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Théâtre choisi. Volume 1, Comédies : Yaacobi et Leidental. Kroum l'ectoplasme. Une laborieuse entrep
Levin Hanokh
THEATRALES
19,50 €
Épuisé
EAN :9782842600778
Les pièces rassemblées dans ce volume appartiennent à l'une des formes théâtrales de prédilection de Levin: la comédie. Elles décrivent le combat quotidien de petites gens. L'action se situe dans l'espace restreint de la maison ou du quartier, microcosme de la société toute entière. L'intrigue et le parcours des personnages reproduisent le cycle de la vie entre la naissance et la mort. Yaacobi et Leidental, à l'humour ravageur, propose un spectacle de cabaret métaphysique, avec musique et chanson. Kroum l'Ectoplasme rentre au pays. Il n'a rien vu, rien appris, rien vécu, mais revient avec la conviction que les humains sont définitivement classables en deux catégories: ceux qui savent profiter de la vie et ceux qui en sont incapables. Une Laborieuse Entreprise: après trente ans de vie commune, Yona Popokh décide de quitter sa femme. Il prend cependant soin de dresser un constat d'échec lucide et d'un humour cinglant. Prématurément disparu en août 1999, Hanokh Levin laisse derrière lui plus de 50 pièces dont 28 ont été représentées dans les plus importants théâtres en Israël. Son oeuvre est traduite dans le monde entier. Qu'il soit ancré dans la réalité quotidienne, qu'il s'inspire de la mythologie ou qu'il revête la forme du drame épique, son théâtre s'interroge sur la finalité d'une existence fondamentalement vouée à l'échec.
Ce recueil rassemble des textes courts et des chansons que Hanokh Levin a écrits tout au long de sa vie pour ses cabarets satiriques.Ces sketches nous emportent dans le tourbillon survolté d'une désillusion jubilatoire, toujours plus loin dans l'irrévérence décalée. S'y succèdent des personnages qui peinent à appréhender la vie, aussi bien dans les situations simples du quotidien que face aux grandes questions politiques. Lorsqu'il traite des petites choses de l'existence, Levin cisèle chaque sketch en fable sur la condition humaine. Lorsqu'il s'inquiète du devenir de son pays, il renvoie l'image féroce d'une société séduite par le pire.L'écriture fulgurante de Levin atteint, dans ces formes courtes, une force et un humour rares. Comment ne pas nous reconnaître dans le miroir, terrible et drôle, que nous tend cet auteur à la voix si puissante et si humaine?
Levin Hanokh ; Carnaud Jacqueline ; Sendrowicz Lau
Dans les trois pièces de ce recueil, Hanokh Levin crée une forme de tragédie moderne qui traduit sa vision du monde sans l'inscrire dans une réalité précise, tout en laissant une grande place à l'interprétation. L'Empereur. Dans cette reprise du mythe d'Ion, la jeunesse est sacrifiée et le salut, absent. Le jour de l'anniversaire de l'Empereur, devant le palais où accourt la foule, se rencontrent un orphelin qui rêve de retrouver les bras de sa mère, une princesse qui souhaite connaître son avenir et un couple royal qui espère, avant de mourir, obtenir une descendance. Le choc de leurs aspirations pose la question de la filiation et de l'implacabilité du destin. Fantasmagories. Un enfant est projeté dans l'horreur du monde en découvrant que ses nobles parents ne sont que des faux-semblants, qu'il est le fils de misérables paysans et qu'il doit être conduit au palais pour y être castré et devenir l'un des eunuques de l'impératrice. Pourtant, on lui avait prédit qu'il épouserait une princesse. Fût-elle morte, dût-elle le conduire à sa propre mort, l'enfant, jusqu'au bout, s'accrochera à cette chimère, subjugué par toutes les illusions, dont celles du théâtre. Mise à mort. Entre le groupe des bourreaux et celui des victimes, les jeux sont faits d'emblée : un être humain sera désigné pour mourir après avoir subi les pires humiliations. Bien qui" élue" pour changer la marche du monde, l'une des victimes échoue aux trois épreuves auxquelles elle accepte de se soumettre : l'amour, la servitude, la pitié. A travers ce dispositif, Levin nous permet d'observer jusqu'où l'homme est capable d'aller pour avoir la vie sauve. Mise à mort dialogue avec les mystères du Moyen-Age, L'Empereur avec la tragédie grecque, et Fantasmagories est une pure création. Se déploie ici une langue théâtrale renouvelée où l'abstraction de l'intrigue naît de situations effroyablement concrètes, servies par des dialogues d'une extrême concision poétique. Dans ce théâtre de la cruauté, Levin transforme le plateau en un lieu où va s'accomplir un mystérieux sacrifice. Au centre de l'action, des corps humains, torturés et humiliés, avancent inéluctablement vers la mort. Dans une succession de situations dérangeantes et violentes, Levin met à nu les mécanismes de l'âme humaine, révélés dans toute leur horreur au XXe siècle.
