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Margarete Buber-Neumann. Du Goulag à Ravensbrück
Lévy René
L'HARMATTAN
16,50 €
Épuisé
EAN :9782343064260
Allemande en lutte contre Hitler, Margarete Buber-Neumann échappe aux nazis en se réfugiant à Moscou, en 1935. Communiste rebelle, insoumise à Staline, elle comprend et dit, 20 ans avant les autres militants, que ce régime-là est un communisme dévoyé, falsifié par la propagande du Parti. Elle en paie chèrement le prix par une déportation en Sibérie. Quand elle se croit libérée après deux ans de Goulag, elle est livrée aux Allemands par les soviétiques. D'une police à une autre, la Gestapo s'abat sur elle, lui infligeant une détention à Ravensbrück cinq ans durant. Elle devient ainsi la seule – sinon l'une des rares – à connaître les affres concentrationnaires sous les deux totalitarismes. Elle en dressera le parallèle dans son oeuvre. En 1949 elle apporte son témoignage incontestable sur l'existence des camps en URSS. Par la véracité de ses propos elle vient récuser ceux des intellectuels de la gauche française qui appliquent la règle non écrite : on ne critique pas l'Union soviétique ; on n'affaiblit pas le Parti censé défendre les ouvriers en France. Rescapée non broyée, survivante parmi les monceaux de cadavres, elle conserve l'idéal de changer le monde pour un autre, meilleur. Même si ce n'est qu'un rêve stupide. Elle est de cette nature exceptionnelle qui fait face aux périls, aux revers, aux déceptions. Tantôt encouragée par l'espoir ou accablée dans l'affliction, quelquefois exaltée par la joie, souvent tourmentée dans l'angoisse, ainsi parvient-elle à l'inatteignable : vivre dans la vérité.
Ossip Mandelstam, écrit une épigramme sur Staline, dont deux vers lui coûteront la vie. A la recherche du manuscrit, les policiers saccagent l'appartement du poète, en vain. Nul n'est besoin à ceux qui connaissent par coeur des pages entières de poésie, de conserver seize lignes compromettantes, meurtrières. A défaut du poème, les policiers embarquent le poète (1934). Ossip Mandelstam meurt dans les plaines glacées de Sibérie à l'âge de 47 ans. Tel un livre vivant, Nadejda son épouse, a mémorisé les poèmes, les a transmis oralement. Elle les fait publier vingt ans plus tard. Tandis que, traversant la tourmente, se transmet un livre vivant de Mandelstam, que demeure une écriture et clandestine de Pasternak, que l'on parcoure une prose de Cholokhov infinie comme la steppe, voici que nous parvient, d'Akhmatova, une poésie immortelle : "l'innocente Russie se tordait de douleur ; Je me tais, voilà trente ans que je me tais ; Et si l'on bâillonne ma bouche torturée ; A travers laquelle crient des millions d'êtres." Anna Akhmatova se tait depuis trente ans et avec elle, se taisent Pasternak, Babel, Mandelstam, tant d'autres. La clameur de ces millions d'êtres qui crient à travers sa bouche torturée, nous fait entendre la souffrance endurée par ces poètes et ces écrivains. Porteurs d'une vérité immuable, ils nous parlent, par la littérature, mieux que les politologues ci les historiens. Tout au long de la lecture de leurs livres, leurs cris résonnent en nous aujourd'hui, forcent notre émotion.
René Lévy a consacré ces dix dernières années de recherche aux écrivains européens sous les dictatures du XX e siècle. Cet ouvrage rend aux hommages aux écrivains de langue allemande sous le régime nazi. Comme Bertolt Bretch, Hannah Arendt, Benjamin Franklin ou Stephen Zweig, ils étaient partis d'Allemagne, d'Autriche, ou des confins de l'est de l'Europe, de Bessarabie et autre Baragan, arrachés à leurs sols, déracinés par la tourmente, ils cherchaient un abri impossible où poser la page d'écriture.
Maïmonide, dans son maître ouvrage, Le Guide des égarés, pose la question du mal. Chez lui, une solution s'esquisse, qui produit une doctrine intégrale de la providence, fondée sur l'intellect. Pour cela, le maître juif use de tous les moyens dont il dispose: outils philosophiques, qu'il cite, ordonne, et parfois dépasse ou contredit; outils théologiques, scientifiques, talmudiques: toute sa connaissance est convoquée. Mais il ne s'agit pas de référer à l'autorité ou aux autorités, pas plus qu'il n'est question d'inventer à neuf. Aristote, les péripatéticiens, arabes et grecs, les théologiens arabes: la pensée maïmonidienne use des outils forgés par les autres, mais elle en dispose souverainement. L'intelligence, telle que la regarde Maïmonide, ne conduit pas à tout prévoir; elle n'est pas l'outil suprême du pouvoir, de l'omnipotence. Elle fait écho, ce qui ne sera pas le moindre des paradoxes de cette pensée si libre, à ce qu'Épicure écrit des dieux. Les dieux, dit le Grec, sont insouciants. Voilà pourquoi ils n'ont cure des hommes. Que Dieu n'ait cure, Maïmonide ne le dira pas; mais que Dieu soit insouciant, l'auteur du Guide en conviendra si fort qu'il affirmera que l'homme intelligent, à l'horizon de son intelligence, reçoit également la condition divine - la divine insouciance.
Paul, ou Saül de Tarse, ou saint Paul ; par la puissance spéculative et la vigueur du verbe, le vrai fondateur du christianisme. A Jérusalem, il fut l'élève du plus grand des maîtres, Rabban Gamliel. Zélateur farouche, persécuteur des nazaréens, il cachait mal une inquiétude grandissante ; la crise éclata sur la route de Damas, ce fut la révélation. Paul avait vingt-cinq ans. De persécuteur, il devint apôtre. Nourri de culture hébraïque, parlant grec, Paul livre un texte souvent obscur, comme si l'hébreu, par une pression souterraine, en défigurait le sol. Son discours sur la Loi (Torah), crucial et si moderne, en est un exemple, mais encore ses doctrines de la mort et de la résurrection, et de la grâce. Dans notre essai, nous avons voulu, par-delà des siècles de théologie et d'études néotestamentaires, remonter à la source ; la source pharisienne, le Midrach et la Michna. Nous nous sommes gardés autant que possible des points de vue rétrospectifs et nous nous sommes, pour ainsi dire, transportés jusqu'à lui sans bagages. Là, nous avons découvert combien la question messianique agite l'histoire occidentale, et gît encore au coeur de tout véritable humanisme.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.