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Les Anarchistes contre la République. Contribution à l'histoire des réseaux sous la Troisième Républ
Bouhey Vivien ; Levillain Philippe
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753507272
Les questions posées ces dernières années aux historiens et aux journalistes par le développement de mouvements terroristes dans le monde (terrorisme islamiste dont l'organisation Al Qaïda est un porte-parole ; menace que semblent faire peser en France, aujourd'hui, des groupuscules d'ultra-gauche) ont conduit Vivien Bouhey à s'intéresser, à un siècle de distance, dans un monde qui est moins familier au lecteur contemporain, à un sujet qui n'a jusqu'alors fait l'objet d'aucune étude approfondie : le fonctionnement du mouvement anarchiste en France de 1880 à 1914, un mouvement qui, au nom d'un certain idéal, sema la terreur dans l'hexagone au début des années 1890 surtout. Jusqu'à aujourd'hui, les historiens de la Troisième République ont en effet considéré que les anarchistes français des années 1880-1914, qui refusent obstinément toute autorité et toute hiérarchie, n'ont jamais pu s'organiser, et que donc, à l'époque des attentats sanglants des Vaillant, Émile Henry, Ravachol, Caserio et autres, ce qu'on appelle " mouvement anarchiste " n'est qu'une nébuleuse de petits groupes éphémères repliés sur eux-mêmes, qui réunissent des individus ayant des affinités les uns avec les autres et entre lesquels les journaux anarchistes, seuls, permettent la communication ; en conséquence, l'action anarchiste - même terroriste - résulterait le plus souvent de l'initiative d'individus isolés, de militants convaincus, qui, la plupart du temps, agiraient de façon spontanée. Or Vivien Bouhey a pu montrer que les anarchistes sont bien plus organisés qu'on ne l'a dit, et que - pour utiliser un langage un peu anachronique -, c'est une vraie internationale terroriste qui, en France entre autres, engage une lutte à mort contre la République à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Il a pu reconstituer ces réseaux dans l'hexagone, des réseaux qui trouvent des prolongements en Espagne, en Grande-Bretagne, en Suisse, en Allemagne, et suivre au jour le jour la vie de certains groupes. Il a également pu mettre en lumière les circuits de financement du mouvement et proposer une relecture de l'action engagée par ces " compagnons qui obéissent à un " code d'honneur " anarchiste et font trembler la République sur ses bases au moment de l'affaire Urey fus, de l'affaire Boulanger, du scandale de Panama et de l'entrée de la France dans la Première Guerre mondiale.
Depuis ses débuts dans les années 1970, John Carpenter a longtemps été mal considéré par les hautes instances du cinéma. Cependant, il a, peu à peu, acquis un statut de cinéaste culte, au point de recevoir le Carrosse d'or en 2019, récompense décernée au Festival de Cannes, "pour les qualités novatrices de ses films, pour son audace et son intransigeance dans la mise en scène et la production". Spécialiste du cinéma d'horreur, John Carpenter a réalisé des films qui sont devenus des références du genre, tels Halloween et The Thing, mais aussi des oeuvres plus politiques, comme Invasion Los Angeles. Sa filmographie, influencée par le western classique, est, de fait, plus éclectique qu'elle ne semble l'être. L'oeuvre de John Carpenter. Les masques du maître de l'horreur propose une immersion totale dans la filmographie du cinéaste, à travers les événements qui ont défini sa carrière, de ses influences visuelles à son rôle de compositeur, en passant par ses nombreuses déconvenues hollywoodiennes. Stéphane Bouley est le producteur de l'émission 24 FPS, dédiée aux rapprochements entre cinéma et jeux vidéo. Il est également coresponsable du podcast Super Ciné Battle et du livre du même nom, publié chez Dunod. Avec L'oeuvre de John Carpenter, il a construit une analyse minutieuse des choix esthétiques et thématiques du cinéaste, et des multiples facettes qui composent la personnalité et l'art de ce réalisateur de génie.
Bouhey Vivien ; Bodinier Jean-Marie ; Rochette Ren
Cet ouvrage est constitué par nos notes de cours et s'adresse aux élèves de Terminale et aux post-bac qui préparent Sciences Po., l'E.N.S., ou qui souhaitent tout simplement, dans le cadre d'un cursus universitaire classique, être au point sur la dissertation en histoire contemporaine. Il est le résultat de nos propres expériences des concours et est une réponse aux interrogations des élèves auxquels nous enseignons chaque été l'histoire du XXe siècle dans le cadre des stages "Sciences-Po" proposés par Bernard Clerté au lycée Lakanal (cette année au lycée d'Etat de la Légion d'Honneur). Nous proposons ici une méthode de travail qui a fait ses preuves (et qui continue à faire ses preuves), une approche sécurisante de la dissertation, par l'exemple, ainsi que de nombreuses connaissances complétant celles qui sont fournies par les manuels de base. Biographie: Vivien Bouhey est docteur en histoire contemporaine. Jean-Marie Bodinier et Renaud Rochette sont agrégés d'histoire. Depuis 2000, tous trois assurent les cours d'Histoire XXe lors de stages de préparation à Sciences Po. organisés par Bernard Clerté, l'été, au lycée Lakanal.
Après sa victoire en 1886 contre Johannes Zukertort, Wilhelm Steinitz va devoir faire face à Mikhail Tchigorine qui est alors le meilleur joueur de l'empire Russe. A l'instar du premier match, c'est une opposition de style, avec un jeu positionnel pour Steinitz, contre un jeu dynamique pour Tchigorine. Dans la même continuité que le premier volume, ce livre retrace l'intégralité du match avec des analyses pour chacune des parties. Les nombreux déséquilibres stratégiques présents dans ce duel permettent de fournir au lecteur un matériel échiquéen intéressant à étudier, que ce soit au niveau du rapport matériel que des structures de pions. Ce match est également celui des préparations dans les ouvertures. Tchigorine avec son Gambit Evans et sa "Proto-Tchigorine" (1. d4 d5 2. Cf3 Fg4) va rapidement décider du terrain pour le combat. Les deux joueurs, au fur et à mesure du match, vont affiner leurs préparations, leurs idées et leurs coups afin de détruire l'adversaire dès l'ouverture.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.