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TERRE D'OR - VOYAGES EN BIRMANIE
LEWIS/NORMAN
OLIZANE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782880864026
RangounLa Birmanie s'étalait comme une tache noire sur la mer nocturne. Le gris terne des eaux s'éloigna vers l'horizon, mais une zone d'obscurité parsemée de points lumineux lui succédait: les reflets de la lune à son déclin traçaient sur les canaux de larges sillages aux contours ondoyants; des lumières papillotantes se suivaient en lignes qui convergeaient vers le centre de la ville encore invisible, comme les fils d'une toile d'araignée. Et puis, ce fut la merveille devenue familière aux voyageurs des lignes aériennes: la pagode de Shwedagon surgissant dans la nuit. Le clair de lune était trop faible pour en révéler le revêtement d'or et comme la nuit était déjà avancée, les lumières qui l'éclairent le soir étaient presque toutes éteintes. Ce qui restait ressemblait à un parc d'attractions désert au milieu de la nuit, et les lueurs de quelques banals lampadaires en esquissaient, sans les révéler entièrement, les augustes contours.A l'aéroport, dans les bâtiments rébarbatifs faiblement éclairés et traversés de courants d'air, des files de passagers attendaient d'être interrogés par d'innombrables fonctionnaires; des groupes de minuscules créatures vêtues de soie (mais qui, malgré leur apparence irréelle, devaient bien être des femmes adultes puisque, dans le nombre, certaines allaitaient leurs poupons, exquises réductions de leurs nourrices) étaient harmonieusement disposés çà et là comme par la volonté d'un metteur en scène. Et, tandis que la lugubre procession de somnambules se traînait de bureau en bureau et d'un fonctionnaire à un autre, les petits groupes soyeux, sans se troubler, se tenaient à l'écart de tout ce mouvement; dans ces visages impeccablement poudrés, sous les cheveux ornés de guirlandes, les yeux qui ne cillaient pas nous surveillaient, sans paraître s'amuser, et leurs propriétaires, les mains posées sur les genoux, crachaient de temps en temps un jet de bétel. Pourquoi étaient-ils là? Rien ne permettait de résoudre cette énigme. Ils étaient là quand nous avions pénétré dans le bâtiment, ils y étaient encore, silencieux, immobiles, figés dans la même attitude, lorsque, après une attente qui nous sembla durer des heures, un autobus nous emmena. On peut au moins dire de l'aérodrome de Mingaladon qu'il est exempt de l'insipide cosmopolitisme habituel. Avant même d'en avoir fini avec les formalités, on y baignait dans l'atmosphère du pays.Le lendemain matin, à mon réveil, j'avais mal au coeur et des vertiges. Il y avait eu, aux premières heures du matin, un tremblement de terre, le premier de quelque importance depuis 1931 m'apprirent les journaux, mais bien qu'il m'eût à moitié réveillé, j'avais attribué cette curieuse sensation à des palpitations de coeur ou à la fatigue, et je m'étais aussitôt rendormi. Ce fut une clameur dont la résonance m'était nouvelle qui m'arracha de nouveau au sommeil. La fenêtre donnait sur une cour où s'ébattaient des menâtes dont le cri est un gargouillement aigu; on le prendrait facilement pour le bruit de ces «rossignols» en poterie qu'on remplit d'eau pour imiter des chants d'oiseaux. Il y avait aussi de jolies corneilles de l'espèce asiatique lustrée, de petite taille, mais pleines de vie, tachetées de reflets bleus. Leurs dispositions amicales se traduisaient, comme celles de toutes les corneilles, par des manifestations bruyantes. Dominant leurs croassements ininterrompus, un miaulement aigu comme celui d'un chaton perçait l'air de temps en temps. Il était produit par un milan perché sur une antenne de T. S. F. Il fallait décidément renoncer à se rendormir. D'ailleurs, on frappa à la porte et un élégant groom indien me tendit une carte de visite où je lus: «U Maung Lat, ex-directeur d'école.» Le gamin ne répondit que par des sourires et des hochements de tête à mes questions, aussi me résignai-je à m'habiller et à descendre.
En janvier 1950, le journaliste et écrivain Norman Lewis part pour Saigon, à l'époque où les trois pays de l'Indochine française se libèrent de la tutelle coloniale. Pris au coeur de la tourmente, ce n'est pourtant pas seulement en observateur des conflits qu'il est venu. Ce qui l'attire, au risque de sa vie, ce sont les derniers témoignages de traditions ancestrales, dont il pressent la prochaine disparition. Du Vietnam au Cambodge et au Laos, il raconte les modes de vie, les formes d'art et d'architecture, les pratiques religieuses et les coutumes des tribus les plus reculées. Avec une insatiable curiosité, tempérée par une nonchalance et un humour pince-sans-rire tout britanniques, qu'il sait nous faire partager.
