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Grande et petite histoire de la Comédie-Française. Le siècle des Lumières 1680-1799
Lever Maurice
FAYARD
28,50 €
Épuisé
EAN :9782213627939
Si je me suis lancé dans la rédaction de ces textes - et avec quel bonheur! -, c'est d'abord que la passion du théâtre n'a cessé de m'habiter depuis l'enfance. C'est aussi que j'avais très envie de me retremper dans l'histoire de ce théâtre, qui se confond depuis plus de trois siècles avec celle de la nation: comme elle tumultueuse, comme elle aussi harmonieuse et déchirée, comme elle enfin riche en personnalités puissantes ou gracieuses, complexes ou singulières. Enfin, je n'ai pu résister à l'attirance que la Comédie-Française a toujours exercée sur moi. je ne connais aucun lieu où présent et passé, rêve et réalité s'entremêlent avec plus de poésie. Comme si la magie de la scène répandait ses sortilèges sur tout ce qui l'environne. Pour moi, nulle hésitation possible: cette histoire ne pouvait s'écrire autrement qu'en dialogues. Trois éléments étaient donc nécessaires un thème, des personnages, un décor. Pour les thèmes, je n'avais que l'embarras du choix entre les grandes dates, les événements majeurs, les figures marquantes qui ont jalonné son destin, depuis la création des Comédiens du Roi en 1680 jusqu'à la réconciliation générale du 30 mai 1799, après la tourmente révolutionnaire. Quant aux personnages, la plupart sont historiques, certains de mon invention. Si j'ai pris quelques libertés avec ce que disent les uns et les autres, en revanche les faits rapportés sont tous rigoureusement exacts. Restent les cadres de l'action que j'ai voulu aussi variés que possible. Ainsi, vous pourrez assister à la guerre des Comédiens-Français et Italiens, entendre Voltaire prodiguant ses conseils au jeune Lekain, savourer votre chocolat au Procope où se fomentent les cabales, vous glisser dans le salon de Mme Geoffrin où se commentent les dernières pièces, dans l'alcôve de Mlle Clairon où se bousculent ses adorateurs, ou dans la loge de Mlle Saint-Val qui ne décolère pas contre sa rivale, Mme Vestris. Vous assisterez à une répétition du Barbier de Séville, sous la direction de Beaumarchais, et à l'apothéose de Voltaire en 1778; vous entendrez le marquis de Sade se plaindre des comédiens, Robespierre défendre leurs droits, Olympe de Gouges les houspiller vertement. Et bien d'autres choses encore, qui vous feront vivre dans l'intimité du Théâtre-Français au siècle des Lumières, devant et derrière le rideau." M. L.
Donatien Alphonse François de Sade (1740-1814) est demeuré prisonnier de sa propre légende. Objet d'horreur pour les uns, d'idolâtrie pour les autres, il apparaît comme un aérolithe surgi de nulle part, un cas unique et monstrueux. Ayant eu accès aux archives de la famille, Maurice Lever a consulté des lettres et des documents jamais explorés. Il nous offre ainsi un portrait démythifié du scandaleux marquis, qui se présentait lui-même comme "impérieux, colère, emporté, extrême en tout, d'un dérèglement d'imagination sur les moeurs qui n'a eu son pareil" . Au fil des pages de cette biographie inspirée, on perçoit toutes les oscillations de cette nature en perpétuel mouvement, sans cesse agitée d'orages et traversée d'éclairs. Ce sont les grondements et les pulsions d'un homme volcanique revendiquant sa singularité à la face du monde. Un livre fulgurant
Au XVIIIe siècle, le théâtre est l'activité sociale la plus répandue. Tout le monde joue la comédie, des grands seigneurs aux humbles artisans, en passant par les élèves des Jésuites et les écrivains. Les théâtres prestigieux ou crottés sont des lieux de rendez-vous et des foyers d'agitation politique. L'auteur fait découvrir dans ce livre, le rôle joué par le théâtre dans la préparation des esprits à la révolution et à la modernité.
