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Le beurgeoisie. Les trois âges de la vie associative issue de l'immigration
Leveau Rémy ; Wihtol de Wenden Catherine
CNRS EDITIONS
18,50 €
Épuisé
EAN :9782271058867
Il y a vingt ans, la loi du 9 octobre 1981 accordait la liberté d'association aux étrangers en les faisant entrer dans le droit commun régi par la loi de 1901. La mesure a entraîné une effervescence associative, l'apparition du mouvement " beur " et de nouvelles formes de participation à la vie publique, mêlant citoyenneté et ethnicité. Cette génération, qui succédait à celle des années 1970, encore tournée vers le pays d'origine, a vu se dégager des élites associatives avec leurs slogans médiatiques, leurs fonds de commerce, leurs stratégies de promotion individuelle. Ponctuée d'" affaires " telles celles du foulard, de la guerre du Golfe ou de la réforme du code de la nationalité, cette période s'est accompagnée d'une grande inventivité quant aux modes d'interpellation dans l'espace public, ainsi que d'un espoir de promotion collective grâce au passage de l'associatif au politique. La génération suivante, dans les années 1990, marque l'arrivée à maturité du monde associatif issu de l'immigration. C'est celle du repli sur le social et le local, autour d'un associationnisme qui se tient éloigné des dorures de la République et de la médiatisation. Ce dernier a peut-être trouvé là un ton plus juste, même si la crise de la mobilisation civique, l'absence de relève, l'instrumentalisation par l'administration un peu à la manière coloniale guettent la vitalité de cette mouvance, concurrencée par des associations à caractère ethnique religieux et sollicitée par une demande européenne qu'elle n'est pas encore en mesure de satisfaire pleinement. Qu'est-ce que la beurgeoisie ? En paraphrasant Sieyès, on pourrait dire que la " beurgeoisie " - terme des acteurs eux-mêmes -, à l'image du Tiers Etat à la veille de la Révolution française, est un groupe " qui aspire à devenir quelque chose ". Ses succès, ses tâtonnements et se échecs sont à l'origine de formes de mobilisation nouvelles qui mettent en scène des identités collectives dans un espace citoyen.
Si les femmes d'aujourd'hui disposent de produits performants pour améliorer leur apparence ainsi que des salons de beauté, elles le doivent à une femme de caractère, Helena Rubinstein. Du haut de son mètre cinquante, la taille plutôt fine malgré un soupçon d'embonpoint, les cheveux très noirs tirés en arrière, pas vraiment jolie avec son nez busqué et son profil d'aigle, tel est le portrait de celle qui s'est hissée au sommet d'un empire colossal en partant de rien. Une créatrice dont la vie est une saga fabuleuse, le roman d'une ambition au service de la beauté des autres. A partir d'archives inédites et d'entretiens avec les dernières personnes l'ayant connue, l'auteur dénoue le fil de l'existence hors normes de cette Polonaise aux origines modestes qui quitta son pays pour partir à la conquête du monde et révolutionner l'esthétique féminine. Avant elle on «soignait», avec elle on a appris à «embellir». De la crème Valaza qui l'a fait connaître à ses batailles avec Elisabeth Arden, de la destruction de ses biens en Europe par les Allemands pendant la guerre aux saisies opérées par les communistes après la Guerre, de l'invention de produits révolutionnaires aux nouvelles techniques de traitements des outrages du temps, rien n'est oublié dans ce livre. Et notamment pas son redémarrage à zéro dans une boutique sans électricité rue du Fg Saint-Honoré à la fin des années 40 ni son ascension pour devenir le No1 en Europe. Décédée en 1965 à l'âge de 93 ans, Helena Rubinstein a connu de nombreux artistes, soutenu Picasso, Dali, Van Dongen, a été reçue par les plus grands de ce monde : Mao en Chine, Ben Gourion en Israël, Khroutchev en URSS. Un monstre sacré dans tous les sens du terme.
Résumé : L'Allemagne et la France ont en commun de compter dans leur population une proportion non négligeable de musulmans. Consécutive à une immigration d'origine essentiellement turque outre-Rhin et maghrébine en France, cette présence n'est pas sans susciter certains débats, le plus souvent passionnés, tant au sein des communautés nationales que dans les groupes concernés, notamment à propos de l'accès à la nationalité. La reconnaissance d'une institutionnalisation de l'islam dans l'espace public constitue par ailleurs un thème récurrent des débats. Face aux mouvements sociaux et identitaires liés aux communautés musulmanes, la France et l'Allemagne ont apporté des réponses longtemps distinctes en raison de traditions très différentes. On a ainsi pu évoquer un modèle d'intégration à la française s'opposant à un modèle allemand reposant sur le multiculturalisme et le communautarisme. Dans les faits et en droit, des évolutions importantes sont intervenues que cette étude met en valeur. En effectuant un vaste tour d'horizon de la place de l'islam des deux côtés du Rhin, cet ouvrage montre les similitudes et les différences qui caractérisent la gestion par la France et l'Allemagne des questions d'identité, de citoyenneté et de nationalité.
