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Bibliothèque Sade - Papiers de famille. Tome 2, Le marquis et les siens (1761-1815)
Lever Maurice
FAYARD
60,45 €
Épuisé
EAN :9782213031057
Ce volume nous fait parcourir l'une des périodes les plus chargées de notre histoire. De la fin du règne de Louis XV, on passe sans trop de heurts à celui de Louis XVI, puis, par une brusque accélération, à la Révolution, au Consulat, à l'Empire. S'il occupe toujours une place éminente, Jean-Baptiste de Sade semble ne plus exister que dans son rapport à ce fils, tant chéri et si violemment rejeté, dont il ne cherche plus qu'à se défaire. De préférence par un mariage qui mettrait dans le droit chemin cette " tête allumée " qui court les filles de garnison en garnison. Des marchandages matrimoniaux, du peu d'empressement, et des premières frasques du jeune époux, on trouve ici des témoignages de première main. Bientôt l'indomptable Donatien, qui paraît se précipiter au-devant des périls, se trouve brisé dans sa course : une lettre de cachet l'expédie à Vincennes puis à la Bastille. De ses gémissements pendant treize années, nous ne percevons que des échos assourdis à travers le chuchotement de deux femmes, la mère et la fille, l'altière Présidente et la douce Pélagie, aussi soumise à sa mère qu'à son époux. La Révolution peut tempêter tant qu'elle voudra. Nul ne s'en émeut. Rien ne se passe de vraiment grave chez les Sade entre 1789 et 1795. Rien, si ce n'est la farce héroï-comico-patriotique du marquis sans-culotte. Une nouvelle génération survient. L'an 1799 n'est pas encore achevé que les " infâmes marmots " occupent le devant de la scène. Voici Donatien Claude Armand, fils cadet du marquis, passé dans l'armée de Condé puis celle du tsar et qui épouse une cousine. Il finira notable de province. Heureusement, il y a l'aîné! Louis Marie sera toujours le préféré de son père. C'est le plus doué, le plus séduisant, le plus proche de lui, tant par la nature et la culture que par les goûts. Imaginatif, artiste, lecteur insatiable et dissipateur impénitent, il souffre de ce mal de vivre à quoi se reconnaît l'âme romantique. A défaut de comprendre le malaise filial _ il est trop homme des Lumières pour cela _, le marquis en décrit les manifestations avec une frappante justesse. Il y aura entre eux des scènes violentes, mais le mépris n'y aura jamais de part (ces mésententes ne sont d'ailleurs pas sans rappeler celles de Donatien avec son propre père). Enfant du siècle porté à la rêverie mais libertin avoué, Louis Marie jette sur son entourage un regard sans complaisance : l'égoïsme de son père, la faiblesse de sa mère, la sottise de sa soeur, l'hypocrisie de son frère, la rapacité de ses oncles et tantes, tout cela fait partie de ce qu'il appelle " notre infernale famille ". Le 2 décembre 1814, lorsque Donatien s'éteint, les correspondances demeurent muettes : pas une seule lettre, pas la moindre note. N'avait-il pas souhaité que toute trace de lui disparaisse ajoutant : " Comme je me flatte que ma mémoire s'effacera de l'esprit des hommes. " Mais en cela il n'a pas été entendu... Directeur de recherche au CNRS, auteur de Le Sceptre et la Marotte (Fayard, 1983) et des Bûchers de Sodome (1985), Maurice Lever a publié une biographie de Sade désignée par Bernard Pivot et l'équipe de Lire comme le " meilleur livre de l'année 1991 ". Il a également établi l'édition du Journal d'Italie (Fayard, 1995), qui constitue le tome 6 de la " Bibliothèque Sade ".