L'?uvre dramatique de Hanokh Levin est indissociable d'une critique acerbe de la réalité politique, sociale et culturelle de l'Etat d'Israël. Avec une perspicacité peu commune, Levin n'a cessé de mettre en garde ses concitoyens contre les conséquences délétères d'une occupation prolongée des territoires conquis. Son engagement politique, exprimé à travers le théâtre au lendemain de la guerre de 1967, ne cessera d'évoluer, de pair avec son écriture dramatique. C'est avec le cabaret satirique qu'il fait ses premières armes sur la scène. Puisant dans les références culturelles du peuple juif et dans la mémoire collective d'Israël, Levin brocarde la notion de "guerre juste" et s'en prend aux valeurs que le pays, plongé dans un conflit apparemment sans fin, est venu à tenir pour sacrées: la force, l'héroïsme, le sacrifice. Les extraits de satires présentes ici témoignent d'un humour mordant et d'une critique sans concession des vainqueurs. Shitz, montée en 1975 en réaction à la guerre de 1973, est une farce grotesque qui retrace la résistible ascension de Peltz, un arriviste qui pense pouvoir s'enrichir grâce à la guerre. Les Femmes de Troie, écrite en 1984 alors qu'Israël poursuit son intervention au Liban, est une tragédie moderne. Tout comme Euripide, dont il s'inspire, Levin se place du côté des vaincus et dénonce l'inanité de la guerre. Meurtre, créée en 1997, a pour toile de fond la première Intifada, l'assassinat du Premier ministre Itzhak Rabin et l'échec annoncé des accords d'Oslo. En trois actes, espacés dans le temps, Levin dissèque l'impitoyable engrenage de la violence.
Les quatorze sketches rassemblés dans ce recueil dévoilent de nouveaux aspects du théâtre satirique et comique de Hanokh Levin. Ici, le dramaturge israélien excelle à décaler insidieusement la situation la plus quotidienne afin de la pousser vers un non-sens inéluctable. Dans cette suite de séquences à l'écriture incisive, il propose une galerie de personnages prêts à tout pour avoir prise sur l'absurdité de la vie... sauf à prendre le risque d'exister. Eclairées par le prisme grossissant d'une lucidité exacerbée, leurs piètres stratégies sont mises à nu. Leurs tentatives avortées pour gagner un semblant d'importance, ou leurs comportements dont l'implacable logique n'a d'égal que l'inéluctable échec, tout cela nous renvoie à nous-mêmes et à nos vaines gesticulations. De monologues en duos - voire en trios -, Le vin aiguise sa plume pour livrer ces sketches à l'efficacité diabolique où l'humour noir flirte avec le burlesque.
Un village entre Nîmes et Montpellier au milieu des vignes. C'est l'été. Comme chaque année depuis l'enfance des amis s'y retrouvent. Certains sont restés au village et vont au lycée à la ville voisine, d'autres n'y viennent qu'en vacances, chez les grands-parents ou dans une résidence secondaire. Entre eux des amitiés, des amours, des jalousies. Cet été-là va être différent. Deux jeunes étrangers, deux adolescents turcs, frère et sueur, viennent de s'installer au village avec leur mère. Qui sont-ils? Pourquoi sont-ils là? Leur présence va semer le trouble, bousculer les habitudes.Solitude amoureuse, conflit de cultures, les mangeurs d'étoiles vivront cela le temps d'un été.
Qui n'a jamais entendu le nom d'Antigone ? Celle qui se dresse contre l'injustice demeure plus que jamais une source d'inspiration et un modèle. Suzanne Lebeau s'est emparée de ce mythe pour le raconter à hauteur d'adolescente. Depuis la méprise fatale d'OEdipe, tuant son père et épousant sa mère, jusqu'à la révolte d'Antigone, refusant de laisser son frère sans tombeau et enfreignant l'interdit de son oncle Créon, elle redonne vie à cette histoire terrible et fascinante. Mêlant le récit du choeur aux voix de Créon et d'Antigone, la pièce dévoile toute la complexité des liens du sang et interroge : que doit-on suivre, la loi ou notre conscience ? Qu'est-ce que gagner veut dire ?
Ce n'est pas une pièce de théâtre ; ce sont des textes, des monologues, des histoires, des confrontations, des petites scènes dialoguées à deux, des fragments à dire, à jouer. Un peu comme les rifts d'une partition musicale... Des états, des attitudes, des émotions. Chacun peut se les approprier et le nombre d'acteurs n'est pas limité. Pas de suite logique dans les textes, pas de noms de personnages. C'est là dans une forme brute pour que chacun puisse mettre son univers dessus. Véritables écritures contemporaines, ces Chroniques 2 font suite aux Chroniques des jours entiers, des nuits entières. Elles se répondent et constituent une matière vive pour de nouvelles formes théâtrales.
De temps en temps, Monsieur Barbe-Bleue sort de son conte où se rejoue indéfiniment la scène bien connue du meurtre de sa belle qui a ouvert la porte qu'il ne fallait pas ouvrir, et part en voyage. Ses voyages le mènent dans le monde d'aujourd'hui. Il y rencontre des personnages qui ont un coup de bleu: deux jeunes filles qui, après avoir volé une paire de chaussures, vont se noyer de honte, une vieille dame désespérée de ne plus habiter au bord de l'eau et qui va s'y laisser glisser... Dans le conte, soeur Anne ne voit jamais rien venir et le frère de la belle arrive toujours trop tard. Le grand K, ordonnateur des événements, suit Barbe-Bleue, du conte au monde d'aujourd'hui et finit par le tuer. Bruno Castan poursuit avec Coup de bleu sa confrontation des contes avec la réalité.