Ce volume nous fait parcourir l'une des périodes les plus chargées de notre histoire. De la fin du règne de Louis XV, on passe sans trop de heurts à celui de Louis XVI, puis, par une brusque accélération, à la Révolution, au Consulat, à l'Empire. S'il occupe toujours une place éminente, Jean-Baptiste de Sade semble ne plus exister que dans son rapport à ce fils, tant chéri et si violemment rejeté, dont il ne cherche plus qu'à se défaire. De préférence par un mariage qui mettrait dans le droit chemin cette " tête allumée " qui court les filles de garnison en garnison. Des marchandages matrimoniaux, du peu d'empressement, et des premières frasques du jeune époux, on trouve ici des témoignages de première main. Bientôt l'indomptable Donatien, qui paraît se précipiter au-devant des périls, se trouve brisé dans sa course : une lettre de cachet l'expédie à Vincennes puis à la Bastille. De ses gémissements pendant treize années, nous ne percevons que des échos assourdis à travers le chuchotement de deux femmes, la mère et la fille, l'altière Présidente et la douce Pélagie, aussi soumise à sa mère qu'à son époux. La Révolution peut tempêter tant qu'elle voudra. Nul ne s'en émeut. Rien ne se passe de vraiment grave chez les Sade entre 1789 et 1795. Rien, si ce n'est la farce héroï-comico-patriotique du marquis sans-culotte. Une nouvelle génération survient. L'an 1799 n'est pas encore achevé que les " infâmes marmots " occupent le devant de la scène. Voici Donatien Claude Armand, fils cadet du marquis, passé dans l'armée de Condé puis celle du tsar et qui épouse une cousine. Il finira notable de province. Heureusement, il y a l'aîné! Louis Marie sera toujours le préféré de son père. C'est le plus doué, le plus séduisant, le plus proche de lui, tant par la nature et la culture que par les goûts. Imaginatif, artiste, lecteur insatiable et dissipateur impénitent, il souffre de ce mal de vivre à quoi se reconnaît l'âme romantique. A défaut de comprendre le malaise filial _ il est trop homme des Lumières pour cela _, le marquis en décrit les manifestations avec une frappante justesse. Il y aura entre eux des scènes violentes, mais le mépris n'y aura jamais de part (ces mésententes ne sont d'ailleurs pas sans rappeler celles de Donatien avec son propre père). Enfant du siècle porté à la rêverie mais libertin avoué, Louis Marie jette sur son entourage un regard sans complaisance : l'égoïsme de son père, la faiblesse de sa mère, la sottise de sa soeur, l'hypocrisie de son frère, la rapacité de ses oncles et tantes, tout cela fait partie de ce qu'il appelle " notre infernale famille ". Le 2 décembre 1814, lorsque Donatien s'éteint, les correspondances demeurent muettes : pas une seule lettre, pas la moindre note. N'avait-il pas souhaité que toute trace de lui disparaisse ajoutant : " Comme je me flatte que ma mémoire s'effacera de l'esprit des hommes. " Mais en cela il n'a pas été entendu... Directeur de recherche au CNRS, auteur de Le Sceptre et la Marotte (Fayard, 1983) et des Bûchers de Sodome (1985), Maurice Lever a publié une biographie de Sade désignée par Bernard Pivot et l'équipe de Lire comme le " meilleur livre de l'année 1991 ". Il a également établi l'édition du Journal d'Italie (Fayard, 1995), qui constitue le tome 6 de la " Bibliothèque Sade ".
Un siècle avant la naissance d'une véritable presse (la Gazette de Renaudot n'apparaît qu'en 1631), existaient de petits bulletins d'information, communément appelés canards ou occasionnels. Ces minces brochures, généralement anonymes et vendues par colportage, relataient des faits divers particulièrement étranges ou terrifiants, propres à frapper l'imagination et à ébranler les nerfs : crimes, viols, incestes, monstres, catastrophes naturelles, phénomènes célestes, fantômes et diableries en tous genres, procès de sorcellerie... De longueur variable _ entre huit et seize pages environ _, imprimés grossièrement et souvent illustrés d'un bois naïvement taillé, ces canards s'adressaient à un public populaire, amateur de sensations fortes. Le lecteur d'aujourd'hui les rapprochera naturellement de la presse à scandale et des reality shows. Mais on ne trouve dans ceux-ci ni la poésie ni le pittoresque de ces modestes livrets ni, bien entendu, la fraîcheur naïve de leur style. Souvent cruels, parfois cocasses ou émouvants, tantôt fantastiques, tantôt baroques, ces canards, demeurés inédits à ce jour, nous en apprennent beaucoup plus que de savants traités sur les mentalités à l'aube du XVIIe siècle. Ils plongent au plus profond de la conscience collective, dont ils révèlent tout à la fois les fantasmes, les aspirations, les refoulements et les peurs. Directeur de recherche au CNRS, auteur de Le Sceptre et la Marotte (Fayard, 1983) et des Bûchers de Sodome (Fayard, 1985), Maurice Lever a publié une biographie de Donatien Alphonse François, marquis de Sade unanimement saluée comme un chef-d'oeuvre. Il a également dirigé l'édition des Papiers de famille du marquis de Sade (t. I, Fayard, 1983).
Résumé : Il est grand temps de ne plus opposer les traitements conventionnels aux traitements à base de plantes, mais trouver la bonne harmonie entre les deux. Faire confiance au pouvoir thérapeutique de la nature vous permet de réduire l'option médicaments, dont les limites sont reconnues aujourd'hui. Si nos ancêtres, du paléo au XIXe siècle, choisissaient les plantes à partir d'un savoir empirique, les dernières analyses scientifiques ouvrent de nouvelles perspectives fascinantes pour soigner vos troubles ou vos maladies. Véritable guide pratique de la décroissance médicamenteuse, ce livre vous donne toutes les clés pour utiliser les plantes de manière rationnelle pour vous soigner et vous nourrir.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).