Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Lys Martagon
Levey Sylvain
THEATRALES
8,00 €
Épuisé
EAN :9782842604394
Après Léa (10 ans) de Ouasmok? et Alice (14 ans) de Alice pour le moment, voici un nouveau personnage féminin de Sylvain Levey, Lys Martagon. Sans que ces trois textes aient de lien entre eux, ils composent un autoportrait en creux de l'auteur. Cette fois-ci, Lys est une rêveuse de 17 ans qui vit dans une cité qu'on qualifie souvent de "sensible". Mais sans vouloir fanfaronner, elle évolue dans cet univers tout en légèreté grâce à la poésie qu'elle porte en elle. C'est une collectionneuse de noms de fleurs, de fleuves, d'îles, de montagnes. Et par ses inventaires poétiques, ses listes de petites et de grandes choses, elle sème le trouble dans la tête de Demetrio, petit caïd subjugué finalement par la douceur de la jeune fille. Car Lys voit au-delà des barres d'immeubles, elle se sent appartenir à cette belle chaîne montagneuse de Belledonne qui surplombe la vallée. Lys quitte progressivement l'adolescence pour devenir peu à peu une femme émancipée et émancipatrice. Personne ne sort indemne d'une rencontre avec elle.
Résumé : "Je mets des prénoms sur des fragments de vie ", écrit Sylvain Levey. Il se fait ici conteur politique et poétique pour parler des exils d'hier et d'aujourd'hui. On fait la connaissance d'Abdul Samad, le petit Afghan qui rejoint l'Europe au péril de sa vie ; d'Angèle, la jeune Bretonne qui part pour la capitale dans les années 1960 ; de Malo, l'escargot qui pense que l'herbe sera plus goûteuse dans le champ d'à-côté ; de Walid et Joséphine, deux utopistes qui rêvent d'un monde meilleur ; et de nombreux autres personnages captivants qui entament de petits ou grands voyages. On n'a pas besoin d'aller aussi loin que la lune pour se rendre compte que les départs et les déracinements sont depuis toujours liés à l'histoire de l'humanité. Par cette forte évocation des vertus du métissage contre le repli identitaire, Sylvain Levey renoue avec de petites chroniques, matériau multiforme ou pièces de puzzle favorisant le jeu et la réflexion. Nécessaire et vivifiant.
Costa est un garçon de douze ans collé à son grand-père. Il écoute ses histoires, ses chansons pour changer le monde, sa genèse revisitée... Costa le Rouge, c'est l'histoire de la transmission d'une génération à l'autre, du passage d'une époque révolue à un aujourd'hui incertain une certaine idée de la classe paysanne et ouvrière... C'est encore le renoncement des luttes remplacées par une consommation abîmant les êtres. Sylvain Levey tisse une fable sur la banlieue présumée récente, bitumée et violente. Violente, elle peut l'être, les combats le sont bien parfois, mais l'auteur préfère parler de fraternité et d'espoir pour casser des clichés tenaces.
Pas facile d'être une jeune fille de treize ans sous les regards moqueurs des garçons, dans le gris d'une ville. Pas facile d'assumer les départs en catastrophe pour que le père attrape un nouveau boulot. Surtout quand cet exil vous agite depuis la naissance: Alice est fille de réfugiés politiques. Mais pourquoi ne pas faire fi des tracas en pêchant les petits bonheurs là où ils sont, dans une amitié fugace ou un amour naissant? Sylvain Levey jette un regard incisif, tendre, lucide et plein d'espoir sur la vie de cette adolescente d'origine chilienne. A travers des voix, des monologues intérieurs, du théâtre qui se fait parfois récit, l'auteur offre une palette d'émotions tout en justesse.
