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Penser ce qui nous arrive avec Hannah Arendt
Levet Bérénice
L'OBSERVATOIRE
21,00 €
Épuisé
EAN :9791032915110
? Crise de l'autorité, crise de l'école et de l'éducation, crise du travail, exhortations morales en lieu et place de la conscience politique, guerre contre le passé, l'histoire, la langue, "un homme moderne qui a perdu le monde pour le moi"? : ouvrez un livre d'Hannah Arendt et vous aurez le sentiment que l'encre y est à peine sèche. Arendt jette les lumières les plus vives, les plus crues, les plus cruelles aussi, sur les maux qui nous assaillent. Mais notre philosophe fait mieux encore que nous éclairer ? : elle ne nous laisse pas sans ressources face à l'ensemble de ces crises. Elle nous dote d'une philosophie qui nous permet d'avancer d'un pas assuré en ce monde, de ne pas vaciller à tous les vents. Alors, Hannah Arendt, un penseur pour notre temps ?? Assurément. Mais nullement de notre temps. Et en aucune façon pour des lecteurs qui demanderaient à une oeuvre de renchérir sur leurs certitudes, de prendre soin de leur confort moral et intellectuel. C'est toute la fécondité et la saveur de sa pensée que de venir inquiéter les évidences du présent, de désaccorder toutes les clochettes pavloviennes qui nous tiennent lieu de pensée. J'ai moi-même, tôt, contracté cette dette à l'endroit d'Arendt. Fasse que celle-ci soit contagieuse et que le lecteur y puise à son tour de substantielles nourritures ? ! ? " B. L.
Résumé : Le Genre se veut notre nouvel Evangile, porteur de la "bonne nouvelle" que le masculin et le féminin ne sont que des constructions historiques et culturelles, et peuvent par conséquent être déconstruits. Bérénice Levet se situe à égale distance des partisans du Genre et de ses opposants. Elle interroge : au coeur du Genre, dans cette promesse d?un monde où il n?y aurait plus ni hommes ni femmes mais des êtres rendus à une prétendue neutralité originelle, n?y a-t-il pas une volonté de couper les ailes du désir hétérosexuel, d?exorciser la hantise de l?attirance que les deux sexes s?inspirent ? Le Genre n?est-il pas le dernier avatar de la haine d?Eros, l?ultime mouture d?un puritanisme qui n?ose pas dire son nom et se pare d?un alibi progressiste ? Un vade-mecum précieux pour ceux qui veulent comprendre de l?intérieur le point de vue de ces partisans d?une nouvelle révolution culturelle. Charles Jaigu, Le Figaro.
Résumé : Après les années de crise de la décennie 1990, caractérisées par un chômage massif, l'économie française a renoué avec la croissance. Cette situation suscite deux grandes interrogations. Quelles mesures de politique économique convient-il de prendre pour assurer le maintien de cette croissance ? Comment ses fruits doivent-ils être utilisés ? Ces interrogations posent elles-mêmes une série de problèmes dans de nombreux domaines : celui de l'emploi (métamorphose du lien entre la croissance et l'emploi, réduction du temps de travail), celui des finances publiques (réduction des prélèvements obligatoires, baisse du déficit des administrations et redéploiement des dépenses publiques), celui des retraites, mais aussi ceux de la santé, de l'évolution des structures productives, des structures démographiques, et enfin dans le domaine de l'environnement. C'est à l'examen de ces problèmes et des propositions faites pour les résoudre que cet ouvrage est consacré.
Météore poétique s'il en est, Henry Jean-Marie Levet, né en 1874, mort à trente-deux ans de tuberculose, a laissé une oeuvre brève et comme composée par distraction, en dillettante, une oeuvre qui semble en correspondance exacte avec son allure de jeune dandy jouant à l'esthète britannique, alors même qu'il exerçait de très officielles fonctions dans la diplomatie française. Sa gloire posthume tient à la douzaine de poèmes constituant les Cartes postales qui stupéfièrent Larbaud - il allait jusqu'à comparer Levet à Walt Whitman -, Fargue, Sylvia Beach, plus tard Morand ou Cocteau. Il y a en effet dans ces poèmes de "circonstance" une telle désinvolture alliée à une grâce si insolente qu'ils semblent capables de rythmer tous les vague-à-l'âme, et de rire des plus sombres désespoirs. Le charme qui opère s'apparente à ces philtres qui rendent la vie si légère que c'est à peine s'il importe de s'en soucier. Henry J.-M. Levet est l'homme de l'époque des grands transatlantiques qui abordent à des rives lointaines pour le seul plaisir d'être ailleurs.
Présentation de l'éditeur Le Genre se veut notre nouvel Evangile, porteur de la « bonne nouvelle » que le masculin et le féminin ne sont que constructions et peuvent par conséquent être déconstruits. A cet historicisme intégral – qu’elle récuse : on naît homme, on naît femme et pas seulement mâle et femelle –, Bérénice Levet n’oppose pas Dieu, la nature seule, ou la tradition en tant que telle mais la partition que l’Occident et spécialement la France ont composée sur cette donnée universelle. Et ce non parce qu’elle est un legs du passé mais parce qu’elle exhale une saveur incomparable.Bérénice Levet ne prétend pas à une quelconque neutralité. Sa position est critique et se situe à égale distance des partisans du genre et de ses opposants : n’y a-t-il pas au cœur du Genre, dans sa promesse de l’avènement d’un monde – où il n’y aurait plus ni homme, ni femme mais des êtres rendus à une prétendue neutralité originelle – une volonté de couper les ailes du désir hétérosexuel, d’exorciser la hantise du désir que les deux sexes s’inspirent réciproquement ? L’enjeu de la théorie du Genre est donc moins l’indifférenciation sexuelle que la ringardisation de cet Eros qui vit de l’asymétrie des sexes. Cette thèse ne devrait pas manquer de susciter des discussions aussi vives que bienvenues.
