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Les grandes idées politiques
Lhérété Héloïse
SCIENCES HUMAIN
12,70 €
Épuisé
EAN :9782361064488
Il en va des idées politiques comme des couleurs. Il en existe des chaudes et des froides, des primaires, des dégradées et d'infinies variations. En matière idéologique, les options fondamentales sont en petit nombre. Soit vous pensez que le monde est plutôt hostile, les humains rivaux, vous êtes attachés à votre sécurité et au respect de l'héritage du passé (vous êtes conservateur), soit vous croyez à l'initiative privée, vous vous méfiez des forces collectives ; vous êtes prudemment attachés au progrès et passionnément à la liberté (vous êtes libéral), soit enfin vous croyez à la solidarité collective, désirez un monde plus égalitaire et pensez qu'il faut s'orienter vers des formes d'organisations sociales radicalement nouvelles (vous êtes socialiste). Mais la nature est ainsi faite qu'elle ne se contente jamais de trois couleurs primaires. Elle les brasse à l'infini et en recrée de nouvelles en brouillant les pigments. A gauche figurent des socialistes, mais encore des étatistes, des internationalistes, des souverainistes, des révolutionnaires, des réformistes, des socio-démocrates, des républicains, et même des libéral-libertaires ou des socio-libéraux. Il existe aussi tout un camaïeu de droites : bonapartiste, contre-révolutionnaire, radicale, autoritaire, libérale, nationaliste, démocrate-chrétienne, voire anarchiste... Un centre ? et même plusieurs ? tentent de se faire une place " ni à droite ni à gauche ". En politique, les idées pures n'existent pas. Elles s'arriment à l'histoire, s'ancrent dans le terreau social, se mâtinent au contact des réalités économiques. Chaque génération superpose ses idéaux et ses dissensions sur ceux de la précédente, si bien qu'avec le temps toutes les teintes politiques semblent devenues possibles, y compris les plus improbables. Syncrétisme généralisé ? Il y a sans doute de cela dans ce grand bricolage idéologique que beaucoup opèrent, picorant en droite à gauche les idées qui leur plaisent, pour le meilleur et pour le pire. Notre paysage politique ne s'est pas pour autant dépouillé des idéologies. Les lignes sont simplement devenues moins lisibles, d'autant que les bouleversements liés à la mondialisation des enjeux brouillent les cartes. Ce livre présente chacune des grandes familles politiques actuelles, avec son histoire, ses idées, ses fractures, ses enjeux, ses cousinages européens. Un tel sujet exige de croiser les regards ; c'est pourquoi nous avons sollicité aussi bien des philosophes, des sociologues, des historiens, des politistes afin de mieux clarifier les enjeux.
Un livre référence pour mieux comprendre l'âge adolescent. Nouvelle édition revue et augmentée. " C'est un ado ! ", " crise de l'adolescence " : ces termes sont employés partout comme une évidence. Pourtant, répondre à la question : " Qu'est-ce que l'adolescence ? " ne va pas de soi. Il faut distinguer ce qui concerne l'adolescent lui-même - l'individu singulier qui, à l'âge de la puberté, vit de profonds bouleversements physiques et psychiques - de l'adolescence, un ensemble de représentations collectives liées à cette classe d'âge et qui varient selon les sociétés et les générations. Quand commence et finit l'adolescence ? Filles et garçons vivent-ils ce passage de manière différente ? 90 % des ados sont bien dans leur peau, dit-on, mais les 10 % qui vont mal, comment les aider ? Qu'en est-il de la violence des adolescents ? Et leurs parents, eux, comment vivent-ils cette période ? ... Ce livre donne la parole à des spécialistes de toutes disciplines pour faire le point sur cet âge de la vie complexe mais riche de potentialités.
