Histoires sentimentales sur un banc public réunit pour la première fois en France une sélection de nouvelles de Hanokh Levin, une figure majeure du théâtre israélien contemporain. Qu'il s'agisse du fossoyeur dont l'auteur s'interroge sur ce qu'il voit lorsqu'il se trouve dans la tombe en plein enterrement, de couples d'amoureux qui cherchent - sans jamais l'obtenir - une satisfaction méritée, d'un homme qui s'amuse à s'introduire chez les gens pour leur voler leur intimité et se sentir petit,Levin sonde les fondements de l'âme humaine. Mettant en scène des individus embourbés dans leur incapacité à concrétiser leurs aspirations, il suit, dans une prose extrêmement travaillée et précise, les méandres des pensées de ses personnages dont il révèle la médiocrité. A la manière d'un Kafka ou d'un Beckett, mais dansune langue incomparable, il montre l'absurdité de nos vies, toujours avec humour, parfois même avec tendresse. Un auteur résolument irrévérencieux et libre.
Résumé : Popper (1976) est un drame conjugal ayant pour point de départ un doigt dans le nez. Alors que Shvartziska se cure le nez, son mari, Shvartz, entre. A peine a-t-elle le temps de retirer son doigt que, pour des raisons obscures, son mari souhaite absolument l'embrasser. Shvartziska refuse ; Shvartz, qui ignore la raison de son refus, s'en offusque. Le soir, paniquée, Shvartziska demande conseil à Popper, le meilleur ami du couple. Lorsqu'il l'apprend, Shvartz enrage de savoir Popper, ce célibataire malheureux, au courant de leur intimité. Ce qui n'était qu'une colère devient une obsession. Qui sera la première victime de l'hystérie de Shvartz ? Dans Popper, archétype des comédies absurdes de Levin, l'auteur alterne dialogues courts et tirades, mêle le burlesque aux mots d'esprit, l'humour au tragique. Il ajoute même de la fantaisie avec des chansons de variété. Voici une pièce d'Hanokh Levin, mariage de la comédie et du drame, où les personnages, qu'ils soient amants, amis, amoureux, s'ennuient avec gaieté, pleurent en riant, se haïssent en chantant.
Deux hommes et une femme célibataires abordent la quarantaine avec l'envie forte de rencontrer l'âme soeur et de se marier. Oui, mais... pas si simple. Car comment trouver et faire l'amour quand l'un s'accroche à ses petites économies, l'autre à son stock de capotes, unique héritage d'un père aux investissements étonnants, et la troisième à sa pharmacie? Joyeux trio de constipés du coeur, où chacun tente en vain de dépasser sa propre mesquinerie... Et si, à quarante ans, l'espoir peut encore pointer son nez, si l'on peut encore rêver à une communion de biens ou, à défaut, à un hypothétique Texas peuplé de filles pulpeuses, que se passe-t-il vingt ans plus tard, avec les mêmes aspirations et le même refus de donner? Car chez Hanokh Levin où l'humour féroce côtoie la tendresse pour les paumés, l'âge ne rend les gens ni plus intelligents ni plus généreux et ces trois protagonistes, symboles d'une humanité médiocre, finiront seuls. A se demander quand se lèvera le rideau leur masquant la scène flamboyante où ils pourront vivre enfin... Marianne James, Patrick Braoudé et Lionel Abelanski, comédiens eux aussi "insatiables", incarnent avec verve cette farce cruelle et haute en couleurs, dans la mise en scène de Guila Braoudé au Studio des Champs- Elysées à la rentrée 2009.
L'?uvre dramatique de Hanokh Levin est indissociable d'une critique acerbe de la réalité politique, sociale et culturelle de l'Etat d'Israël. Avec une perspicacité peu commune, Levin n'a cessé de mettre en garde ses concitoyens contre les conséquences délétères d'une occupation prolongée des territoires conquis. Son engagement politique, exprimé à travers le théâtre au lendemain de la guerre de 1967, ne cessera d'évoluer, de pair avec son écriture dramatique. C'est avec le cabaret satirique qu'il fait ses premières armes sur la scène. Puisant dans les références culturelles du peuple juif et dans la mémoire collective d'Israël, Levin brocarde la notion de "guerre juste" et s'en prend aux valeurs que le pays, plongé dans un conflit apparemment sans fin, est venu à tenir pour sacrées: la force, l'héroïsme, le sacrifice. Les extraits de satires présentes ici témoignent d'un humour mordant et d'une critique sans concession des vainqueurs. Shitz, montée en 1975 en réaction à la guerre de 1973, est une farce grotesque qui retrace la résistible ascension de Peltz, un arriviste qui pense pouvoir s'enrichir grâce à la guerre. Les Femmes de Troie, écrite en 1984 alors qu'Israël poursuit son intervention au Liban, est une tragédie moderne. Tout comme Euripide, dont il s'inspire, Levin se place du côté des vaincus et dénonce l'inanité de la guerre. Meurtre, créée en 1997, a pour toile de fond la première Intifada, l'assassinat du Premier ministre Itzhak Rabin et l'échec annoncé des accords d'Oslo. En trois actes, espacés dans le temps, Levin dissèque l'impitoyable engrenage de la violence.