La France prend des rides et des cheveux blancs. Désormais, les plus de 60 ans sont plus nombreux que les moins de 20 ans. Une première dans l'histoire et l'un des phénomènes sociaux majeurs de notre époque. Nous entrons dans un "nouvel âge des seniors". Une planète poivre et sel où les vieux n'ont plus grand-chose à voir avec leurs aînés ; où la société tout entière est en voie de transformation, en route vers un autre paradigme. Au-delà des déséquilibres économiques, la longévité exceptionnelle qui nous est donnée, et dont il faut se réjouir, a de multiples répercussions et pose de nombreux défis dont on commence seulement à prendre conscience et à mesurer l'ampleur. Elle secoue le paysage politique, bouscule les relations familiales, bouleverse les rapports sociaux, chamboule l'univers culturel, soulève des questions éthiques... Elle nécessite aussi de repenser l'habitat, la ville, les transports. L'industrie, les services, la distribution, la santé, le marketing sont contraints de s'adapter. Sans bruit, une "silver société" s'installe et chacun doit déjà s'en accommoder. Elle impose de revoir notre approche de la vieillesse, de changer notre regard sur les personnes âgées, de revisiter leur place et leur rôle. Loin d'être une "mort sociale", la retraite est à présent un temps de l'existence à part entière.
Qu'elles soient joyeuses ou tragiques, visibles ou non, les ruptures rythment notre existence, nous transforment, nous remettent profondément en question. Comment conjuguer ces « bifurcations » de nos vies que sont les ruptures avec l'idée de notre identité, une et constante ? Nous révèlent-elles la multiplicité de nos identités possibles, ou le fait que nous nous affirmions progressivement, au fur et à mesure de ces « accidents » de la vie ? Nous épurent-elles ou nous démolissent-elles ? Pour la philosophe Claire Marin, la définition de notre être est tout autant dans nos sorties de route que dans nos lignes droites, dans les accrocs au contrat que dans le contrat lui-même. Naissances ou deuils, séparation ou nouvel amour, besoins d'ailleurs : nos oscillations, nos vacillements fragilisent nos représentations, ébranlent nos certitudes, certes. Mais ils soulignent aussi fondamentalement la place de l'imprévisible, et questionnent notre capacité à supporter l'incertitude, à composer avec la catastrophe et, en les surmontant, à parfois démarrer une nouvelle vie.
Résumé : "Et toutes ces belles idées sur la liberté, elles sont appliquées quelque part ? - Ensemble, non. Mais par petits bouts, oui. Enfin, je crois. - Hé bien, tu n'as qu'à aller voir." C'est ainsi que je fus arraché à la torpeur de ma bibliothèque. Depuis lors, je voyage à travers le monde avec une ambition simple : étudier les thèmes de philosophie politique qui me sont chers là où ils sont mis en oeuvre. Faire apparaître derrière les concepts des histoires, des visages. Pour comprendre la tolérance religieuse, j'ai parcouru le Kerala, en Inde, où les grands monothéismes coexistent depuis la nuit des temps. Pour me faire une opinion sur le libre-échange, j'ai suivi dans son quotidien le directeur de l'Organisation mondiale du commerce. Pour tester la libéralisation des drogues, j'ai côtoyé les entrepreneurs de la marijuana au Colorado. Pour mieux saisir les enjeux du revenu universel, j'ai enquêté dans les villages brésiliens où il est expérimenté. Pour apprécier la réalité du micro-crédit, j'ai sillonné les bidonvilles de Lima. Et pour m'assurer des vertus de la liberté, j'ai rencontré ceux qui en sont privés, dans les "prisons ouvertes" finlandaises. Chemin faisant, j'ai perdu certains préjugés, découvert de nouvelles idées, croisé des auteurs insoupçonnés. Et j'ai acquis une conviction : les problèmes posés par la liberté se résolvent par... davantage de liberté. G.K.
Résumé : "La Chine n'est plus communiste" : la rumeur s'est répandue, comme une évidence. Mais ne serait-ce pas le plus grand malentendu de notre époque ? Malgré l'ouverture économique de 1978, les mesures d'internationalisation des entreprises d'Etat, l'établissement de relations diplomatiques avec les puissances occidentales, la Chine demeure fidèle à ses racines rouges. "Le communisme est un idéal vers lequel nous devons tous tendre" affirment aujourd'hui encore les cadres du Parti. Renforcé par l'arrivée au pouvoir de Xi Jinping en 2013, le Parti communiste chinois s'infiltre au quotidien dans toutes les strates de la société : politique et économique, bien sûr, mais aussi culturelle, artistique, éducative, sociale ou religieuse, et ambitionne d'étendre cette influence à l'international. Il fallait bien sept années d'observation et plus de 400 entretiens menés par Alice Ekman auprès de hauts cadres du Parti et fonctionnaires, diplomates, représentants d'entreprises, chercheurs et étudiants pour parvenir à comprendre la Chine contemporaine, son fonctionnement, ses évolutions récentes et sa stratégie de puissance, dans un contexte périlleux de tensions avec les Etats-Unis et de rapprochement avec la Russie. Car, alors que l'idéal libéral est de plus en plus contesté, la Chine cherche désormais à s'imposer comme une puissance de référence, une "solution" pour le monde, selon les propres mots de Xi Jinping, pour un jour parvenir à la "disparition ultime du capitalisme et la victoire finale du socialisme".