Alimentation, anthropocène, biodiversité, commerce équitable, compensation écologique, dérèglement climatique, économie verte... Les discours sur l'écologie — problématique cruciale des sociétés contemporaines — peuvent paraître obscurs. Il est parfois ardu de comprendre quels enjeux se cachent réellement derrière les déclarations et les prises de position, tantôt alarmistes, tantôt progressistes. Ce livre vous donnera les clefs pour mieux appréhender 100 concepts essentiels, prendre part au débat et, mieux encore, contribuer à la recherche de solutions pour un mode de vie soucieux de l'environnement.
Les pratiques les plus étranges de la psychologie et du développement personnel testées et (dés)approuvées par le directeur du best-seller Psychologie de la connerie La psychologie fourmille de pratiques diverses et variées et parfois, il faut l'avouer, à la limite du loufoque. Jean-François Marmion, psychologue et ancien rédacteur en chef de la revue Le Cercle Psy, n'a écouté que son courage et en a testé pour vous ! Ainsi a-t-il hypnotisé des inconnus en pleine rue, testé l'écriture automatique, confié ses problèmes à un robot thérapeute ou bien encore traversé une expérience de mort éminente... Au total, huit expérimentations propices à l'introspection, mais qui n'ont jamais tourné comme prévu. Ce livre à la fois drôle et instructif, écrit dans un style enlevé, vous permettra d'entrer au coeur des thérapies et expériences psychologiques les plus extrêmes tout en restant bien au chaud dans votre canapé... ou votre divan.
Un dictionnaire encyclopédique qui met à la portée de tous les concepts (acteur, conscience, estime de soi, gouvernance, mondialisation, postmodernité...), les auteurs (Bourdieu, Darwin, Foucault, Mauss, Tocqueville, Weber...), les théories qui forment le corpus actuel des sciences humaines. Un dictionnaire vivant et humain: chaque notion est présentée à partir d'exemples concrets qui permettent de comprendre facilement les enjeux et de les situer dans leur contexte. Un dictionnaire actuel: si la dimension historique est systématiquement prise en compte, ce dictionnaire se veut résolument ouvert aux apports récents dans tous les domaines. Un inventaire des disciplines: les principales disciplines des sciences humaines font l'objet d'un développement spécifique en fin d'ouvrage, qui rappelle les fondamentaux (histoire et définition, méthodes et enjeux) pour chacune d'elles. Par sa conception résolument vivante et pédagogique, grâce à son ouverture à l'interdisciplinarité et aux apports internationaux, ce dictionnaire est le compagnon de travail idéal des étudiants, la référence indispensable pour les professionnels des sciences humaines et un outil de culture générale pour un large public.
Cassirer Ernst ; Hendel Charles W ; Vergely Bertra
Résumé : Avril 1945. Ernst Cassirer achève peu avant de mourir Le mythe de l'Etat : un ouvrage réalisé à la demande de ses amis afin de tenter de comprendre les origines et les causes du nazisme. Sans jamais prétendre réduire le tragique de l'Histoire, mais sans renoncer non plus à toute explication, il invite la modernité à repenser son rapport au mythe. Les déformations qu'il fait subir à la pensée ne sont-elles pas la préfiguration, voire la caution, des violences politiques qui viennent ensanglanter les sociétés ? L'obscur besoin d'ordre qu'il véhicule et qui hante les fondements de la culture n'est-il pas responsable de la transformation de celle-ci en cauchemar, lorsqu'elle s'avise de ne plus lui résister mais de se confondre avec lui ? Le XXe siècle n'a-t-il pas basculé dans le tragique parce que subitement la culture s'est mise à célébrer le culte du héros, de la race et de l'Etat tout en versant dans un pessimisme dénigrant la Raison ? Ce livre peut être considéré, à bien des égards, comme le testament philosophique de l'un des plus grands penseurs de ce siècle, et en tout cas du plus digne héritier des Lumières. Livre savant attaché à reconstituer la mémoire de la Raison en refaisant l'histoire de toute la pensée politique, c'est aussi un livre de philosophe plaidant, à travers une critique du mythe, pour que la raison politique ne déroge pas à la plus haute de ses fonctions : réaffirmer la culture contre les tentations d'ériger l'idéologie, et donc la violence, en raison. Pour Cassirer, trois cultes particuliers ont propagé la déraison en politique : 1/ le culte du héros qui défend la nécessité de dirigeants politiques forts, voire d'hommes providentiels ; 2/ le culte de la race, véhiculé par Gobineau ; 3/ la conception hégélienne de l'Etat, dans laquelle l'institution étatique n'a pas à être limitée par les droits individuels, car elle est une réalité suprême, transcendante, divine, qui n'a sa finalité qu'en elle-même. Cassirer reproche à cette théorie de fournir une justification à la toute-puissance de l'Etat totalitaire.
