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DONATIEN ALPHONSE FRANCOIS, MARQUIS DE SADE
LEVER MAURICE
FAYARD
44,45 €
Épuisé
EAN :9782213616889
Donatien Alphonse François de Sade est demeuré prisonnier de sa propre légende. Objet d'horreur pour les uns, d'idolâtrie pour les autres, il apparaît à tous comme un aérolithe surgi de nulle part, un " cas " unique et monstrueux. Pour la première fois, ce livre entend le considérer sous l'angle de la recherche historique, sans fausse pudeur, sans complaisance et sans passion. Il ne s'agit ni de condamner ni d'absoudre, encore moins de réhabiliter, mais de rendre au marquis de Sade son visage d'homme, profondément ancré dans son siècle et dans son milieu. Maurice Lever a pu disposer pour cela des archives de famille encore inédites et consulter des masses de lettres et de documents jamais explorés à ce jour. II en résulte un portrait démythifié du scandaleux marquis. Au-delà de l'être singulier - ô combien ! - tantôt révoltant, tantôt pathétique, dont la vie tumultueuse ressemble si fort à ses propres romans, se révèle une personnalité complexe, où la sensualité le dispute à l'arrogance et que domine un vaste sentiment de solitude. Ainsi s'éclaire, se précise et se nuance la nature de celui qui a pu dire un jour : " Ce n'est pas ma façon de penser qui a fait mon malheur, c'est celle des autres. "
Au XVIIIe siècle, le théâtre est l'activité sociale la plus répandue. Tout le monde joue la comédie, des grands seigneurs aux humbles artisans, en passant par les élèves des Jésuites et les écrivains. Les théâtres prestigieux ou crottés sont des lieux de rendez-vous et des foyers d'agitation politique. L'auteur fait découvrir dans ce livre, le rôle joué par le théâtre dans la préparation des esprits à la révolution et à la modernité.
Résumé : D'abord authentique débile mental, objet de collection des ménageries royales, le fou de Cour devient, au fil des siècles, le double du roi, sa contrefaçon grotesque. Somptueusement entretenu, il assume la lourde tâche d'égayer le souverain en l'arrachant, sous l'effet du rire, à l'hystérie de la puissance pour le réintégrer dans l'humanité vraie. Sans cesse à ses côtés, il le traite en intime, le tutoie, le critique, le conseille, le persifle. En toute impunité. Mais surtout - privilège inouï -, il a le droit de lui dire la vérité. Il est l'envers du pouvoir, le lieu de l'irrévérence et du désordre, c'est-à-dire aussi le lieu de la fête, avec ses turbulences et ses dérèglements, où se défoulent les pulsions de violence. C'est l'histoire à la fois mythique et réelle de ces bouffons que Maurice Lever fait revivre, tout en s'attachant à leur signification symbolique. Des Saturnales de l'Antiquité à la candidature de Coluche à l'élection présidentielle de 1981 en passant par la fête des Fous, la Mère folle de Dijon, Triboulet, Chicot, Mathurine ..., se déploient des cérémonies aux rites étranges et une galerie de personnages pittoresques qui prouvent, s'il en était besoin, qu'aucune société n'a jamais pu se passer de perturbateurs.
Le premier volume de cette monumentale biographie évoquait "l'irrésistible ascension de Beaumarchais, tour à tour horloger, maître de musique, homme d'affaires, journaliste, auteur à succès... et agent secret. Ce tome II nous entraîne dès les premières pages dans un tourbillon digne du meilleur roman d'aventures. Pour sauver l'honneur de Marie-Antoinette, menacé d'un virulent pamphlet, voici notre héros lancé à travers la Hollande, la Prusse et l'Autriche, affrontant tous les dangers, échappant de justesse à une tentative d'assassinat (c'est du moins ce qu'il raconte...) avant d'achever son équipée dans les geôles de l'impératrice Marie-Thérèse. Envoyé spécial de Louis XVI à Londres, il est alors chargé de négocier avec le célèbre chevalier d'Eon, dont le sexe incertain fait l'objet de paris dans la capitale anglaise. Rien de plus singulier, de plus cocasse, de plus riche en rebondissements que ses relations avec l'intraitable travesti. Mais bientôt, la grande Histoire lui ouvre enfin ses portes. Enflammé pour la cause des Insurgés d'Amérique, et la naissance de cette jeune République, Beaumarchais persuade le ministre Vergennes et le roi de France d'intervenir en leur faveur. Lui-même organise un trafic d'armes à grande échelle - sa société affrète quarante navires! Son emploi du temps donne le vertige. Il est partout, pense à tout, s'occupe de mille choses à la fois. Outre les rendez-vous d'affaires, les visites aux arsenaux, les achats, les ventes et les expéditions de matériel, les rapports (parfois tendus) avec le Congrès des Etats-Unis, il trouve encore le loisir d'entretenir avec Mme de Godeville une correspondance érotique, de subir les scènes de sa" ménagère ", d'entreprendre au fort de Kehl une colossale édition des ?uvres complètes de Voltaire. Sans oublier l'âpre combat qu'il mène contre la toute-puissante Comédie-Française, en vue d'obtenir la reconnaissance du droit d'auteur, et d'instituer la toujours vivante SACD... Rien ne semble devoir résister à ce diable d'homme! Après des années de lutte, il triomphe de la censure et de l'opposition du roi lui-même, et finit par imposer sur scène les audaces de son Mariage de Figaro qui connaît un triomphe mémorable en 1784." Figaro a tué la noblesse! "dira Danton. Biographie de l'auteur Auteur de nombreux ouvrages remarquables (Le Sceptre et la Marotte, Les Bûchers de Sodome, Canards sanglants, Romanciers du Grand Siècle, Théâtre et Lumières, et surtout Donatien Alphonse François, marquis de Sade, désigné par Bernard Pivot et l'équipe de Lire" meilleur livre "de l'année 1991), Maurice Lever est l'un de nos meilleurs spécialistes de la littérature et de l'histoire des XVIIe et XVIIIe siècles."
Rien d'aussi sulfureux n'a jamais été publié sur la liaison du marquis de Sade avec sa jeune belle-s?ur, Anne-Prospère de Launay, âgée de dix-sept ans et chanoinesse bénédictine. Après vingt années de patientes recherches, Maurice Lever a découvert enfin les lettres échangées entre les deux amants, enfouies jusqu'ici dans les archives familiales. Liaison passionnée, scandaleuse, orageuse, où se jouent les aspirations du marquis à la rédemption par l'amour. Espoir brisé par sa propre infidélité, que la jeune femme ne pourra pardonner, et qui entraînera la rupture définitive. Abandonné à ses propres démons, l'auteur de Justine ne verra d'autre issue que dans la mort. Sa tentative de suicide demeure à ce jour la plus obsédante énigme de cette âme en déshérence. Outre cette correspondance, paraissent ici pour la première fois six lettres du marquis à sa femme, révélant ses aspirations à la pureté, ainsi qu'un ardent désir de rachat. La stupéfaction une fois passée, il reste une poignante émotion devant ce cri arraché à la souffrance: "Oh! puisqu'on me rend le chemin de la vertu si difficile, puisqu'on ne me l'offre qu'avec des épines, il faudra donc que je reste dans le vice!" Admirablement présentés, mis en situation, commentés par Maurice Lever, directeur de recherche émérite au CNRS, auteur de nombreux ouvrages remarquables, dont une magistrale biographie du marquis de Sade (Fayard), ces inédits éclairent d'un jour inattendu l'un des épisodes les plus mystérieux et les plus controversés de sa vie.
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.