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Les insatiables
Levin Hanokh ; Sendrowicz Laurence
THEATRALES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782842603885
Deux hommes et une femme célibataires abordent la quarantaine avec l'envie forte de rencontrer l'âme soeur et de se marier. Oui, mais... pas si simple. Car comment trouver et faire l'amour quand l'un s'accroche à ses petites économies, l'autre à son stock de capotes, unique héritage d'un père aux investissements étonnants, et la troisième à sa pharmacie? Joyeux trio de constipés du coeur, où chacun tente en vain de dépasser sa propre mesquinerie... Et si, à quarante ans, l'espoir peut encore pointer son nez, si l'on peut encore rêver à une communion de biens ou, à défaut, à un hypothétique Texas peuplé de filles pulpeuses, que se passe-t-il vingt ans plus tard, avec les mêmes aspirations et le même refus de donner? Car chez Hanokh Levin où l'humour féroce côtoie la tendresse pour les paumés, l'âge ne rend les gens ni plus intelligents ni plus généreux et ces trois protagonistes, symboles d'une humanité médiocre, finiront seuls. A se demander quand se lèvera le rideau leur masquant la scène flamboyante où ils pourront vivre enfin... Marianne James, Patrick Braoudé et Lionel Abelanski, comédiens eux aussi "insatiables", incarnent avec verve cette farce cruelle et haute en couleurs, dans la mise en scène de Guila Braoudé au Studio des Champs- Elysées à la rentrée 2009.
Les pièces rassemblées dans ce volume appartiennent à l'une des formes théâtrales de prédilection de Levin: la comédie. Elles décrivent le combat quotidien de petites gens. L'action se situe dans l'espace restreint de la maison ou du quartier, microcosme de la société toute entière. L'intrigue et le parcours des personnages reproduisent le cycle de la vie entre la naissance et la mort. Yaacobi et Leidental, à l'humour ravageur, propose un spectacle de cabaret métaphysique, avec musique et chanson. Kroum l'Ectoplasme rentre au pays. Il n'a rien vu, rien appris, rien vécu, mais revient avec la conviction que les humains sont définitivement classables en deux catégories: ceux qui savent profiter de la vie et ceux qui en sont incapables. Une Laborieuse Entreprise: après trente ans de vie commune, Yona Popokh décide de quitter sa femme. Il prend cependant soin de dresser un constat d'échec lucide et d'un humour cinglant. Prématurément disparu en août 1999, Hanokh Levin laisse derrière lui plus de 50 pièces dont 28 ont été représentées dans les plus importants théâtres en Israël. Son oeuvre est traduite dans le monde entier. Qu'il soit ancré dans la réalité quotidienne, qu'il s'inspire de la mythologie ou qu'il revête la forme du drame épique, son théâtre s'interroge sur la finalité d'une existence fondamentalement vouée à l'échec.
Résumé : Popper (1976) est un drame conjugal ayant pour point de départ un doigt dans le nez. Alors que Shvartziska se cure le nez, son mari, Shvartz, entre. A peine a-t-elle le temps de retirer son doigt que, pour des raisons obscures, son mari souhaite absolument l'embrasser. Shvartziska refuse ; Shvartz, qui ignore la raison de son refus, s'en offusque. Le soir, paniquée, Shvartziska demande conseil à Popper, le meilleur ami du couple. Lorsqu'il l'apprend, Shvartz enrage de savoir Popper, ce célibataire malheureux, au courant de leur intimité. Ce qui n'était qu'une colère devient une obsession. Qui sera la première victime de l'hystérie de Shvartz ? Dans Popper, archétype des comédies absurdes de Levin, l'auteur alterne dialogues courts et tirades, mêle le burlesque aux mots d'esprit, l'humour au tragique. Il ajoute même de la fantaisie avec des chansons de variété. Voici une pièce d'Hanokh Levin, mariage de la comédie et du drame, où les personnages, qu'ils soient amants, amis, amoureux, s'ennuient avec gaieté, pleurent en riant, se haïssent en chantant.
Dans ce recueil de sketches et de chansons (choisis, traduits et adaptés par Laurence Sendrowicz au sein de plusieurs recueils de sketches de Levin publiés en Israël), l'auteur nous plonge avec son humour incomparable dans un bain bouillonnant de personnages progressant vers le bout de leur humanité. Car c'est bien la porte de sortie de la vie que montre Levin : parfois certains regrettent d'être nés (à quoi bon pour vivre une existence misérable ?), d'autres s'accrochent à cette laborieuse entreprise comme à un radeau de sauvetage. Mais la force de Levin, au-delà d'une maîtrise totale des situations théâtrales, réside dans l'amour, tantôt paternel, tantôt réprobateur tout de même, qu'il maintient pour ses personnages, afin de les absoudre de ces courtes vues.
