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Th n36 - la mecanique politique de vatican ii -la majorite et l'unanimite dans un concile
Levillain Philippe ; Rémond René
BEAUCHESNE
40,00 €
Épuisé
EAN :9782701000701
Pourquoi, dix ans après, un nouveau livre sur le Concile Vatican II ? Qualifié d'historique avant même que la date de ses assises ne soit arrêtée, le 2è Concile du Vatican a suscité, aussitôt terminé, une réaction générale de désintérêt. Ses chroniqueurs abondèrent. L'histoire le boude. L'impossibilité d'accéder aux archives essentielles du Concile n'est pas seule en cause. Le bilan de Vatican II a paru si dérisoire par rapport aux espérances entretenues pendant près de six ans que toute analyse du Concile s'est trouvée dénuée d'attrait. Faut-il rappeler, pourtant, que l terme-cliché de "crise de l'Eglise" a fait sa réapparition avec le Concile que personne ne réclamait. Partant de cette constatation, Philippe Levillain a voulu déterminer pour quelles raisons l'assemblée immense chargée de mener à bien l'ample réforme que Jean XXIII souhaitait voir l'Eglise opérer sur elle-même a glissé progressivement de la ferveur enthousiaste à la résignation lucide. Comment écrire un tel livre ? "Philippe Levillain, précise René Rémond dans sa Préface, a marié les approches et les méthodes, pratiquant une authentique pluridisciplinarité, à laquelle le sujet l'invitait. A des interrogations qu'il emprunte à la problématique des sciences sociales et singulièrement à la science politique, dont il est visible que les préoccupations lui sont familières, il répond par une analyse attentive aux circonstances et aux conditions du singulier concret dans lequel s'est enracinée la pratique des sessions du Concile" . Ce qu'un tel livre apporte. L'auteur dégage de cette analyse une explication des obstacles rencontrés longtemps par Vatican II dans la quête d'une nouvelle modernité de l'Eglise. Chemin faisant, dans l'étude des relations complexes entre la nécessité et la contingence, il éclaire, grâce à des archives privées diverses et riches, certains grands moments du Concile. Il montre à quel point procédure et théologie des pouvoirs sont, par essence, indissociables et comment le vote du principe de la collégialité, intervenu en novembre 1963, a définitivement nagé la nature du Concile telle qu'elle se présentait dans l'ecclésiologie de l'Eglise depuis le Concile de Trente. Cet important travail, en apportant une lumière neuve sur un mécanisme le plus complexe qui soit, intéressera historiens et sociologues et tous ceux qui veulent rester attentifs à l'évolution historique de l'Eglise.
Le 19 avril 2005, le cardinal Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi depuis 1982 et âgé de 77 ans, était élu à la chaire de Saint-Pierre après un conclave rapide. A Jean-Paul II, dont le pontificat avait été scandé de bruits alarmistes et de conjectures parfois arbitraires, succédait un théologien à la réputation intellectuelle grevée par l'image d'un curialiste doctrinaire, intransigeant et réactionnaire. Benoît XVI, dernier pape acteur de Vatican II (1962-1965), entrait dans l'Histoire entre le deuil de la mémoire de Jean-Paul II, personnalité élevée au rang de star, et le scepticisme sur l'avenir de l'Eglise romaine. De la mort de Jean-Paul II, avec le rappel des grands traits de la figure du Slave romanisé en passant par un conclave où le futur Benoît XVI était donné élu, l'ouvrage présente la chronique d'une succession médiatisée. A partir de quoi, Benoît XVI impose rapidement son dessein très singulier: faire de la théologie un personnage historique fondamental du christianisme au XXI e siècle. Biographie de l'auteur Philippe Levillain est professeur d'histoire contemporaine (histoire politique et religieuse des XIXe-XXe siècles) à l'université de Paris X-Nanterre et membre de l'Institut universitaire de France. Ancien directeur des études modernes et contemporaines à l'Ecole française de Rome, il a dirigé de nombreux colloques consacrés à l'histoire des papes des deux derniers siècles et du Saint-Siège en général. Il a dirigé le célèbre Dictionnaire historique de la papauté (Fayard, 1994), traduit en plusieurs langues, dont l'italien (Bompiani, 1996).
