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Arsène et Coquelicot
Levey Sylvain
THEATRALES
8,00 €
Épuisé
EAN :9782842604646
Pourquoi Arsène, le vieil oncle d'Hippolyte, a-t-il une fleur tatouée sur le bras? Pourquoi Coquelicot, l'arrière-arrière-grand-mère de Mirabelle, a-t-elle eu un seul enfant? C'est une grande et longue histoire. Mirabelle et Hippolyte ont une dizaine d'années et ils se demandent d'où ils viennent. Au fil des rencontres et des conversations, ces deux jeunes détectives amoureux débroussaillent leurs arbres généalogiques et font ressurgir des souvenirs enfouis. Ils reconstituent ensemble l'histoire de deux amants séparés par la guerre. A travers le regard tendre et innocent de deux enfants qui questionnent leurs origines, Sylvain Levey aborde les thèmes de l'amour, de la séparation, de la naissance, de la vieillesse et de la mort comme des épisodes qui constituent le feuilleton de nos vies. Ponctuée de références historiques populaires et universelles, la lecture de cette pièce sera un moment de transmission et de partage.
Après Léa (10 ans) de Ouasmok? et Alice (14 ans) de Alice pour le moment, voici un nouveau personnage féminin de Sylvain Levey, Lys Martagon. Sans que ces trois textes aient de lien entre eux, ils composent un autoportrait en creux de l'auteur. Cette fois-ci, Lys est une rêveuse de 17 ans qui vit dans une cité qu'on qualifie souvent de "sensible". Mais sans vouloir fanfaronner, elle évolue dans cet univers tout en légèreté grâce à la poésie qu'elle porte en elle. C'est une collectionneuse de noms de fleurs, de fleuves, d'îles, de montagnes. Et par ses inventaires poétiques, ses listes de petites et de grandes choses, elle sème le trouble dans la tête de Demetrio, petit caïd subjugué finalement par la douceur de la jeune fille. Car Lys voit au-delà des barres d'immeubles, elle se sent appartenir à cette belle chaîne montagneuse de Belledonne qui surplombe la vallée. Lys quitte progressivement l'adolescence pour devenir peu à peu une femme émancipée et émancipatrice. Personne ne sort indemne d'une rencontre avec elle.
Deux jeunes garçons, Matia et Luca, gravitent dans la galaxie de Cloé, une jeune fille solaire et incandescente. Elle n'a pas froid aux yeux et compte bien explorer toutes les facettes de l'amour. Car dans ce trio amoureux et amical qui n'est pas sans rappeler celui de Jules et Jim, la vie ne se joue qu'éperdument. C'est à la découverte de l'amour qu'invite Sylvain Levey. Grâce aux dialogues vifs et inventifs, on a plaisir à accompagner ces jeunes explorateurs auxquels pourront s'identifier les adolescents d'hier et d'aujourd'hui.
Résumé : "Je mets des prénoms sur des fragments de vie ", écrit Sylvain Levey. Il se fait ici conteur politique et poétique pour parler des exils d'hier et d'aujourd'hui. On fait la connaissance d'Abdul Samad, le petit Afghan qui rejoint l'Europe au péril de sa vie ; d'Angèle, la jeune Bretonne qui part pour la capitale dans les années 1960 ; de Malo, l'escargot qui pense que l'herbe sera plus goûteuse dans le champ d'à-côté ; de Walid et Joséphine, deux utopistes qui rêvent d'un monde meilleur ; et de nombreux autres personnages captivants qui entament de petits ou grands voyages. On n'a pas besoin d'aller aussi loin que la lune pour se rendre compte que les départs et les déracinements sont depuis toujours liés à l'histoire de l'humanité. Par cette forte évocation des vertus du métissage contre le repli identitaire, Sylvain Levey renoue avec de petites chroniques, matériau multiforme ou pièces de puzzle favorisant le jeu et la réflexion. Nécessaire et vivifiant.