L'histoire de l'homosexualité s'est presque toujours confondue avec celle de sa répression. Dès le IIIe siècle de notre ère, la liberté qu'avaient connue la Grèce et Rome n'est plus qu'un souvenir, le christianisme ayant repris à son compte la terrible malédiction de Yahvé contre Sodome... Le Moyen Age assimile hérétique et sodomite, les désignant tous deux sous le même nom de bougres. Si l'Italie de la Renaissance et la France des Valois redécouvrent sans complexe les charmes du " beau vice ", l'embellie est brève : l'implacable rappel à l'ordre des siècles classiques rallume les bûchers et poursuit ceux que l'on appelle désormais les Infâmes. Ce qui n'empêche pas l'élite _ rois, princes du sang, nobles, grands prélats, généraux glorieux _ par nature au-dessus des lois _ d'" en être ". Avec les Lumières, on brûle moins, mais on emprisonne, et le péché " contre nature " se démocratise. Grâce à un exceptionnel fond d'archives judiciaires et de rapports de police jusqu'à présent inédits, Maurice Lever évoque le destin, toujours émouvant, souvent pittoresque, parfois cocasse, d'une foule d'anonymes issus du petit peuple de Paris : artisans, laquais, gagne-deniers... Drague aux Tuileries (déjà! ), prostitution, rapts et trafics d'enfants, cabarets, guinguettes, scandales mêlant toutes les classes de la société (comme la célèbre affaire Deschauffours), brigade des moeurs avec ses fameuses mouches _ anciens prostitués devenus indics _, Grand-Châtelet avec ses effrayants culs-de-basse-fosse : c'est cela aussi le Paris gay de l'époque. Sans préjugé ni complaisance, ce livre courageux et impartial lève le voile sur un pan délibérément occulté de la société d'Ancien Régime. Maurice Lever, maître de recherche au CNRS et historien de la littérature, est l'auteur du Sceptre et la Marotte (Fayard, 1983).
Donatien Alphonse François de Sade (1740-1814) est demeuré prisonnier de sa propre légende. Objet d'horreur pour les uns, d'idolâtrie pour les autres, il apparaît comme un aérolithe surgi de nulle part, un cas unique et monstrueux. Ayant eu accès aux archives de la famille, Maurice Lever a consulté des lettres et des documents jamais explorés. Il nous offre ainsi un portrait démythifié du scandaleux marquis, qui se présentait lui-même comme "impérieux, colère, emporté, extrême en tout, d'un dérèglement d'imagination sur les moeurs qui n'a eu son pareil" . Au fil des pages de cette biographie inspirée, on perçoit toutes les oscillations de cette nature en perpétuel mouvement, sans cesse agitée d'orages et traversée d'éclairs. Ce sont les grondements et les pulsions d'un homme volcanique revendiquant sa singularité à la face du monde. Un livre fulgurant
J'ai vécu deux cents ans! "plaisantait un jour Beaumarchais. Il n'en fallait pas moins à ce Protée des temps modernes. Né en plein faubourg Saint-Denis, apprenti horloger dans l'atelier paternel, il devient peu après musicien auprès de Mesdames, filles de Louis XV, puis, tour à tour, compositeur de vaudevilles, spéculateur et homme d'affaires, auteur dramatique, magistrat, pamphlétaire, agent secret, armateur, trafiquant d'armes, éditeur, etc. Aventurier par nature, libertin par goût, politique par vocation, économiste par réalisme, ce self-made man incarne à la perfection l'homme des temps nouveaux.Il conduit mille affaires à la fois et réussit tout ce qu'il entreprend. A vingt ans, il invente un nouvel échappement pour les montres plates. Financier, il se lance dans les opérations les plus audacieuses - et réalise en peu d'années une fortune immense. Diplomate, il se lie à tout le gratin de l'Europe politique. Écrivain, son Barbier de Séville et son Mariage de Figaro font partie du patrimoine universel. Polémiste, il excelle à retourner l'opinion en sa faveur par la presse et le pamphlet."Homme à talents", il manifeste un génie de la communication qui fait de lui le créateur de la promotion médiatique.A l'heure où nous célébrons le deux centième anniversaire de sa mort, Maurice Lever lui consacre une biographie en trois volumes, nourrie d'archives inédites ou dispersées, dans laquelle Beaumarchais nous apparaît comme le plus intelligent, le plus libre et le plus spirituel de nos contemporains.Auteur de nombreux ouvrages remarquables (Le Sceptre et la Marotte, Les Bûchers de Sodome, Canards sanglants, Romanciers du Grand Siècle, et surtout Donatien Alphonse François, marquis de Sade, désigné par Bernard Pivot et l'équipe de Lire"meilleur livre"de l'année 1991), Maurice Lever est l'un de nos meilleurs spécialistes de la littérature et de l'histoire des XVIIe et XVIIIe siècles."