Ecole, divorce, avortement, homosexualité, marxisme, défense nucléaire : il n'est apparemment pas de grand débat contemporain qui échappe à l'épiscopat français. Exprimant les positions de l'Eglise par ses lettres pastorales et ses déclarations, l'épiscopat semble être dans sa collégialité un et indivisible. Hier encore, dans un pays pratiquant, les évêques veillaient à ce que la France, malgré la République, demeurât la fille aînée d'une Eglise triomphante. Aujourd'hui, les généraux de Dieu ne sont plus que ses lieutenants. La déchristianisation a clairsemé les rangs de leurs troupes, mais surtout le concile Vatican II a bouleversé l'Eglise de France. L'épiscopat n'est plus le sourcilleux gardien d'un dogme assuré : il est désormais en quête _ dans une République acceptée _ d'un langage commun au monde et à l'Eglise. A la reconquête des positions perdues dans une France plus que jamais terre de mission, l'épiscopat n'est pas uniquement une institution à comprendre en ses conférences unanimistes, mais un groupe à saisir là où il agit : dans ses diocèses. Car les évêques de France ne se ressemblent pas. Chacun d'entre eux, par sa formation et sa vocation, a une certaine idée du sacerdoce, de la vie de l'Eglise de France, du catholicisme en République et dans le monde. Investi d'une autorité qui fait de lui le surveillant de l'Eglise diocésaine comme miroir de l'Eglise universelle, chaque évêque est aujourd'hui à la croisée de deux chemins : il doit garantir la tradition et explorer le souhaitable. Pour la première fois, à partir notamment de questionnaires soumis à tous les évêques, un ouvrage dresse un portrait de groupe respectueux de la diversité des comportements et des individualités. A l'horizon élargi de cet ouvrage de référence, c'est bien de l'Eglise de France en politique qu'il est ici question : comment le clerc de l'Eglise peut-il être un citoyen particulier _ contribuant à la mission commune de la société où il exerce son ministère _ et le témoin d'une universalité de l'Eglise, d'autant plus exigeante qu'il sera évêque, c'est-à-dire " élu par les siens et frère avec eux "? Catherine Grémion, sociologue, directrice de recherche au CNRS, dirige le Centre de Sociologie des Organisations. Elle est notamment l'auteur de Profession : décideurs. Historien, Philippe Levillain, professeur à l'Université Lille-III et auteur d'une thèse d'Etat sur Albert de Mun et le ralliement du catholicisme français à la République, a récemment publié Le Vatican ou les frontières de la Grâce.
Les questions posées ces dernières années aux historiens et aux journalistes par le développement de mouvements terroristes dans le monde (terrorisme islamiste dont l'organisation Al Qaïda est un porte-parole ; menace que semblent faire peser en France, aujourd'hui, des groupuscules d'ultra-gauche) ont conduit Vivien Bouhey à s'intéresser, à un siècle de distance, dans un monde qui est moins familier au lecteur contemporain, à un sujet qui n'a jusqu'alors fait l'objet d'aucune étude approfondie : le fonctionnement du mouvement anarchiste en France de 1880 à 1914, un mouvement qui, au nom d'un certain idéal, sema la terreur dans l'hexagone au début des années 1890 surtout. Jusqu'à aujourd'hui, les historiens de la Troisième République ont en effet considéré que les anarchistes français des années 1880-1914, qui refusent obstinément toute autorité et toute hiérarchie, n'ont jamais pu s'organiser, et que donc, à l'époque des attentats sanglants des Vaillant, Émile Henry, Ravachol, Caserio et autres, ce qu'on appelle " mouvement anarchiste " n'est qu'une nébuleuse de petits groupes éphémères repliés sur eux-mêmes, qui réunissent des individus ayant des affinités les uns avec les autres et entre lesquels les journaux anarchistes, seuls, permettent la communication ; en conséquence, l'action anarchiste - même terroriste - résulterait le plus souvent de l'initiative d'individus isolés, de militants convaincus, qui, la plupart du temps, agiraient de façon spontanée. Or Vivien Bouhey a pu montrer que les anarchistes sont bien plus organisés qu'on ne l'a dit, et que - pour utiliser un langage un peu anachronique -, c'est une vraie internationale terroriste qui, en France entre autres, engage une lutte à mort contre la République à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Il a pu reconstituer ces réseaux dans l'hexagone, des réseaux qui trouvent des prolongements en Espagne, en Grande-Bretagne, en Suisse, en Allemagne, et suivre au jour le jour la vie de certains groupes. Il a également pu mettre en lumière les circuits de financement du mouvement et proposer une relecture de l'action engagée par ces " compagnons qui obéissent à un " code d'honneur " anarchiste et font trembler la République sur ses bases au moment de l'affaire Urey fus, de l'affaire Boulanger, du scandale de Panama et de l'entrée de la France dans la Première Guerre mondiale.
