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Afrique du Nord Moyen-Orient. Espace et conflits, Edition 2003
LEVEAU REMY
DOC FRANCAISE
19,00 €
Épuisé
EAN :9782110054647
Effondrement de l'URSS, guerre du Golfe, accord d'Oslo, etc. Depuis vingt ans, les principaux changements survenus dans le monde sont vécus comme des catastrophes par les populations arabo-musulmanes. Celles-ci ont le sentiment de ne plus être en mesure de maîtriser leur destin... A leur tour, les attentats du 11 septembre 2001 ont eu de lourdes conséquences au Moyen-Orient. Pour lutter contre le terrorisme, les Etats-Unis ont décidé de reconstruire la région en luttant contre l'islamisme radical et, au besoin, en changeant les dirigeants en place. En marge de cette nouvelle politique américaine, Israël est tenté d'accroître sa pression sur les élites palestiniennes avec, en filigrane, la volonté de neutraliser définitivement Yasser Arafat. L'absence de réelle négociation politique conduit de jeunes Palestiniens à commettre des attentats-suicides en s'inspirant d'un " modèle " apparu lors de la révolution iranienne de 1979. Le Maghreb, quant à lui, se trouve quelque peu marginalisé. Ce qui n'empêche pas Washington d'accroître son influence, par exemple en intervenant pour résoudre le conflit portant sur le contrôle du minuscule îlot du Persil que se disputent l'Espagne et le Maroc. Point de contact entre les deux régions, l'Égypte constitue un pôle de stabilité. Mais son équilibre, fondé sur la manne américaine et la rente pétrolière, est peut-être fragile. Au cours des prochaines années, le régime va devoir organiser la succession du président Moubarak, soutenu par l'armée et les jeunes entrepreneurs. Note d'espoir : la région semble, sur le long terme, connaître une transition démographique, sans doute de nature à procurer à ses populations un certain bien-être, matrice future de leur propre modernité.
Résumé : L'Allemagne et la France ont en commun de compter dans leur population une proportion non négligeable de musulmans. Consécutive à une immigration d'origine essentiellement turque outre-Rhin et maghrébine en France, cette présence n'est pas sans susciter certains débats, le plus souvent passionnés, tant au sein des communautés nationales que dans les groupes concernés, notamment à propos de l'accès à la nationalité. La reconnaissance d'une institutionnalisation de l'islam dans l'espace public constitue par ailleurs un thème récurrent des débats. Face aux mouvements sociaux et identitaires liés aux communautés musulmanes, la France et l'Allemagne ont apporté des réponses longtemps distinctes en raison de traditions très différentes. On a ainsi pu évoquer un modèle d'intégration à la française s'opposant à un modèle allemand reposant sur le multiculturalisme et le communautarisme. Dans les faits et en droit, des évolutions importantes sont intervenues que cette étude met en valeur. En effectuant un vaste tour d'horizon de la place de l'islam des deux côtés du Rhin, cet ouvrage montre les similitudes et les différences qui caractérisent la gestion par la France et l'Allemagne des questions d'identité, de citoyenneté et de nationalité.
Il y a vingt ans, la loi du 9 octobre 1981 accordait la liberté d'association aux étrangers en les faisant entrer dans le droit commun régi par la loi de 1901. La mesure a entraîné une effervescence associative, l'apparition du mouvement " beur " et de nouvelles formes de participation à la vie publique, mêlant citoyenneté et ethnicité. Cette génération, qui succédait à celle des années 1970, encore tournée vers le pays d'origine, a vu se dégager des élites associatives avec leurs slogans médiatiques, leurs fonds de commerce, leurs stratégies de promotion individuelle. Ponctuée d'" affaires " telles celles du foulard, de la guerre du Golfe ou de la réforme du code de la nationalité, cette période s'est accompagnée d'une grande inventivité quant aux modes d'interpellation dans l'espace public, ainsi que d'un espoir de promotion collective grâce au passage de l'associatif au politique. La génération suivante, dans les années 1990, marque l'arrivée à maturité du monde associatif issu de l'immigration. C'est celle du repli sur le social et le local, autour d'un associationnisme qui se tient éloigné des dorures de la République et de la médiatisation. Ce dernier a peut-être trouvé là un ton plus juste, même si la crise de la mobilisation civique, l'absence de relève, l'instrumentalisation par l'administration un peu à la manière coloniale guettent la vitalité de cette mouvance, concurrencée par des associations à caractère ethnique religieux et sollicitée par une demande européenne qu'elle n'est pas encore en mesure de satisfaire pleinement. Qu'est-ce que la beurgeoisie ? En paraphrasant Sieyès, on pourrait dire que la " beurgeoisie " - terme des acteurs eux-mêmes -, à l'image du Tiers Etat à la veille de la Révolution française, est un groupe " qui aspire à devenir quelque chose ". Ses succès, ses tâtonnements et se échecs sont à l'origine de formes de mobilisation nouvelles qui mettent en scène des identités collectives dans un espace citoyen.
Nous sommes quinze nouvelles qui, ayant longuement observé la façon dont "les hommes vivent", les avons souvent entendus mentir, médire, injurier les autres. Nous les avons vus se dérober à leurs responsabilités ou tromper leur partenaire et les avons fréquemment sentis lâches, angoissés ou désespérés. Nous recherchons des lectrices et des lecteurs qui aiment se laisser surprendre, qui n'ignorent rien des sombres arcanes de l'âme et savent à quel point les rapports humains sont dans bien des cas compliqués et tendus. A ces amateurs de désarrois intimes nous proposons une lecture captivante, et offrons un regain d'espérance qu'ils pourront puiser chez la première et la dernière de nos consoeurs.
Ce rapport de la Cour des comptes vise à identifier les principaux axes de la réforme de gestion de l'Institut de France constitué de cinq académies. La loi de programme pour la recherche du 18 avril 2006 a érigé l'Institut et les Académies en personnes morales de droit public à statut particulier placées sous la protection du Président de la République. La Cour a de nouveau examiné la gestion des institutions du quai de Conti et l'utilisation de leur patrimoine pendant les années 2014 à 2020. Ces institutions se trouvent aujourd'hui confrontées à une situation financière déséquilibrée en raison de négligences de longue date, auxquelles elles n'ont pas remédié depuis le dernier rapport de la Cour, et d'une succession d'évènements récents, parmi lesquels la crise sanitaire et le retrait anticipé de l'Aga Khan du domaine de Chantilly. Le soutien exceptionnel de l'Etat met en évidence l'impérieuse nécessité où se trouvent l'Institut et les académies de réformer leur gestion.