributs du souverain - vrais ou supposés - soulignent le caractère sacré alors attaché à cette fonction. Mais qu'en est-il vraiment du pouvoir du roi ? Que nous disent les chutes de trône du caractère supposément divin de leur élection ? Quels sont les rapports du roi à l'Etat, alors naissant dans le courant du XVIIe siècle ? Comment l'épithète " absolue " que l'on accole alors à " royauté " se traduit-il dans la pratique ? Et surtout, quelles relations le roi entretient-il avec son peuple ? De François 1er à Louis XVI, d'Elisabeth 1re à Jacques II, de Charles Quint à Charles III le Bourbon, c'est l'âge d'or de la monarchie que nous fait revivre Yves-Marie Bercé, en fin connaisseur de la période. L'auteur Yves-Marie Bercé, chartiste, ancien membre de l'Ecole française de Rome, est professeur d'histoire moderne. Arguments - Une synthèse claire et accessible.