Une application minutieuse inspirée par un répertoire organistique allant de Frescobaldi jusqu'aux oeuvres de l'auteur lui-même est le mot d'ordre de cet ouvrage qui veut faire suite à celui de La Musique et le Geste, aussi confié aux éditions Beauchesne. Remarques porteuses d'expériences pratiques, libres présentations esthétiques accompagnant des lustres de concerts et d'enregistrements et qui permettent d'aller d'emblée à l'essentiel, de toucher ce noyau central qui libère les forces devant présider à l'interprétation. Rencontre entre l'esprit et le monde, comme la rencontre entre La Musique et le Geste, dans ce désir de céder dans l'aura musical au pouvoir de l'écriture. Bref, un fil conducteur stratégique et fonctionnel, menant organistes et amateurs d'orgue, au gré de 142 oeuvres abordées, à la source d'une écoute et d'un acte musical efficients et lumineux. Bref répertoire des oeuvres présentées Parmi les 142 entrées se trouvent les auteurs suivants : Frescobaldi, Michelangelo Rossi, Nicolas de Grigny, J. Stanly, Frei Jacinto, José Carlos Seixas, Vivaldi, Gesualdo, Haendel, D. Scarlatti, J.S. Bach (18 entrées), Mozart, F. Liszt, J. Reubke, C. Franck, F. Mendelshonn, R. Schumann, J. Brahms, Ch.M. Widor, Moussorgsky, Vierne, Rachmaninov, Tchaïkovski, Stravinski, Honegger, Dupré, Bacewicz, Max Bauman et... Jean Guillou (64 entrées)
Cet ouvrage, résultat d'une recherche théorique et clinique de plus de quinze ans, propose un regard nouveau sur la clinique de la psychose maniaco-dépressive, en apportant des notions originales concernant le déclenchement et l'évolution du délire à l'oeuvre dans cette pathologie ainsi que les aspects essentiels de son étiologie. Nous pouvons désormais nous référer à des termes nouveaux: forclusion maniaque (forclusion à caractère altruiste d'un aspect mortel de la fonction paternelle, dont l'acte suicidaire est le point de perspective); délire de mort, défini comme l'ensemble délirant propre à la psychose maniaco-dépressive; facteurs blancs, pivot d'une théorie originale sur le déclenchement. Les facteurs blancs réactualisent la valeur vide et suicidaire de la forclusion maniaque du Nom-du-Père et sont impliqués dans le déclenchement. Partant de situations négatives - pertes, ruptures, deuils, ruines financières ou modifications radicales des conditions habituelles de vie -, ils représentent des événements à valeur de nuisance qui demeurent pourtant vides de toute valeur de nuisance. Ils produisent des espaces vides dans le déroulement de la chaîne signifiante, laquelle est censée représenter un à un, de manière enchaînée et selon une logique propre, les événements cruciaux d'une vie. Ce livre est destiné aux praticiens (psychiatres, psychologues, psychanalystes, psychothérapeutes), aux chercheurs (enseignants, érudits, étudiants) en psychopathologie, ainsi qu'aux patients et aux familles confrontés aux questions et aux problématiques posées par les troubles bipolaires maniaco-dépressifs, les mélancolies anxieuses, les tendances suicidaires, les deuils pathologiques et, dans une certaine mesure, les troubles de l'alimentation.