Où Norman Lewis révélait (dès les années 70) les troubles liens qui unissaient la CIA et la Mafia... et suggérait - sous le couvert d'une fiction plutôt transparente - que cette collusion contre nature avait pu coûter la vie à J. F. Kennedy... Une hypothèse accueillie à l'époque avec scepticisme ; aujourd'hui largement confirmée par l'Histoire. L'un des thrillers les plus "terrifiants" de l'époque (selon le TIMES). Et la confirmation du talent de Norman Lewis, considéré par Graham Greene comme " l'un des meilleurs écrivains du siècle. "
Marco Riccione, sicilien et pauvre, a 17 ans en 1941 quand les Alliés débarquent dans son île - et quand il tombe dans les rets de l'Onorata Società (la Mafia si l'on préfère). Débrouillard, il ne tarde pas à être repéré par les services spéciaux américains, persuadés d'avoir intérêt à détourner à leur profit une violence si bien organisée. Devenu Mark Richards, tueur méthodique et travailleur, il suit dès lors un destin qui ne lui appartient plus. Ses maures divers - qui ne sont pas forcément ceux qu'on imagine - lui confient des missions toujours plus complexes, plus secrètes, plus dangereuses. Jusqu'au jour où la cible se révèle être tellement importante que les employeurs de Mark doivent, à l'issue du contrat, s'assurer de son silence. Toute ressemblance avec des personnages ou des faits réels, pour une fois, n'est pas fortuite. A la sortie du livre en 1974, d'aucuns avaient trouvé que le romancier exagérait un peu : il émettait notamment, entre les lignes de sa fiction, une hypothèse résolument hérétique quant aux vrais mobiles de l'assassinat du président Kennedy. Vingt-cinq ans ont passé, et des historiens de plus en plus nombreux admettent qu'il ne s'agit plus vraiment d'une hypothèse...
Les lecteurs de langue française viennent seulement de découvrir ¿ ou, dans le meilleur des cas, de redécouvrir ¿ cet humoriste nostalgique, grand voyageur sous le ciel, alors que Graham Greene, il y a plus de trente ans de cela, lançait déjà cet avertissement : « Norman Lewis ? À mes yeux l'un des meilleurs écrivains du siècle. » Opinion reprise, depuis, par quelques passants qui savent ce dont ils parlent : Bruce Chatwin, Paul Theroux, Nicolas Bouvier. Le succès des quatre titres récemment mis (ou remis) au jour par les Éditions Phébus (Torre del Mar, Le Chant de la mer, Naples 44., Comme à la guerre) montre assez que notre époque attendait cette ?uvre ¿ où un homme ne cesse de s'étonner de la propension de ses congénères à détruire, au nom d'un progrès qu'ils n'arrivent pas à maîtriser, les lieux d'un art de vivre qu'ils avaient mis des siècles à créer, à raffiner. Chronique désenchantée d'une petite île des Canaries au lendemain de la guerre, où la population, jusqu'ici épargnée par les démons de l'époque, découvre soudain les tentations de la modernité, L'île aux chimères (1963 ¿ jamais réédité depuis) est l'un des romans les plus tristes, et les plus drôles, de Norman Lewis.4e de couverture : Les lecteurs de langue française viennent seulement de découvrir ¿ ou, dans le meilleur des cas, de redécouvrir ¿ cet humoriste nostalgique, grand voyageur sous le ciel, alors que Graham Greene, il y a plus de trente ans de cela, lançait déjà cet avertissement : « Norman Lewis ? À mes yeux l'un des meilleurs écrivains du siècle. » Opinion reprise, depuis, par quelques passants qui savent ce dont ils parlent : Bruce Chatwin, Paul Theroux, Nicolas Bouvier. Le succès des quatre titres récemment mis (ou remis) au jour par les Éditions Phébus (Torre del Mar, Le Chant de la mer, Naples 44., Comme à la guerre) montre assez que notre époque attendait cette ?uvre ¿ où un homme ne cesse de s'étonner de la propension de ses congénères à détruire, au nom d'un progrès qu'ils n'arrivent pas à maîtriser, les lieux d'un art de vivre qu'ils avaient mis des siècles à créer, à raffiner. Chronique désenchantée d'une petite île des Canaries au lendemain de la guerre, où la population, jusqu'ici épargnée par les démons de l'époque, découvre soudain les tentations de la modernité, L'île aux chimères (1963 ¿ jamais réédité depuis) est l'un des romans les plus tristes, et les plus drôles, de Norman Lewis.
