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Que d'espoir ! Cabaret
Levin Hanokh ; Sendrowicz Laurence
THEATRALES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782842602451
Ce recueil rassemble des textes courts et des chansons que Hanokh Levin a écrits tout au long de sa vie pour ses cabarets satiriques.Ces sketches nous emportent dans le tourbillon survolté d'une désillusion jubilatoire, toujours plus loin dans l'irrévérence décalée. S'y succèdent des personnages qui peinent à appréhender la vie, aussi bien dans les situations simples du quotidien que face aux grandes questions politiques. Lorsqu'il traite des petites choses de l'existence, Levin cisèle chaque sketch en fable sur la condition humaine. Lorsqu'il s'inquiète du devenir de son pays, il renvoie l'image féroce d'une société séduite par le pire.L'écriture fulgurante de Levin atteint, dans ces formes courtes, une force et un humour rares. Comment ne pas nous reconnaître dans le miroir, terrible et drôle, que nous tend cet auteur à la voix si puissante et si humaine?
Dans ce recueil de sketches et de chansons (choisis, traduits et adaptés par Laurence Sendrowicz au sein de plusieurs recueils de sketches de Levin publiés en Israël), l'auteur nous plonge avec son humour incomparable dans un bain bouillonnant de personnages progressant vers le bout de leur humanité. Car c'est bien la porte de sortie de la vie que montre Levin : parfois certains regrettent d'être nés (à quoi bon pour vivre une existence misérable ?), d'autres s'accrochent à cette laborieuse entreprise comme à un radeau de sauvetage. Mais la force de Levin, au-delà d'une maîtrise totale des situations théâtrales, réside dans l'amour, tantôt paternel, tantôt réprobateur tout de même, qu'il maintient pour ses personnages, afin de les absoudre de ces courtes vues.
L'?uvre dramatique de Hanokh Levin est indissociable d'une critique acerbe de la réalité politique, sociale et culturelle de l'Etat d'Israël. Avec une perspicacité peu commune, Levin n'a cessé de mettre en garde ses concitoyens contre les conséquences délétères d'une occupation prolongée des territoires conquis. Son engagement politique, exprimé à travers le théâtre au lendemain de la guerre de 1967, ne cessera d'évoluer, de pair avec son écriture dramatique. C'est avec le cabaret satirique qu'il fait ses premières armes sur la scène. Puisant dans les références culturelles du peuple juif et dans la mémoire collective d'Israël, Levin brocarde la notion de "guerre juste" et s'en prend aux valeurs que le pays, plongé dans un conflit apparemment sans fin, est venu à tenir pour sacrées: la force, l'héroïsme, le sacrifice. Les extraits de satires présentes ici témoignent d'un humour mordant et d'une critique sans concession des vainqueurs. Shitz, montée en 1975 en réaction à la guerre de 1973, est une farce grotesque qui retrace la résistible ascension de Peltz, un arriviste qui pense pouvoir s'enrichir grâce à la guerre. Les Femmes de Troie, écrite en 1984 alors qu'Israël poursuit son intervention au Liban, est une tragédie moderne. Tout comme Euripide, dont il s'inspire, Levin se place du côté des vaincus et dénonce l'inanité de la guerre. Meurtre, créée en 1997, a pour toile de fond la première Intifada, l'assassinat du Premier ministre Itzhak Rabin et l'échec annoncé des accords d'Oslo. En trois actes, espacés dans le temps, Levin dissèque l'impitoyable engrenage de la violence.
Les quatorze sketches rassemblés dans ce recueil dévoilent de nouveaux aspects du théâtre satirique et comique de Hanokh Levin. Ici, le dramaturge israélien excelle à décaler insidieusement la situation la plus quotidienne afin de la pousser vers un non-sens inéluctable. Dans cette suite de séquences à l'écriture incisive, il propose une galerie de personnages prêts à tout pour avoir prise sur l'absurdité de la vie... sauf à prendre le risque d'exister. Eclairées par le prisme grossissant d'une lucidité exacerbée, leurs piètres stratégies sont mises à nu. Leurs tentatives avortées pour gagner un semblant d'importance, ou leurs comportements dont l'implacable logique n'a d'égal que l'inéluctable échec, tout cela nous renvoie à nous-mêmes et à nos vaines gesticulations. De monologues en duos - voire en trios -, Le vin aiguise sa plume pour livrer ces sketches à l'efficacité diabolique où l'humour noir flirte avec le burlesque.