Résumé : Résumons en quelques mots la vulgate, hyperdominante, à laquelle David Graeber s'en prend dans ce livre avec allégresse : la démocratie est une invention occidentale, due aux Grecs de l'Antiquité, puis ravivée aux XVIIE et XVIIIe siècles en Europe et aux Etats-Unis, qui en sont à la fois le berceau et la terre d'accueil par excellence. Non, ce n'est pas la "culture occidentale" qui a fait apparaître et prospérer la démocratie. Bien plus : si l'on entend le mot "culture" au sens anthropologique, il apparaît que la culture occidentale est introuvable. Et si l'on entend par ce mot la culture des lettrés, alors il n'est pas difficile de vérifier que ces derniers, en Occident comme en Orient, se sont constamment opposés à la démocratie. Celle-ci, défend Graeber, ne naît et ne vit en réalité que dans les marges des systèmes de pouvoir : elle est indissociable de l'anarchie. Une réflexion puissante, qui invite à mettre en question de façon radicale nos systèmes politiques contemporains et leur histoire.
Polanyi Karl ; Malamoud Catherine ; Angeno Maurice
La "Grande Transformation", Polanyi le montre, c'est ce qui est arrivé au monde à travers la grande crise économique et politique des années 1930-1945: la mort du libéralisme économique. Apparu un siècle plus tôt avec la révolution industrielle, ce libéralisme était une puissante innovation du monde occidental, un cas unique dans l'histoire de l'humanité: jusque-là élément secondaire de la vie économique, le marché s'était rendu indépendant des autres fonctions et posé en élément autorégulateur. L'innovation consistait essentiellement en un mode de pensée. Pour la première fois, on se représentait une sorte particulière de phénomènes sociaux, les phénomènes économiques, comme séparés et constituant à eux seuls un système distinct auquel tout le reste du social - à commencer par la terre, le travail et l'argent - devait être soumis. On avait désocialisé l'économie; la grande crise des années trente imposa au monde une resocialisation de l'économie. Cette analyse du marché comme institution non naturelle suscite désormais un véritable regain d'intérêt dans un monde globalisé où le néolibéralisme est à son tour entré dans une crise dont on attend qu'il en résulte une nouvelle "grande transformation".
Résumé : " Citoyens!... " L'orateur Jaurès, debout face à l'assistance, marque une courte pause puis s'élance. Sa voix, capable d'emplir les plus vastes édifices, épouse chaque nuance de sa pensée. L'effet d'entraînement sur l'auditoire est immédiat : les témoignages abondent, qui décrivent son incomparable éloquence. Mais s'il fut un maître reconnu de la parole, l'élu de Carmaux, fondateur de la SFIO, demeure aussi et surtout, Léon Blum l'a souligné, l'" un des plus hauts penseurs et un des plus grands écrivains dont la France ait pu s'honorer ". Qu'il s'agisse de l'homme politique, farouche défenseur de la République et socialiste convaincu, du militant pacifiste, du philosophe ou du poète, ce recueil de discours et de conférences constitue la meilleure approche du " tribun extraordinaire ".