Les attentats du 11 septembre 2001 ont brutalement posé la question des libertés politiques dans le monde arabe. Ces pays musulmans ne seraient-ils que des "démocraties sans démocrates"? La frustration de populations réprimées serait-elle une cause de la "violence islamiste"?L'Occident voit dans la réforme de ces régimes autoritaires les prémices d'un rempart contre l'hyperterrorisme. Il cherche à convaincre - par la force si besoin - les gouvernements arabes d'organiser des élections, d'améliorer le statut de la femme, de protéger les minorités... bref, de s'ouvrir à LA DÉMOCRATIE. Démarche difficile s'il en est car, au XXIe siècle, la notion de pouvoir en islam fait toujours débat, en particulier en raison de l'imbrication du religieux et du politique. Cet ouvrage vient précisément éclairer la place du politique en "terre d'islam" sous différents angles - histoire, anthropologie, sociologie, science politique. Il dresse un tableau vivant de la situation au Maroc, en Egypte, en Arabie saoudite, en Iran et en Turquie.
En bref A l'heure où les islams se déchirent, et où les frontières d'Orient volent en éclat, une plongée dans l'histoire de la Question d'Orient. Le livre Depuis le XVIIIe siècle et jusqu'à aujourd'hui, la zone qui s'étend des Balkans à l'Afghanistan cristallise des tensions aussi bien internationales que propres à l'"Orient". Ce sont ces tensions que Jacques Frémeaux analyse dans cette synthèse innovante, en les replaçant dans le temps long. De la volonté de contrôle de la route des Indes à la convoitise des hydrocarbures qu'elle recèle, cette région n'a en effet cessé de faire l'objet d'affrontements entre les grandes puissances. Ce vaste espace a ainsi constitué, depuis l'entrée des flottes de la tsarine Catherine II en Méditerranée (1770), un champ disputé par la Russie et l'Angleterre, avant de se retrouver, après 1945, au cour du conflit opposant la Russie et les Etats-Unis. Mais, d'ouest en est, ce sont surtout des peuples qui se succèdent, qui se cherchent et se déchirent entre les séductions de la modernité et le refus que lui oppose la tradition. L'"Orient", qui s'affirme toujours plus comme exclusivement musulman, devient alors un objet de fascination et de peur pour un "Occident" dominateur et manipulateur. Après le temps des empires (ottoman, persan et moghol des Indes) est venu celui des Etats-nations, souvent nés dans la douleur. Mais aucun changement n'a mis fin au "grand jeu" géopolitique, jalonné d'épisodes majeurs, de l'occupation de l'Egypte par Bonaparte à la dernière guerre du Golfe, et dont de nouveaux chapitres s'écrivent sous nos yeux. Auteur Jacques Frémeaux, professeur à l'université Paris-Sorbonne (Paris-IV) est membre de l'Institut universitaire de France et de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer. Il a notamment publié, parmi une vingtaine de titres, De quoi fut fait l'Empire. Les guerres coloniales au XIXe siècle (CNRS Editions, coll. Biblis, 2014) et La conquête de l'Algérie (2016). Arguments - Programme de l'agrégation en histoire contemporaine. - Clés pour décrypter les crises du Moyen Orient.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
Résumé : Que lisait-on dans la France des années noires ? Comment expliquer la "faim de lecture" propre à la période de l'Occupation ? Quelle fut la part prise par le régime de Vichy dans la circulation, la diffusion, l'orientation des livres publiés ? Et celle de la Résistance dans la propagation des écrits clandestins ? Comment accéder à l'intimité des millions de lecteurs qui, cherchant à s'évader hors d'un quotidien éprouvant, trouvèrent alors refuge dans un ailleurs fait de phrases imprimées ? Stratégies et pratiques des éditeurs, querelles autour du patrimoine littéraire, réorganisation corporative de la chaîne du livre, listes d'interdictions et spoliations de l'occupant, écrivains partagés entre collaboration, accommodement, évitement, insoumission : Jacques Cantier signe la première histoire totale du livre et de la lecture entre 1939 et 1945, des politiques de censure mises en oeuvre par Vichy à l'ébullition culturelle de la Libération. Archives publiques, critiques littéraires, notes de lecture mais aussi écrits du for privé permettent de retrouver les traces intimes des actes de lecture : écoliers de la France rurale cherchant à élargir leur horizon, adolescents parisiens en quête d'initiation, prisonniers de guerre tentant de maintenir une vie de l'esprit, victimes de la persécution antisémite en quête de réarmement moral... Jacques Cantier montre qu'en dépit de la défaite, de la peur et des privations, la France continue à lire et à être le théâtre d'une foisonnante vie littéraire et intellectuelle.
L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. Du fait de sa politique, la Russie a perdu l'Ukraine et fragmenté l'espace postsoviétique qu'elle considère comme sa sphère d'influence, elle s'est aliénée une bonne partie de l'Occident, elle s'est engagée dans un incertain virage vers l'Asie, etc. Près de vingt ans après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, ces événements relancent les interrogations sur les objectifs poursuivis par la Russie. Quels sont les facteurs qui déterminent ses actions extérieures ? Quelle est sa capacité à se remettre des bouleversements qu'elle a connus depuis 1991 ? Cet ouvrage se penche sur ces questions en accordant une attention particulière aux perceptions et aux représentations. Il explore la vision que la Russie a de l'étranger en la confrontant à la réalité de la place qu'elle tient sur la scène internationale ainsi qu'aux regards portés sur elle par le monde extérieur. En croisant ces différents regards, il a pour but de contribuer à la compréhension de la trajectoire russe.