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De la programmation considérée comme un des beaux-arts
Lévy Pierre
LA DECOUVERTE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782707121547
A partir de quatre cas analysés en détail, ce livre porte à la connaissance du grand public les trésors de créativité et d'esprit de finesse déployés par les programmeurs. Les " humanistes " et les littéraires découvriront alors toute la part sociale, artistique et passionnelle du métier de programmeur, généralement rabattu sur sa seule composante technicienne. A l'époque de la Renaissance, on trouvait normal que les artistes soient géomètres ou les ingénieurs humanistes. Aujourd'hui, alors que le métier des informaticiens est d'agencer des architectures de signes, de composer l'environnement de communication et de pensée de groupes humains, on se refuse bizarrement à considérer que leur activité relève d'une compétence artistique et culturelle. A partit de quatre cas analysés en détail, mais sans aucun vocabulaire technique, ce livre porte à la connaissance du grand public les trésors de créativité et d'esprit de finesse déployés par les programmeurs. Les " humanistes " et les littéraires découvriront alors toute la part sociale, artistique et passionnelle du métier de programmeur, qui est généralement rabattu sur sa seule composante technicienne. Si la programmation ne relève pas seulement du rationalisme cartésien, il faudra bien se résigner à porter un nouveau regard sur l'informatique ! Mais cet ouvrage s'adresse également aux informaticiens. A une identité professionnelle de spécialiste des machines et des langages formels on oppose ici le portrait du programmeur en écrivain, en urbaniste des signes, en architecte des équipements collectifs de l'intelligence/ Se dessinent alors les contours d'un huitième art, celui de la construction d'artefacts interactifs pour la communication et la pensée.
Résumé : Ce livre est le résultat de plusieurs années d'examen sincère. Il témoigne de la transformation intérieure de deux personnes. Pierre Lévy - auteur d'ouvrages sur la cyberculture, le virtuel, l'intelligence collective - et sa compagne Darcia Labrosse - peintre illustrateur - évoquent les étapes de leur recherche sur le chemin spirituel, et l'éveil en eux de la force qui les anime désormais. Chaque phrase de ce livre est l'expression d'une expérience directe. Rien que du vivant, ici, du vécu, avec tout ce que cela implique d'analyses, de constats dérangeants et de résolutions. Cette métamorphose, qui vient de l'intérieur, rejoint les enseignements bouddhistes, ceux de la kabbale, comme la sagesse des anciens. De la lecture de cet ouvrage, on ressort ragaillardi, transfiguré par la force que seuls peuvent dispenser les caractères qui ont surmonté une épreuve et trouvé leur équilibre.
La magie des mondes virtuels est désormais à la portée du grand public: le nombre d'utilisateurs des réseaux mondiaux de communication informatisé augmente de 10 % par mois. Le réseau Internet et le multimedia interactif annoncent une mutation dans les modes de communication et l'accès au savoir. Il émerge un nouveau milieu de communication, de pensée et de travail pour les sociétés humaines: le cyberspace. Comment notre culture en sera-t-elle affectée? N'aboutirons-nous qu'à une super-télévision où renouvellerons-nous le lien social dans le sens d'une plus grande fraternité? Pierre Lévy nous invite dans ce livre à ne plus penser en termes d'impact des techniques sur la société, mais de projet. Les nouveaux moyens de communication permettent aux groupes humains de mettre en commun leurs imaginations et leurs savoirs. Forme sociale inédite, le collectif intelligent peut inventer une "démocratie en temps réel". L'auteur situe le projet de l'intelligence collective dans une perspective anthropologique de longue durée. Après avoir été fondés sur le rapport au cosmos, puis sur l'appartenance aux territoires, et finalement sur l'insertion dans le processus économique, l'identité des personnes et le lien social pourraient bientôt s'épanouir dans l'échange des connaissances. "Cet essai fait ressortir avec maestria la nécessité impérieuse d'élargir le" connais-toi toi-même "vers" apprenons à nous connaître pour penser ensemble ", pour définir une éthique de l'hospitalité, une esthétique de l'invention, une économie des qualités humaines (...) A lire en état d'urgence."
