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Une mouche (être ou ne pas être). Cabaret
Levin Hanokh ; Sendrowicz Laurence
THEATRALES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782842605193
Un homme qui fait la démonstration qu'il n'est pas une mouche ; des frustrés qui cultivent leurs fantasmes plutôt que de vivre ; un garçon trop honnête qui cherche à séduire une fille en bonne santé ; un amateur de bananes qui se perd en métaphores ramollies ; une épouse qui, au lieu de passer le sel, passe un savon à son mari... autant de figures qui composent cet inventaire à la Levin autour de la relation plus ou moins sentimentale, toujours compliquée, entre Elle et Lui. Ce nouveau recueil de sketchs et de chansons propose un cabaret jubilatoire, ordonnancé par sa traductrice Laurence Sendrowicz, où les histoires d'amour finissent, comme toujours chez cet auteur, en rendez-vous manqués mais jamais désespérés. Son humour, salvateur et jouissif, même dans les pires situations, est une véritable boîte à jeu où tout semble permis. Bien sûr, Levin pointe ainsi notre condition d'êtres humains animés par éros. Mais sous la pulsion de vie, il invente aussi la pulsion du petit, du flasque, du ratatiné. Et il le fait avec la tendresse inhérente à son regard et à son écriture. Car nous ne sommes pas des mouches. Quoique...
Poursuivant l'exploration de l'?uvre dramatique de Hanokh Levin, figure majeure de la scène israélienne contemporaine, ce volume rassemble trois pièces choisies pour la diversité de leur écriture et l'intérêt de leur thématique. Le Soldat ventre-creux, variation sur le thème d'Amphitryon... sans Amphitryon Après Plaute, Molière et d'autres, Levin revisite le personnage de Sosie pour poser la question de l'identité volée, bafouée, revendiquée. Dans un style tour à tour grotesque, tragique et finalement lyrique, il tisse une fable sur la guerre, sur l'identité confisquée et sur cette obstination qui résiste, envers et contre tout, à la raison du plus fort. Funérailles d'hiver, conte cruel et fantastique où deux familles, voulant fuir une mauvaise nouvelle pour sauver un événement joyeux, se dévoilent dans leur égoïsme le plus féroce. Au fil de situations de plus en plus burlesques, Levin dépeint l'horreur d'une société prête à enjamber des cadavres pour atteindre un but finalement dérisoire. Sur les valises, l'une des pièces les plus mélancoliques de Levin, déroule la vie de tout un quartier, dont les habitants ne supportent plus la petitesse de leur existence. Comédie chorale où le désir d'autre chose ne peut se concrétiser que par une valise que l'on fait et que l'on défait... jusqu'au jour où l'on se retrouve emballé dans son linceul. Qu'il situe l'action dans le microcosme de la famille ou du quartier, à Tel-Aviv ou dans un ailleurs géographique improbable, dans un espace abstrait ou symbolique, Levin invente une forme de tragi-comédie moderne, mélange de provocation, d'humour et de poésie, mais aussi de cruauté et de compassion pour le genre humain. Un théâtre qui parle du monde d'aujourd'hui, à la manière d'aujourd'hui.
Levin Hanokh ; Carnaud Jacqueline ; Sendrowicz Lau
Dans les trois pièces de ce recueil, Hanokh Levin crée une forme de tragédie moderne qui traduit sa vision du monde sans l'inscrire dans une réalité précise, tout en laissant une grande place à l'interprétation. L'Empereur. Dans cette reprise du mythe d'Ion, la jeunesse est sacrifiée et le salut, absent. Le jour de l'anniversaire de l'Empereur, devant le palais où accourt la foule, se rencontrent un orphelin qui rêve de retrouver les bras de sa mère, une princesse qui souhaite connaître son avenir et un couple royal qui espère, avant de mourir, obtenir une descendance. Le choc de leurs aspirations pose la question de la filiation et de l'implacabilité du destin. Fantasmagories. Un enfant est projeté dans l'horreur du monde en découvrant que ses nobles parents ne sont que des faux-semblants, qu'il est le fils de misérables paysans et qu'il doit être conduit au palais pour y être castré et devenir l'un des eunuques de l'impératrice. Pourtant, on lui avait prédit qu'il épouserait une princesse. Fût-elle morte, dût-elle le conduire à sa propre mort, l'enfant, jusqu'au bout, s'accrochera à cette chimère, subjugué par toutes les illusions, dont celles du théâtre. Mise à mort. Entre le groupe des bourreaux et celui des victimes, les jeux sont faits d'emblée : un être humain sera désigné pour mourir après avoir subi les pires humiliations. Bien qui" élue" pour changer la marche du monde, l'une des victimes échoue aux trois épreuves auxquelles elle accepte de se soumettre : l'amour, la servitude, la pitié. A travers ce dispositif, Levin nous permet d'observer jusqu'où l'homme est capable d'aller pour avoir la vie sauve. Mise à mort dialogue avec les mystères du Moyen-Age, L'Empereur avec la tragédie grecque, et Fantasmagories est une pure création. Se déploie ici une langue théâtrale renouvelée où l'abstraction de l'intrigue naît de situations effroyablement concrètes, servies par des dialogues d'une extrême concision poétique. Dans ce théâtre de la cruauté, Levin transforme le plateau en un lieu où va s'accomplir un mystérieux sacrifice. Au centre de l'action, des corps humains, torturés et humiliés, avancent inéluctablement vers la mort. Dans une succession de situations dérangeantes et violentes, Levin met à nu les mécanismes de l'âme humaine, révélés dans toute leur horreur au XXe siècle.