Craqueler le vernis lisse de nos petites vies et railler cette fameuse classe moyenne, voici à quelle expérience originale et dérangeante ces trois textes nous invitent. En entomologiste du quotidien, Sylvain Levey peint avec ironie et cynisme la famille d'aujourd'hui. Ce n'est pas un tableau idyllique qu'il dresse, mais plutôt le désamour, les petits et les grands drames, le détail qui fait mal. Grâce à une langue rythmée, très orale, l'auteur propose des figures qui nous ressemblent, des voix comme des exutoires, un miroir qui amuse et dérange. Nous sommes tous des Enfants de la middle class.
Grosse patate est le surnom qu?on lui donne à l?école parce qu?elle mange tout le temps surtout quand elle s?ennuie. Elle, elle sait qu?elle est ronde et douce. Dans sa classe il y a Rosemarie la timide, sa meilleure amie, Rémi son souffre-douleur trouillard comme une fille, Hubert qui est très beau et très bête et dont tout le monde est amoureux. La maîtresse se fâche quand elle s?aperçoit qu?on maltraite Rémi, elle se fâche aussi lorsque Rémi, qui ne se laisse plus faire, devient général d?une armée secrète pas si secrète que ça. Grosse patate essaie de comprendre le monde à travers des exercices de maths où il ne faut pas multiplier les tomates et les bananes et en regardant Rémi qui a une ombre de petite fille. Dans ses rêves elle rencontre l?Homme en noir qui l?aide aussi à mieux comprendre. Grosse patate raconte tout cela dans son journal, la tristesse, le bonheur, les interrogations, les adultes qui répondent toujours n?importe quoi. Elle préfère être Arakis le chat qui parcourt le monde que Narcisse qui reste collé à son miroir. Elle sait qu?elle va devenir grande. Ce texte, le premier de Dominique Richard, est drôle, cruel comme l?enfance et traite, sans avoir l?air de rien, de sujets graves comme l?amitié, l?amour, le deuil, la différence, dans une langue vive et inventive.
De temps en temps, Monsieur Barbe-Bleue sort de son conte où se rejoue indéfiniment la scène bien connue du meurtre de sa belle qui a ouvert la porte qu'il ne fallait pas ouvrir, et part en voyage. Ses voyages le mènent dans le monde d'aujourd'hui. Il y rencontre des personnages qui ont un coup de bleu: deux jeunes filles qui, après avoir volé une paire de chaussures, vont se noyer de honte, une vieille dame désespérée de ne plus habiter au bord de l'eau et qui va s'y laisser glisser... Dans le conte, soeur Anne ne voit jamais rien venir et le frère de la belle arrive toujours trop tard. Le grand K, ordonnateur des événements, suit Barbe-Bleue, du conte au monde d'aujourd'hui et finit par le tuer. Bruno Castan poursuit avec Coup de bleu sa confrontation des contes avec la réalité.
Karl Valentin est un grand enfant faussement naïf qui jette un regard féroce sur le monde des adultes. Chez ce malicieux, la vie quotidienne devient une bataille avec les mots et les choses, que l'on cherche ses lunettes, achète un médicament au nom imprononçable ou fasse cuire un rôti. Ce volume propose un choix de sketches courts du grand comique munichois : un grand éclat de rire sur les petites sottises de l'existence, un vrai plaisir de jeu.
Salvador, le narrateur raconte sa vie d'enfant des montagnes depuis sa naissance qui n'annonçait rien de bon puisqu'il ressemblait à un rat, jusqu'à son départ à la ville pour y poursuivre ses études. Dans ses souvenirs d'enfance pauvre, il y a sa mère qui se levait toujours la première, lavait le linge des riches, ses sept frères et soeurs, l'apprentissage de l'écriture et la décision de sa mère pour qu'il devienne écrivain. Il y a ses premiers émois devant la beauté de la Senora dont sa mère lave le linge et ses premiers chagrins lorsque le père s'en va et ne revient pas, tué lors d'une manifestation de paysans. Lorsque son frère aîné meurt, il devient à sept ans l'homme de la famille et se fait écrivain public pour mettre quelques sous dans la boîte aux économies de sa mère puis il monte trop tôt dans le train qui l'emmène pour ses études en ville. Dans cette pièce le récit passe subtilement au dialogue pour dire, simplement, la peur de la montagne, la peur du froid et du dernier morceau de pain. C'est surtout un magnifique hommage à la mère et à la vie qui distribue les bonheurs et les malheurs.