La " machine univers ", c'est bien sûr l'ordinateur, qui semble enfin réaliser ce vieux rêve de l'humanité : celui d'une machine universelle, capable de tout calculer. Mais aussi bien plus que cela : car l'informatisation de la société fait émerger une nouvelle vision du monde, conçu comme un univers où tout serait calculable. C'est à cette véritable mutation anthropologique, comparable seulement à celle qui accompagna l'apparition de l'écriture, que Pierre Lévy s'intéresse dans ce livre profondément original. A partir d'une vaste enquête sur les nouvelles conditions technique de la création (picturale, musicale et scientifique), l'auteur dessine les lignes de force de la culture qui vient. Il montre que les simulations numériques et la mise en algorithmes des raisonnements scientifiques amènent à considérer les objets physiques, biologiques, et même les sujets humains, comme de simples systèmes de traitement de l'information, en effaçant cette partie essentielle du réel et de la culture qui ne sera jamais réductible par le calcul. MAis il montre aussi que la transformation contemporaine des manières de saisir la réalité, loin d'être une simple conséquence de l'informatisation, plonge de profondes racines dans a culture occidentale : elle apparaît comme le couronnement d'un processus multiséculaire, qui a lentement substitué la domination du calcul à celle du langage. La machine univers est le premier ouvrage d'envergure qui incite à penser l'informatique dans toutes ses dimensions philosophiques et anthropologiques. Ecrit dans une langue incisive et limpide, ce livre mène le lecteur des techniques contemporaines les plus sophistiquées à des perspectives entièrement originales sur l'histoire de l'art, des théories scientifiques concernant la vie et l'intelligence aux interrogations dernières sur le sens du devenir humain.
Narcisses pathologiques mégalomanes, prêts à tout pour réussir, Narcisses vulnérables, hypersensibles à la critique, dissimulant leur désir de toute-puissance derrière une façade d'humilité, les Narcisses sont de tous les fronts et font recette. Pour s'en prémunir, il faut pouvoir les reconnaître : Marie-France Hirigoyen propose ici une grille de lecture explicite et salutaire. Dans un monde toujours plus compétitif, les Narcisse occupent des positions de pouvoir au sein des affaires ou des médias, voire à la tête des Etats. Certains observateurs, confondant narcissisme et confiance en soi, considèrent que le renforcer permettrait d'affronter les maux de l'époque. Pourtant, les " psys " dénoncent régulièrement le rôle désastreux du narcissisme ambiant sur leurs patients : solitude, souffrance au travail, désordres amoureux... Pour comprendre cette réalité paradoxale, Marie-France Hirigoyen propose une enquête détonante nourrie de sa clinique. Elle pointe la confusion entre le narcissisme sain, qui permet d'avoir suffisamment confiance en soi pour s'affirmer, et le narcissisme pathologique consistant à se mettre en avant aux dépens des autres. Elle reprend la genèse de ce concept dans la psychanalyse freudienne, puis dans la psychanalyse américaine, qui l'a transformé en mettant l'accent sur l'" estime de soi " - participant ainsi d'un glissement de sens emblématique. Emaillé de nombreuses études de cas, histoires et récits de vie, ce livre explique ainsi de manière vivante et originale les dérives du monde moderne, où de plus en plus d'individus sont centrés sur eux-mêmes, " scotchés " à leurs écrans, " accros " aux réseaux sociaux pour se valoriser et exister uniquement dans le regard de l'autre. Mais il invite aussi, grâce à un dialogue renouvelé entre psychanalyse et sociologie, à mieux comprendre les traits narcissiques pour contrer l'ascension des Narcisse tout-puissants. Un projet indispensable pour notre avenir commun.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.