Poursuivant l'exploration de l'?uvre dramatique de Hanokh Levin, figure majeure de la scène israélienne contemporaine, ce volume rassemble trois pièces choisies pour la diversité de leur écriture et l'intérêt de leur thématique. Le Soldat ventre-creux, variation sur le thème d'Amphitryon... sans Amphitryon Après Plaute, Molière et d'autres, Levin revisite le personnage de Sosie pour poser la question de l'identité volée, bafouée, revendiquée. Dans un style tour à tour grotesque, tragique et finalement lyrique, il tisse une fable sur la guerre, sur l'identité confisquée et sur cette obstination qui résiste, envers et contre tout, à la raison du plus fort. Funérailles d'hiver, conte cruel et fantastique où deux familles, voulant fuir une mauvaise nouvelle pour sauver un événement joyeux, se dévoilent dans leur égoïsme le plus féroce. Au fil de situations de plus en plus burlesques, Levin dépeint l'horreur d'une société prête à enjamber des cadavres pour atteindre un but finalement dérisoire. Sur les valises, l'une des pièces les plus mélancoliques de Levin, déroule la vie de tout un quartier, dont les habitants ne supportent plus la petitesse de leur existence. Comédie chorale où le désir d'autre chose ne peut se concrétiser que par une valise que l'on fait et que l'on défait... jusqu'au jour où l'on se retrouve emballé dans son linceul. Qu'il situe l'action dans le microcosme de la famille ou du quartier, à Tel-Aviv ou dans un ailleurs géographique improbable, dans un espace abstrait ou symbolique, Levin invente une forme de tragi-comédie moderne, mélange de provocation, d'humour et de poésie, mais aussi de cruauté et de compassion pour le genre humain. Un théâtre qui parle du monde d'aujourd'hui, à la manière d'aujourd'hui.
Maxime a hérité de son père, le Renard du Nord, l'habitude de cavaler sous les étoiles, harcelé par sa mère, tandis que se rejouent les intrigues de famille entre mari, femme et amant. La pièce interroge le statut de la parole; une parole triomphante qui séduit et qui tue. À tous ceux qui! scandent successivement, comme des toasts collectifs, les trois générations d'une même famille réunies en ce dimanche d'été. Ils ont tourné le dos au gouffre et guettent la vie qui vient. Une forme d'oratorio macabre. Dans La Comédie de Saint-Étienne, dix figures questionnent le corps de l'acteur. Au bout d'un chassé-croisé agité, elles assistent désemparées à la prise de pouvoir de ceux que l'on peut nommer « les personnages ». Question de théâtre Des humains piégés dans leurs tics de langage, des marionnettes en morceaux, un humour glacé. Trois pièces vives à l'écriture ciselée. Un des auteurs les plus novateurs de ce siècle. À lire, à jouer, à rire!
Grosse patate est le surnom qu?on lui donne à l?école parce qu?elle mange tout le temps surtout quand elle s?ennuie. Elle, elle sait qu?elle est ronde et douce. Dans sa classe il y a Rosemarie la timide, sa meilleure amie, Rémi son souffre-douleur trouillard comme une fille, Hubert qui est très beau et très bête et dont tout le monde est amoureux. La maîtresse se fâche quand elle s?aperçoit qu?on maltraite Rémi, elle se fâche aussi lorsque Rémi, qui ne se laisse plus faire, devient général d?une armée secrète pas si secrète que ça. Grosse patate essaie de comprendre le monde à travers des exercices de maths où il ne faut pas multiplier les tomates et les bananes et en regardant Rémi qui a une ombre de petite fille. Dans ses rêves elle rencontre l?Homme en noir qui l?aide aussi à mieux comprendre. Grosse patate raconte tout cela dans son journal, la tristesse, le bonheur, les interrogations, les adultes qui répondent toujours n?importe quoi. Elle préfère être Arakis le chat qui parcourt le monde que Narcisse qui reste collé à son miroir. Elle sait qu?elle va devenir grande. Ce texte, le premier de Dominique Richard, est drôle, cruel comme l?enfance et traite, sans avoir l?air de rien, de sujets graves comme l?amitié, l?amour, le deuil, la différence, dans une langue vive et inventive.
Jojo est un solo boy urbain. Dans une rue déserte, il traîne avec un ballon de foot crevé pendant que ses parents sont partis au soleil. Surgissent deux fées un peu déglinguées, Anita et sa vieille mère Jilette. Des fées comme dans les contes, mais désoeuvrées, au RMI (Revenu Magique d'Insertion). Anita confie au garçon la mémé qui perd la boule, mais cette dernière disparaît. Commence alors pour Jojo, parti à sa recherche, un parcours initiatique qui l'emmène de la grande forêt aux séances de désintoxication d'une clinique pour superhéros paumés (Batman, Billy Juan Poucet dit le P'tit...). Ces rencontres étonnantes le conduiront à la recherche de son identité.Avec une langue vive, un style d'aujourd'hui détournant le langage des jeunes, Stéphane Jaubertie aborde le thème de la connaissance de soi, du rapport aux autres et à la réalité. C'est touchant, drôle: un bonheur à lire et à jouer.