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Aussi loin que la lune
Levey Sylvain
THEATRALES
8,00 €
Épuisé
EAN :9782842607739
Je mets des prénoms sur des fragments de vie ", écrit Sylvain Levey. Il se fait ici conteur politique et poétique pour parler des exils d'hier et d'aujourd'hui. On fait la connaissance d'Abdul Samad, le petit Afghan qui rejoint l'Europe au péril de sa vie ; d'Angèle, la jeune Bretonne qui part pour la capitale dans les années 1960 ; de Malo, l'escargot qui pense que l'herbe sera plus goûteuse dans le champ d'à-côté ; de Walid et Joséphine, deux utopistes qui rêvent d'un monde meilleur ; et de nombreux autres personnages captivants qui entament de petits ou grands voyages. On n'a pas besoin d'aller aussi loin que la lune pour se rendre compte que les départs et les déracinements sont depuis toujours liés à l'histoire de l'humanité. Par cette forte évocation des vertus du métissage contre le repli identitaire, Sylvain Levey renoue avec de petites chroniques, matériau multiforme ou pièces de puzzle favorisant le jeu et la réflexion. Nécessaire et vivifiant.
Après Léa (10 ans) de Ouasmok? et Alice (14 ans) de Alice pour le moment, voici un nouveau personnage féminin de Sylvain Levey, Lys Martagon. Sans que ces trois textes aient de lien entre eux, ils composent un autoportrait en creux de l'auteur. Cette fois-ci, Lys est une rêveuse de 17 ans qui vit dans une cité qu'on qualifie souvent de "sensible". Mais sans vouloir fanfaronner, elle évolue dans cet univers tout en légèreté grâce à la poésie qu'elle porte en elle. C'est une collectionneuse de noms de fleurs, de fleuves, d'îles, de montagnes. Et par ses inventaires poétiques, ses listes de petites et de grandes choses, elle sème le trouble dans la tête de Demetrio, petit caïd subjugué finalement par la douceur de la jeune fille. Car Lys voit au-delà des barres d'immeubles, elle se sent appartenir à cette belle chaîne montagneuse de Belledonne qui surplombe la vallée. Lys quitte progressivement l'adolescence pour devenir peu à peu une femme émancipée et émancipatrice. Personne ne sort indemne d'une rencontre avec elle.
Qui est Michelle ? Ou plutôt : qui est uneviedechat ? Une adolescente insouciante ou mal élevée ? On assiste ici à la confrontation de deux mondes : celui des "vieux", qui regardent défiler le paysage, et celui des jeunes, prompts à le mettre en boîte, ce beau décor, avec leurs smartphones tout équipés et ultraconnectés. C'est à ce nouveau monde qu'appartiennent Kim, Angèle, Michelle, Sélim et Abel. Et c'est l'ancien monde qu'ils viennent visiter en allant découvrir à Auschwitz l'horreur des camps de concentration, ce souvenir dur et froid, qui ne résistera pas, cependant, au sourire de Michelle et au déclenchement de son appareil photo... A-t-elle accompli son devoir de mémoire en prenant ce selfie ? A-t-elle sali le passé en posant devant les vestiges de la Shoah ? Les avis divergent sur les réseaux sociaux, les commentaires fusent, et la Toile se referme sur Michelle, prisonnière virtuelle d'un harcèlement numérique cruel. L'écran devient le point de confluence entre le réel et l'image, et redessine nos espaces de parole et de liberté.
FRANÇOIS.- En novembre.BLACKBERRYWOMAN.- Oui.FRANÇOIS.- C'est ça.CRAVATE DE SOIE.- C'était en novembre.BLACKBERRYWOMAN.- Il me semble.CRAVATE DE SOIE.- Oui.CHAUSSURES CROCO.- Vous avez raison.FRANÇOIS.- Ils se sont regardés.CHAUSSURES CROCO.- C'est juste.CRAVATE DE SOIE.- Nous nous sommes regardés.FRANÇOIS.- Vous vous êtes regardés.BLACKBERRYWOMAN.- Effectivement.FRANÇOIS.- Sans me regarder moi.CHAUSSURES CROCO.- C'est ça.CRAVATE DE SOIE.- Tout à fait.BLACKBERRYWOMAN.- Oui.CRAVATE DE SOIE.- Personne ne vous avait regardéFRANÇOIS.- Non.BLACKBERRYWOMAN.- C'est vache.CRAVATE DE SOIE.- C'est vrai.CHAUSSURES CROCO.- Ce n'est pas sympa.FRANÇOIS.- Ils ont.CRAVATE DE SOIE.- Ce jour-là.FRANÇOIS.- Vous avez dit.BLACKBERRYWOMAN.- Ce matin-là.
Tous les garçons et les filles de leur âge (celui de Pierre et Léa) ne vivent pas ça. Et pour cause. Connaître en une seule journée, comme dans un souffle, une rencontre, une phase de séduction, une cérémonie de mariage, un premier enfant, une tentative de suicide et un divorce à seulement dix ans! Excusez du peu, mais ce n'est pas commun. Et comme dans le cycle de la vie, l'homme paraît moins constant que la romantique demoiselle. A moins que tout cela ne soit qu'un rêve ou un jeu - cruel - d'enfants? Qui sait? Avec Ouasmok?, Sylvain Levey révèle une écriture fine, enjouée et émouvante pour entraîner le lecteur dans une ronde époustouflante. Comme dans la vie!
Histoires d'hommes rassemble une cinquantaine de monologues écrits pour des femmes.Destinés à des actrices de tous âges, ces textes s'inscrivent dans l'espace de la représentation, pour le temps du plateau. On y retrouve le style si particulier de Durringer parole tendue, invectives, cris du corps, révolte de l'âme, poésie de l'instant, échos de la ville ou de la nature... Des éclats fulgurants de la vie de femmes amoureuses, seules, en colère.À lire, à programmer sur une scène, à partager avec des publics en manque de théâtre et d'amour. De toute urgence!
Des pluies diluviennes se sont abattues sur un petit village isolé. La vague de boue a éventré la salled'écriture, où des habitants se réunissaient pour recueillir les souvenirs; depuis l'exode de leurs enfants, ils avaient écrit leur histoire. Maintenant, tout est à refaire. Secondé par Danny-l'Enfant-Seul, l'unique enfant demeuré sur place, Samuel entreprend d'immortaliser l'?uvre de son groupe d'écrivains au moment même où ceux-ci s'apprêtent à l'abandonner. "Nos cultures et nos mémoires sont comparables à ces vieillards qui luttent contre une disparition inévitable. Un monde se meurt... De quoi sera fait le prochain?", interroge Michel Marc Bouchard. Un texte émouvant, une réflexion sur la mémoire et l'écriture, avec l'humour et la poésie que l'on connaît à l'auteur des Muses orphelines.
Qui n'a jamais entendu le nom d'Antigone ? Celle qui se dresse contre l'injustice demeure plus que jamais une source d'inspiration et un modèle. Suzanne Lebeau s'est emparée de ce mythe pour le raconter à hauteur d'adolescente. Depuis la méprise fatale d'OEdipe, tuant son père et épousant sa mère, jusqu'à la révolte d'Antigone, refusant de laisser son frère sans tombeau et enfreignant l'interdit de son oncle Créon, elle redonne vie à cette histoire terrible et fascinante. Mêlant le récit du choeur aux voix de Créon et d'Antigone, la pièce dévoile toute la complexité des liens du sang et interroge : que doit-on suivre, la loi ou notre conscience ? Qu'est-ce que gagner veut dire ?