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Les journaux de Marivaux et le monde des "spectateurs"
Lévrier Alexis
SUP
38,00 €
Épuisé
EAN :9782840505273
Les spectateurs ont constitué, tout au long du XVIIIe siècle, un phénomène journalistique d'une extraordinaire vitalité. Des dizaines de périodiques se sont inspirés, en France, du Spectator de Steele et Addison, qui venait de connaître en Angleterre un succès sans précédent dans l'histoire de la presse. Le Spectateur français de Marivaux est le seul de ces journaux dont l'audience dépasse aujourd'hui le cercle des spécialistes. Ces périodiques oubliés méritent pourtant d'être redécouverts. Qu'ils se baptisent censeur , misanthrope , spectatrice , spectateur suisse ou inconnu , les auteurs de ces feuilles volantes ont largement contribué à renouveler le ton du journalisme littéraire. Les trois périodiques de Marivaux occupent, bien entendu, une place centrale dans l'histoire de ces journaux. Mais, aux yeux mêmes de ses confrères, l'auteur du Spectateur français est demeuré un modèle insaisissable, trop singulier pour être vraiment imité. C'est la naissance de ce monde des spectateurs , dominé par la figure inclassable de Marivaux, que cet ouvrage tente de raconter. . . Docteur en littérature française du XVIIIe siècle, Alexis Lévrier est maître de conférences à l'Université de Reims. Ses recherches portent sur le journalisme littéraire au XVIIIe siècle, et notamment sur les spectateurs d'expression française.
La télévision est un média, qui divertit, informe et cultive. Elle procure mille émotions et donne accès à un monde immense de connaissances et de savoirs. La télévision est aussi une invention. C'est sans doute l'innovation du XXe siècle qui, jusqu'à nos jours, a pris la plus grande place dans la vie quotidienne de chacun. Cette invention n'est pas l'oeuvre d'un seul homme, mais d'une foule de scientifiques, de techniciens, d'ingénieurs, d'amateurs éclairés, de bricoleurs géniaux, qui ont construit depuis la fin du XIXe siècle, une machinerie mondiale de création, de transport et de diffusion des images. Ce sont les rêves, les aventures et les réalisations de ces pionniers et de leurs successeurs que raconte ce livre. Ces hommes n'ont pas pu agir seuls. Pour parvenir à leurs fins, il leur a fallu convaincre ceux qui organisent la société et financent les grandes infrastructures, les hommes politiques. L'homme politique se méfie de la télévision. Il cherche à la contrôler. Mais la télévision le fascine. Par le surcroît de pouvoir qu'il croit y trouver, mais aussi parce que le public aime la télévision et qu'il en demande toujours davantage et de meilleure qualité. L'ingénieur fabrique des jouets, que l'homme politique s'empresse d'offrir à ses concitoyens. Ce pacte a fonctionné pendant des décennies, lorsque la télévision grandissait de l'ère mécanique à l'ère analogique. Ce sont aussi ces rencontres entre politiques et ingénieurs qui tissent la trame de ce récit.
Qu'est-ce qu'un journal ? Un contenu, ou un objet ? Mais peut-on vraiment penser l'un sans l'autre, le texte sans le support, l'esprit sans la matière du journalisme ? Or, le visage de la presse n'a cessé de se transformer au cours des siècles, depuis la naissance du journal jusqu'à ses derniers avatars au troisième millénaire. Cet ouvrage propose donc un parcours dans l'histoire de la presse, envisagée sous l'angle de sa matérialité : du Mercure galant, grand mensuel mondain de l'Ancien Régime, aux nouveaux outils d'information en ligne, tels Twitter, ce sont plus de trois siècles de pratiques journalistiques qui sont ici analysés. D'abord satellite du livre, le journal s'est peu à peu constitué en média autonome au cours du XVIIIe siècle, au point d'imposer son format, ses standards de mise en page, sa légèreté et sa mobilité. Il se massifie au XIXe siècle, et intègre les nouveaux modes de reproduction de l'image, devenus plus tard indispensables pour affronter la concurrence de l'audiovisuel. Au seuil du XXIe siècle, un autre défi s'impose enfin à la presse : imaginer un journal sans papier. L'ambition de ce livre est ainsi de lire l'avenir de la presse à la lumière de son histoire matérielle, et de ses métamorphoses passées et présentes.
Résumé : Shaper, raboter, glasser, poncer... Ce Guide du Shape inédit vous propose d'aborder de façon didactique, claire et détaillée toutes les étapes de la fabrication d'une planche de surf. Un processus à connaître pour tout surfeur qui se respecte ! Plongez également au coeur des matériaux qui composent nos planches, écoutez les conseils des meilleurs shapers et apprivoisez des techniques avancées pour, à votre tour, tenter l'expérience envoûtante du shape.
Tabeaud Martine ; Browaeys Xavier ; des Gachons An
Des centaines d'aquarelles. Un seul et même motif : le ciel de la Champagne. André des Gachons (1871-1951), artiste peintre, météorologue bénévole, a saisi presque chaque jour, pendant près de quarante ans, des instantanés du paysage céleste. Il les a associés à des relevés météorologiques. A l'état de l'air, il a ajouté un tableau du ciel, dont les couleurs et les formes changeantes devaient permettre de prévoir le temps du lendemain. Au temps de la Grande Guerre, ces oeuvres sont des documents de premier ordre, lorsqu'on les met en regard des témoignages des soldats et des officiers, qui étaient dans la boue des tranchées, les nacelles des ballons, à bord des avions ou derrière les canons. La "météo" était l'une de leurs préoccupations quotidiennes. Chaque jour, André des Gachons a donné des couleurs au temps. Il nous a laissé des ciels de Champagne qui entrent ainsi dans l'histoire de la guerre 1914-1918.
Ahmad Zaki fut entre 1892 et 1934 l'une des figures les plus dynamiques de la vie culturelle égyptienne : polyglotte, traducteur, bibliophile, philologue, homme d'érudition, mais épris de modernité et de voyages. A l'aise tant dans la culture arabe que française, il stupéfiait déjà ses contemporains par l'ampleur de ses connaissances et sa liberté d'esprit. Le tour d'Europe qu'il effectua à partir de 1892 et dont on présente ici la traduction intégrale a tout pour nous étonner encore aujourd'hui par éclectisme dont il témoigne. Rédigeant ses feuillets à la diable, d'où un style singulièrement alerte, l'auteur nous fait partager le regard qu'il porte à la fois en humaniste, en ethnographe amateur et en touriste bon vivant, sur l'Italie, la France, l'Angleterre, le pays de Galles, la péninsule Ibérique, auréolée pour lui du souvenir d'Al-Andalus et de ses splendeurs. Chemin faisant, ce qui se construit, dans ce récit au ton personnel, mi-parti d'humour et de souci patriotique, c'est aussi un discours occidentaliste, véhiculant savoir et représentations moins de "l'Autre", que des autres, mais sans aucune lourdeur dogmatique.