Levin Hanokh ; Carnaud Jacqueline ; Sendrowicz Lau
Dans les trois pièces de ce recueil, Hanokh Levin crée une forme de tragédie moderne qui traduit sa vision du monde sans l'inscrire dans une réalité précise, tout en laissant une grande place à l'interprétation. L'Empereur. Dans cette reprise du mythe d'Ion, la jeunesse est sacrifiée et le salut, absent. Le jour de l'anniversaire de l'Empereur, devant le palais où accourt la foule, se rencontrent un orphelin qui rêve de retrouver les bras de sa mère, une princesse qui souhaite connaître son avenir et un couple royal qui espère, avant de mourir, obtenir une descendance. Le choc de leurs aspirations pose la question de la filiation et de l'implacabilité du destin. Fantasmagories. Un enfant est projeté dans l'horreur du monde en découvrant que ses nobles parents ne sont que des faux-semblants, qu'il est le fils de misérables paysans et qu'il doit être conduit au palais pour y être castré et devenir l'un des eunuques de l'impératrice. Pourtant, on lui avait prédit qu'il épouserait une princesse. Fût-elle morte, dût-elle le conduire à sa propre mort, l'enfant, jusqu'au bout, s'accrochera à cette chimère, subjugué par toutes les illusions, dont celles du théâtre. Mise à mort. Entre le groupe des bourreaux et celui des victimes, les jeux sont faits d'emblée : un être humain sera désigné pour mourir après avoir subi les pires humiliations. Bien qui" élue" pour changer la marche du monde, l'une des victimes échoue aux trois épreuves auxquelles elle accepte de se soumettre : l'amour, la servitude, la pitié. A travers ce dispositif, Levin nous permet d'observer jusqu'où l'homme est capable d'aller pour avoir la vie sauve. Mise à mort dialogue avec les mystères du Moyen-Age, L'Empereur avec la tragédie grecque, et Fantasmagories est une pure création. Se déploie ici une langue théâtrale renouvelée où l'abstraction de l'intrigue naît de situations effroyablement concrètes, servies par des dialogues d'une extrême concision poétique. Dans ce théâtre de la cruauté, Levin transforme le plateau en un lieu où va s'accomplir un mystérieux sacrifice. Au centre de l'action, des corps humains, torturés et humiliés, avancent inéluctablement vers la mort. Dans une succession de situations dérangeantes et violentes, Levin met à nu les mécanismes de l'âme humaine, révélés dans toute leur horreur au XXe siècle.
Ce n'est pas une pièce de théâtre ; ce sont des textes, des monologues, des histoires, des confrontations, des petites scènes dialoguées à deux, des fragments à dire, à jouer. Un peu comme les rifts d'une partition musicale... Des états, des attitudes, des émotions. Chacun peut se les approprier et le nombre d'acteurs n'est pas limité. Pas de suite logique dans les textes, pas de noms de personnages. C'est là dans une forme brute pour que chacun puisse mettre son univers dessus. Véritables écritures contemporaines, ces Chroniques 2 font suite aux Chroniques des jours entiers, des nuits entières. Elles se répondent et constituent une matière vive pour de nouvelles formes théâtrales.
Grosse patate est le surnom qu?on lui donne à l?école parce qu?elle mange tout le temps surtout quand elle s?ennuie. Elle, elle sait qu?elle est ronde et douce. Dans sa classe il y a Rosemarie la timide, sa meilleure amie, Rémi son souffre-douleur trouillard comme une fille, Hubert qui est très beau et très bête et dont tout le monde est amoureux. La maîtresse se fâche quand elle s?aperçoit qu?on maltraite Rémi, elle se fâche aussi lorsque Rémi, qui ne se laisse plus faire, devient général d?une armée secrète pas si secrète que ça. Grosse patate essaie de comprendre le monde à travers des exercices de maths où il ne faut pas multiplier les tomates et les bananes et en regardant Rémi qui a une ombre de petite fille. Dans ses rêves elle rencontre l?Homme en noir qui l?aide aussi à mieux comprendre. Grosse patate raconte tout cela dans son journal, la tristesse, le bonheur, les interrogations, les adultes qui répondent toujours n?importe quoi. Elle préfère être Arakis le chat qui parcourt le monde que Narcisse qui reste collé à son miroir. Elle sait qu?elle va devenir grande. Ce texte, le premier de Dominique Richard, est drôle, cruel comme l?enfance et traite, sans avoir l?air de rien, de sujets graves comme l?amitié, l?amour, le deuil, la différence, dans une langue vive et inventive.
De temps en temps, Monsieur Barbe-Bleue sort de son conte où se rejoue indéfiniment la scène bien connue du meurtre de sa belle qui a ouvert la porte qu'il ne fallait pas ouvrir, et part en voyage. Ses voyages le mènent dans le monde d'aujourd'hui. Il y rencontre des personnages qui ont un coup de bleu: deux jeunes filles qui, après avoir volé une paire de chaussures, vont se noyer de honte, une vieille dame désespérée de ne plus habiter au bord de l'eau et qui va s'y laisser glisser... Dans le conte, soeur Anne ne voit jamais rien venir et le frère de la belle arrive toujours trop tard. Le grand K, ordonnateur des événements, suit Barbe-Bleue, du conte au monde d'aujourd'hui et finit par le tuer. Bruno Castan poursuit avec Coup de bleu sa confrontation des contes avec la réalité.
Des pluies diluviennes se sont abattues sur un petit village isolé. La vague de boue a éventré la salled'écriture, où des habitants se réunissaient pour recueillir les souvenirs; depuis l'exode de leurs enfants, ils avaient écrit leur histoire. Maintenant, tout est à refaire. Secondé par Danny-l'Enfant-Seul, l'unique enfant demeuré sur place, Samuel entreprend d'immortaliser l'?uvre de son groupe d'écrivains au moment même où ceux-ci s'apprêtent à l'abandonner. "Nos cultures et nos mémoires sont comparables à ces vieillards qui luttent contre une disparition inévitable. Un monde se meurt... De quoi sera fait le prochain?", interroge Michel Marc Bouchard. Un texte émouvant, une réflexion sur la mémoire et l'écriture, avec l'humour et la poésie que l'on connaît à l'auteur des Muses orphelines.