Au XVIIIe siècle, le théâtre est l'activité sociale la plus répandue. Tout le monde joue la comédie, des grands seigneurs aux humbles artisans, en passant par les élèves des Jésuites et les écrivains. Les théâtres prestigieux ou crottés sont des lieux de rendez-vous et des foyers d'agitation politique. L'auteur fait découvrir dans ce livre, le rôle joué par le théâtre dans la préparation des esprits à la révolution et à la modernité.
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
Résumé : Né à Venise en 1707 et mort à Paris en 1793, Carlo Goldoni est l'auteur d'une oeuvre de plus de deux cents titres empruntés à des genres aussi divers que la tragédie, l'intermède, le drame, le livret d'opéra, la saynète, sans oublier ses Mémoires. Continuateur de la commedia dell'arte, il est l'incontestable inventeur de la comédie italienne moderne dont les chefs-d'oeuvre ont pour titres : Les Rustres, La Locandiera, Arlequin serviteur de deux maîtres. Il écrivit en trois langues - l'italien, le vénitien, le français -, vécut les trente dernières années de sa vie à Paris, toujours à la recherche de ce qu'il appelait "la vérité au théâtre", toujours dans l'intention de "raconter le monde", prétendant que sa vie n'était pas "intéressante"...
Résumé : Parti à l'aventure en Asie à vingt-deux ans, prix Goncourt avec La Condition humaine à trente-deux, héros de la lutte antifasciste dans l'entre-deux-guerres, chef d'une escadrille d'aviateurs pendant la guerre civile espagnole, ministre des Affaires culturelles du général de Gaulle, romancier, essayiste, orateur de génie... André Malraux (1901-1976) eut plusieurs vies, comme les chats qu'il aimait tant. Flamboyant, révolté mais hanté par la mort, il a traversé son siècle et sillonné le monde, avide de grandeur et de beauté. Fascinant et agaçant, pudique et ambitieux, fraternel et secret, Malraux fut l'artisan de sa propre légende et s'inventa un destin. On a souvent dit que sa vie était sa plus belle oeuvre. Et si ses livres étaient plus grands encore ?
Colette (1873-1954) qui signa d'abord "Gabrielle Colette", puis "Colette Willy", puis "Colette Jouvenel", puis "Colette", qui aurait pu signer "Colette Goudeket" et ne le fit jamais, a été l'un des écrivains les plus célèbres et les plus admirés de son temps. Elle a séduit les publics les plus simples comme les plus raffinés. Auteur de nombreux romans et nouvelles, elle fut aussi mime, danseuse nue, actrice, journaliste, rédactrice de journaux à scandale, conférencière, esthéticienne. Sa vie privée, une fois débarrassée de ses légendes, de ses maris, de ses amants et de ses amantes, vaut bien un roman: celui d'une "écrivaine" éprise avant tout de liberté.
Résumé : "Puissant Alcinoos, très remarquable parmi tous les hommes, Oui, cela est beau, écouter un chanteur Comme celui-ci, pareil aux dieux par la voix". Qui est Homère ? A-t-il seulement existé ? Il y a ses poèmes, l'Iliade et l'Odyssée, composés sous une première forme en Grèce d'Asie Mineure au VIIIe siècle avant J.-C. Mais lui ? Les Anciens, qui croyaient en son existence, ont multiplié les récits sur sa vie, sa naissance (de père inconnu, ou est-ce un fleuve, ou Apollon ?), son apprentissage, sa cécité, ses voyages, sa gloire et aussi ses faiblesses : il meurt de ne pas avoir su résoudre une énigme enfantine qui portait sur des poux. Un mythe s'est créé, très tôt, étonnant, enjoué et magnifique. Le livre en suit les lignes en partant de l'idée que ce mythe qui parle d'un artiste sans patrie, mutilé mais créateur de merveilles, comme le dieu Héphaïstos, nous en apprend beaucoup sur le choc poétique et religieux qu'a provoqué l'apparition des poèmes homériques. Non pas un auteur, mais un événement révolutionnaire.