Les hommes ont tendance à vivre en jouant avec logique à certains jeux"" dans leurs relations avec autrui. Ils jouent à ces jeux pour toutes sortes de raisons: pour éviter d'affronter la réalité, pour cacher des motifs profonds, pour rationaliser leurs activités, ou pour rester ""en dehors du coup"". Ces jeux - sauf quand ils se révèlent destructeurs - sont à la fois souhaitables et nécessaires. Le docteur Berne présente une analyse fascinante de trente-six jeux qu'il classe sous diverses rubriques: les ""jeux vitaux"" qui transcendent un mode spécifique de réaction dans une situation donnée, et affectent chaque action du joueur; les ""jeux conjugaux"", auxquels deux personnes peuvent recourir afin de supporter une vie de frustration ou d'insatisfaction (un jeu conjugal des plus joués est celui de ""la femme frigide"", où l'un des deux joueurs provoque une discussion menant à la colère, à l'aliénation des sentiments, pour éviter les rapports sexuels); les ""jeux sexuels"", où quelqu'un provoque des réactions sexuelles chez quelqu'un d'autre, puis, agit comme si lui ou elle était la victime innocente; les ""jeux de société"", sociaux par définition, et qui vont du cancan perpétuel au gémissement chronique; les ""jeux des bas-fonds"" tel que ""aux gendarmes et aux voleurs"", pratiqués le plus souvent pour des gains matériels, mais pouvant aussi viser à des avantages psychologiques; les ""jeux du cabinet de consultation"", peuvent être joués par un malade avec un médecin afin d'éviter la guérison. Le docteur Berne, poursuit dans cet ouvrage le développement et l'élaboration d'un concept qu'il a déjà décrit pour le spécialiste, et qu'il emploie dans son nouveau système de psychiatrie individuelle et sociale, où la thérapeutique de groupe tient lieu de méthode fondamentale, et où l'analyse des jeux forme un élément majeur du traitement. Le docteur Berne montre en outre comment ce concept peut aider à prendre une nouvelle conscience de soi, ainsi qu'à mener une existence plus constructive. Ce livre dont le succès est considérable aux Etats-Unis, traite de façon concise, claire et spirituelle un sujet profondément sérieux qui concerne chacun de nous de la façon la plus intime.
Résumé : Aventures, portraits et rencontres avec : Marisa Berenson - Jean-Pierre Léaud - Carla Bruni-Sarkozy - Les drogués de la suite Overdose - Les fidèles de la Médaille miraculeuse - Benoît XVI - Satan - Kenneth Anger - Pierre Molinier - Jean-Jacques Schuhl - Oscar Wilde - Pierre Drieu La Rochelle - Louis Malle - Naomi Campbell - Islam Karimov - Le Dragon Eye - Edwige - Les rats du Montalembert - Cuki au BB gun - Renée Vivien - Jacques de Bascher - Malcom Lowry - Les amis d'Henri de Régnier - Pierre Le-Tan - Chloë Sevigny - Saint Tropez 78 - Patty Hearst - Francis Ford Coppola - Yves Saint Laurent... De 2013 à aujourd'hui, une quarantaine d'articles de fantaisie dont plusieurs inédits en français. Le press-book d'un monomane en reflet des Rameaux noirs, parus en août 2017.
Longtemps, je ne sus quasiment rien de Paol hormis ces quelques bribes arrachées.« Sous le régime de Vichy, une lettre de dénonciation aura suffi. Début septembre 1943, Paol, un ex-officier colonial, est arrêté par la Gestapo dans un village du Finistère. Motif : "inconnu". Il sera conduit à la prison de Brest, incarcéré avec les "terroristes", interrogé. Puis ce sera l?engrenage des camps nazis, en France et en Allemagne. Rien ne pourra l?en faire revenir. Un silence pèsera longtemps sur la famille. Dans ce pays de vents et de landes, on ne parle pas du malheur. Des années après, j?irai, moi, à la recherche de cet homme qui fut mon grand-père. Comme à sa rencontre. Et ce que je ne trouverai pas, de la bouche des derniers témoins ou dans les registres des archives, je l?inventerai. Pour qu?il revive. » J.-L.C.Le grand livre que Jean-Luc Coatalem portait en lui.Notes Biographiques : Jean-Luc Coatalem, écrivain et rédacteur en chef adjoint à Géo, a publié notamment Je suis dans les mers du Sud (Grasset, 2001, prix des Deux-Magots), Le Gouverneur d?Antipodia (Le Dilettante, 2012, prix Nimier), Nouilles froides à Pyongyang (Grasset, 2013), et, chez Stock, Fortune de mer (2015) et Mes pas vont ailleurs (2017, prix Femina Essai).
Né en 1889, Jean Cocteau était un artiste protéiforme et prolifique: graphiste, dessinateur, dramaturge, cinéaste et écrivain, proche de créateurs européens majeurs ? de Picasso à Coco Chanel en passant par Marcel Proust ?, il compte parmi les personnages qui ont influencé son époque. Mort en 1963, il est l?auteur, chez Stock, de La voix humaine, Orphée, Opium, Le grand écart, Le Potomak et Le coq et l?arlequin.