Résumé : Situé aux portes de l'Orient, le Liban a de tout temps été très visité. Son patrimoine historique est riche et abondant : Phéniciens, Perses, Grecs, Romains, croisés, Ottomans, Français, etc., autant de peuples ou d'armées, d'envahisseurs ou d'alliés, dont les Libanais ont conservé la mémoire et dont les nombreux sites archéologiques témoignent. Mais le Pays des Cèdres est aussi un Etat moderne. Par son "génie", allié à un esprit d'entreprise et un fort dynamisme, il a pu se relever des plus sombres années de son histoire et, actuellement, fait face avec humanité à la présence sur son sol de nombreux réfugiés ayant fui la Syrie en guerre. Beyrouth a également su restaurer son pouvoir de séduction : lieux branchés ou alternatifs ont redonné aux nuits levantines leur éclat d'autrefois, et les visiteurs du jour n'auront que l'embarras du choix entre musées et galeries, parcours historiques et complexes touristiques ultramodernes. En dehors des centres urbains, nombreux sont les sites touristiques dans tout le pays, qu'ils soient naturels (de la mer à la plaine de la Bekaa, en passant par le Mont-Liban), archéologiques (vestiges de Byblos, Baalbek ou Saïda), culturels ou gastronomiques (tissage de tapis, cuisine et vins réputés). Ainsi, chacun peut se composer un circuit à sa mesure et varié à souhait.
Jeune médecin assistant, le Dr Marcel Junod est envoyé en octobre 1935 en Abyssinie (Ethiopie) pour le compte du Comité International de la Croix-Rouge. Sa mission, initialement prévue pour six mois, se prolongera de conflit en guerre jusqu'en 1945... Marcel Junod aura alors été de tous les théâtres de guerre durant cette décennie. En Abyssinie, il vit les bombardements au gaz moutarde, puis il est envoyé en Espagne, en Pologne, en Allemagne et enfin au Japon, où il fut l'un des premiers médecins étrangers à constater les effets terribles de la bombe atomique larguée sur Hiroshima. Qu'il parle de criminels de guerre ou de leurs victimes, le ton de Junod est toujours neutre. Sans jamais prendre parti, il relate ses rencontres avec les bourreaux, mais surtout avec leurs victimes.
Lorsque les voyages ou le sport mènent dans des endroits où les secours peuvent être lents, difficiles voire impossibles, comme par exemple lors d'un trekking, quelles mesures prendre pour éviter les maladies et les accidents, pour les soigner ou pour limiter les dégâts?. Dans un langage clair et efficace, le GUIDE MÉDICAL DES ESPACES SAUVAGES fournit des réponses à ces questions. Ecrit par une femme médecin et marcheuse invétérée, cet ouvrage s'adresse d'abord à tous ceux qui font de la marche en montagne, aussi bien en Europe qu'en Asie ou aux Amériques et qui n'ont pas de formation médicale, mais il sera aussi d'une grande utilité aux médecins et para-médicaux qui n'ont pas l'habitude de soigner la maladie ou l'accident en l'absence de toute structure médicale. Les sujets traités vont de la préparation d'une pharmacie de voyage au traitement d'une diarrhée, en passant par la remise en place d'une épaule luxée ou la prévention d'un mal aigu des montagnes. En outre, ce livre est le premier en langue française qui traite des aspects spécifiques liés à la femme et à l'enfant en voyage ou en montagne. Enfin, les personnes souffrant d'une maladie chronique comme le diabète ou l'immunosuppression liée au virus du sida trouveront des chapitres qui leur sont spécialement destinés. Cet ouvrage invite aussi le voyageur à une attitude respectueuse envers les habitants des contrées qu'il entend visiter Biographie: Isabelle Philippe est médecin, mère de deux enfants et marcheuse passionnée; elle effectue fréquemment des treks et des randonnées en Himalaya, mais aussi dans les Alpes
Héritière d'un empire millénaire qui connut son apogée sous Gengis Han et Hubilaï Han aux 12e et 13e siècles, la Mongolie est un pays étrange et fascinant, et rares sont les voyageurs qui en reviennent sans avoir été touchés par l'hospitalité de ses habitants, par les échanges sous la yourte, par les lumières, la proximité du ciel et les paysages grandioses. Des monts de l'Altaï au désert de Gobi, des grands lacs aux confins de la Chine continentale, les éleveurs nomades se transmettent de génération en génération un mode de vie extrêmement riche en savoir-faire et en valeurs spirituelles. Les Mongols ont de tout temps préservé, par des interdits de chasse ou de nomadisation, de nombreux sites considérés comme sacrés. Refuge d'une biodiversité en péril, la Mongolie a ainsi créé de vastes zones protégées. Aujourd'hui, ce pays a pris conscience de la richesse de son histoire ainsi que de la valeur de son patrimoine et s'efforce de conjuguer écologie, tourisme et développement économique. Cet ouvrage restitue l'atmosphère si particulière de ce pays, caractérisée par ses ambiances contrastées et façonnée par des climats extrêmes. Il brosse un tableau réaliste de la Mongolie d'aujourd'hui, mettant en évidence sa complexité, ses charmes, ses atouts et ses difficultés.