Pourquoi Arsène, le vieil oncle d'Hippolyte, a-t-il une fleur tatouée sur le bras? Pourquoi Coquelicot, l'arrière-arrière-grand-mère de Mirabelle, a-t-elle eu un seul enfant? C'est une grande et longue histoire. Mirabelle et Hippolyte ont une dizaine d'années et ils se demandent d'où ils viennent. Au fil des rencontres et des conversations, ces deux jeunes détectives amoureux débroussaillent leurs arbres généalogiques et font ressurgir des souvenirs enfouis. Ils reconstituent ensemble l'histoire de deux amants séparés par la guerre. A travers le regard tendre et innocent de deux enfants qui questionnent leurs origines, Sylvain Levey aborde les thèmes de l'amour, de la séparation, de la naissance, de la vieillesse et de la mort comme des épisodes qui constituent le feuilleton de nos vies. Ponctuée de références historiques populaires et universelles, la lecture de cette pièce sera un moment de transmission et de partage.
Histoires d'hommes rassemble une cinquantaine de monologues écrits pour des femmes.Destinés à des actrices de tous âges, ces textes s'inscrivent dans l'espace de la représentation, pour le temps du plateau. On y retrouve le style si particulier de Durringer parole tendue, invectives, cris du corps, révolte de l'âme, poésie de l'instant, échos de la ville ou de la nature... Des éclats fulgurants de la vie de femmes amoureuses, seules, en colère.À lire, à programmer sur une scène, à partager avec des publics en manque de théâtre et d'amour. De toute urgence!
Maxime a hérité de son père, le Renard du Nord, l'habitude de cavaler sous les étoiles, harcelé par sa mère, tandis que se rejouent les intrigues de famille entre mari, femme et amant. La pièce interroge le statut de la parole; une parole triomphante qui séduit et qui tue. À tous ceux qui! scandent successivement, comme des toasts collectifs, les trois générations d'une même famille réunies en ce dimanche d'été. Ils ont tourné le dos au gouffre et guettent la vie qui vient. Une forme d'oratorio macabre. Dans La Comédie de Saint-Étienne, dix figures questionnent le corps de l'acteur. Au bout d'un chassé-croisé agité, elles assistent désemparées à la prise de pouvoir de ceux que l'on peut nommer « les personnages ». Question de théâtre Des humains piégés dans leurs tics de langage, des marionnettes en morceaux, un humour glacé. Trois pièces vives à l'écriture ciselée. Un des auteurs les plus novateurs de ce siècle. À lire, à jouer, à rire!
De temps en temps, Monsieur Barbe-Bleue sort de son conte où se rejoue indéfiniment la scène bien connue du meurtre de sa belle qui a ouvert la porte qu'il ne fallait pas ouvrir, et part en voyage. Ses voyages le mènent dans le monde d'aujourd'hui. Il y rencontre des personnages qui ont un coup de bleu: deux jeunes filles qui, après avoir volé une paire de chaussures, vont se noyer de honte, une vieille dame désespérée de ne plus habiter au bord de l'eau et qui va s'y laisser glisser... Dans le conte, soeur Anne ne voit jamais rien venir et le frère de la belle arrive toujours trop tard. Le grand K, ordonnateur des événements, suit Barbe-Bleue, du conte au monde d'aujourd'hui et finit par le tuer. Bruno Castan poursuit avec Coup de bleu sa confrontation des contes avec la réalité.
Qui n'a jamais entendu le nom d'Antigone ? Celle qui se dresse contre l'injustice demeure plus que jamais une source d'inspiration et un modèle. Suzanne Lebeau s'est emparée de ce mythe pour le raconter à hauteur d'adolescente. Depuis la méprise fatale d'OEdipe, tuant son père et épousant sa mère, jusqu'à la révolte d'Antigone, refusant de laisser son frère sans tombeau et enfreignant l'interdit de son oncle Créon, elle redonne vie à cette histoire terrible et fascinante. Mêlant le récit du choeur aux voix de Créon et d'Antigone, la pièce dévoile toute la complexité des liens du sang et interroge : que doit-on suivre, la loi ou notre conscience ? Qu'est-ce que gagner veut dire ?