Histoires sentimentales sur un banc public réunit pour la première fois en France une sélection de nouvelles de Hanokh Levin, une figure majeure du théâtre israélien contemporain. Qu'il s'agisse du fossoyeur dont l'auteur s'interroge sur ce qu'il voit lorsqu'il se trouve dans la tombe en plein enterrement, de couples d'amoureux qui cherchent - sans jamais l'obtenir - une satisfaction méritée, d'un homme qui s'amuse à s'introduire chez les gens pour leur voler leur intimité et se sentir petit,Levin sonde les fondements de l'âme humaine. Mettant en scène des individus embourbés dans leur incapacité à concrétiser leurs aspirations, il suit, dans une prose extrêmement travaillée et précise, les méandres des pensées de ses personnages dont il révèle la médiocrité. A la manière d'un Kafka ou d'un Beckett, mais dansune langue incomparable, il montre l'absurdité de nos vies, toujours avec humour, parfois même avec tendresse. Un auteur résolument irrévérencieux et libre.
Ce recueil rassemble des textes courts et des chansons que Hanokh Levin a écrits tout au long de sa vie pour ses cabarets satiriques.Ces sketches nous emportent dans le tourbillon survolté d'une désillusion jubilatoire, toujours plus loin dans l'irrévérence décalée. S'y succèdent des personnages qui peinent à appréhender la vie, aussi bien dans les situations simples du quotidien que face aux grandes questions politiques. Lorsqu'il traite des petites choses de l'existence, Levin cisèle chaque sketch en fable sur la condition humaine. Lorsqu'il s'inquiète du devenir de son pays, il renvoie l'image féroce d'une société séduite par le pire.L'écriture fulgurante de Levin atteint, dans ces formes courtes, une force et un humour rares. Comment ne pas nous reconnaître dans le miroir, terrible et drôle, que nous tend cet auteur à la voix si puissante et si humaine?
Maxime a hérité de son père, le Renard du Nord, l'habitude de cavaler sous les étoiles, harcelé par sa mère, tandis que se rejouent les intrigues de famille entre mari, femme et amant. La pièce interroge le statut de la parole; une parole triomphante qui séduit et qui tue. À tous ceux qui! scandent successivement, comme des toasts collectifs, les trois générations d'une même famille réunies en ce dimanche d'été. Ils ont tourné le dos au gouffre et guettent la vie qui vient. Une forme d'oratorio macabre. Dans La Comédie de Saint-Étienne, dix figures questionnent le corps de l'acteur. Au bout d'un chassé-croisé agité, elles assistent désemparées à la prise de pouvoir de ceux que l'on peut nommer « les personnages ». Question de théâtre Des humains piégés dans leurs tics de langage, des marionnettes en morceaux, un humour glacé. Trois pièces vives à l'écriture ciselée. Un des auteurs les plus novateurs de ce siècle. À lire, à jouer, à rire!
Des pluies diluviennes se sont abattues sur un petit village isolé. La vague de boue a éventré la salled'écriture, où des habitants se réunissaient pour recueillir les souvenirs; depuis l'exode de leurs enfants, ils avaient écrit leur histoire. Maintenant, tout est à refaire. Secondé par Danny-l'Enfant-Seul, l'unique enfant demeuré sur place, Samuel entreprend d'immortaliser l'?uvre de son groupe d'écrivains au moment même où ceux-ci s'apprêtent à l'abandonner. "Nos cultures et nos mémoires sont comparables à ces vieillards qui luttent contre une disparition inévitable. Un monde se meurt... De quoi sera fait le prochain?", interroge Michel Marc Bouchard. Un texte émouvant, une réflexion sur la mémoire et l'écriture, avec l'humour et la poésie que l'on connaît à l'auteur des Muses orphelines.
Ce n'est pas une pièce de théâtre ; ce sont des textes, des monologues, des histoires, des confrontations, des petites scènes dialoguées à deux, des fragments à dire, à jouer. Un peu comme les rifts d'une partition musicale... Des états, des attitudes, des émotions. Chacun peut se les approprier et le nombre d'acteurs n'est pas limité. Pas de suite logique dans les textes, pas de noms de personnages. C'est là dans une forme brute pour que chacun puisse mettre son univers dessus. Véritables écritures contemporaines, ces Chroniques 2 font suite aux Chroniques des jours entiers, des nuits entières. Elles se répondent et constituent une matière vive pour de nouvelles formes théâtrales.
Jojo est un solo boy urbain. Dans une rue déserte, il traîne avec un ballon de foot crevé pendant que ses parents sont partis au soleil. Surgissent deux fées un peu déglinguées, Anita et sa vieille mère Jilette. Des fées comme dans les contes, mais désoeuvrées, au RMI (Revenu Magique d'Insertion). Anita confie au garçon la mémé qui perd la boule, mais cette dernière disparaît. Commence alors pour Jojo, parti à sa recherche, un parcours initiatique qui l'emmène de la grande forêt aux séances de désintoxication d'une clinique pour superhéros paumés (Batman, Billy Juan Poucet dit le P'tit...). Ces rencontres étonnantes le conduiront à la recherche de son identité.Avec une langue vive, un style d'aujourd'hui détournant le langage des jeunes, Stéphane Jaubertie aborde le thème de la connaissance de soi, du rapport aux autres et à la réalité. C'est touchant, drôle: un bonheur à lire et à jouer.