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LE HUGUENOT ET LE SAUVAGE. L'Amérique et la controverse coloniale, en France, au temps des guerres d
Lestringant Frank
KLINCKSIECK
34,10 €
Épuisé
EAN :9782252032794
Au XVIe siècle, la plupart des entreprises conduites par la France au Nouveau Monde sont le fait des protestants, Roberval au Canada, Villegagnon au Brésil, Riboult et Laudonnière en Floride. Or les protestants français apparaissent en butte à une contradiction qui confère à leur action et à leur réflexion un caractère spécifique. D'un côté ils combattent l'impérialisme espagnol et divulguent la " légende noire " de la conquête de l'Amérique. Mais à partir du moment où, chassés de France par les persécutions et la guerre civile, ils s'efforcent eux-mêmes de prendre pied au Nouveau Monde, ils se trouvent à leur tour confrontés au problème de l'altérité indienne. De cette surprise naît une attitude embarrassée, qui oscille entre l'exaltation du libre sauvage et sa condamnation comme héritier de la malédiction de Cham. Dans l'histoire de la colonisation, l'expérience huguenote aux Amériques annonce la Virginie de Raleigh et à plus longue échéance la Nouvelle-Angleterre des puritains et la Pennsylvanie des quakers. Par-delà le mythe du Bon Sauvage qu'il esquisse et les utopies qu'il invente, cet ensemble incomparable de textes procédant de témoins, d'historiens, de théologiens et de polémistes ouvre des perspectives d'une étonnante modernité. Publié pour la première fois en 1990, réédité ici sous une forme mise à jour et augmentée, ce livre a pour objet le " corpus huguenot " des textes sur l'Amérique.
Gide, après 1918, invente le personnage de l'intellectuel moderne: un intellectuel en mouvement. Pressentant avec un instinct très sûr tout ce qui semble vouloir renaître d'initiative et de vie, fasciné par la jeunesse autant qu'il la fascine, non seulement il n'ignore aucun des grands courants littéraires de son siècle, mais le voici qui anime à présent le débat intellectuel. À cinquante ans, il devient le "contemporain capital", le maître à penser dont l'influence va s'étendre sur plusieurs générations. Ecrivain en quête perpétuelle de sa vérité, revendiquant le droit au scandale et à la transgression, Gide se bat contre le triomphe des préjugés et pour une redéfinition de la morale, mettant l'accent sur la puissance du désir, la libération du corps et la liberté de conscience, fondamentale. Ce "devoir de vérité", dans le refus de toutes les tyrannies et de toutes les aliénations, se tourne, dans ce second volume - qui couvre les trente-trois dernières années de la vie de Gide -, du ciel et de l'inquiétude religieuse, vers la terre, la terre seule, débordant des frontières nationales pour embrasser l'Europe et tout l'espace colonial. Gide se place donc ou service de ce témoignage: il dénonce les abus de la colonisation, comme il exalte puis critique le communisme soviétique. La présente biographie s'efforce de replacer l'oeuvre de Gide dans une histoire, un milieu, une multitude mouvante de lieux, d'espaces, de groupes, de réseaux, de solidarités, au total l'humanité entière.
Cette étude retrace la genèse de l'oeuvre d'André Thevet (1516-1592), pèlerin de Jérusalem et voyageur au Brésil, géographe des derniers Valois. Princes et navigateurs président à une révolution cosmographique qui s'opère au tournant du XVIe siècle et qui, changeant le regard sur le monde, transforme le monde lui-même. La cosmographie est un projet culturel. Quelques idées forces traversent une somme documentaire rassemblée au fil d'une vie de savant : primauté de l'expérience sur les autorités, souveraineté d'un regard ubiquiste enveloppant instantanément le globe terraqué, préférence accordée parmi les sources aux écrits techniques et "populaires" des pilotes et des marins définissent moins une méthode que la résistance opposée par un homme nouveau à la culture humaniste des doctes dont l'âge classique va consacrer le triomphe. En privilégiant une terre à découvrir, le Brésil, ce livre dessine à travers le monde des amazones, des cannibales et des monarques, un espace qui est à la fois mémoire légendaire et théâtre d'action politique. Inventaire de l'inconnu, une carte offre les ignorances d'un temps où les trésors de l'Humanité sont repris par les héritiers. Une civilisation s'évalue à ses cartes : elles montrent sa perception de l'Autre ainsi que l'image qu'elle se fait d'elle-même. A l'égal de Dieu, le géographe crée un univers. Frank Lestringant, professeur de littérature française de la Renaissance à l'Université de Lille III, est aujourd'hui l'un des meilleurs connaisseurs de l'Humanisme et de l'imaginaire des grandes découvertes.
Les Faux-monnayeurs est un roman écrit par André Gide, publié en 1925 dans la Nouvelle Revue française (NRF). Construit avec minutie, ce roman multiplie les personnages, points de vue narratifs et intrigues secondaires diverses autour d'une histoire centrale. Par la liberté de l'écriture et la multiplicité des angles de vue, Gide se détache de la tradition littéraire du roman linéaire. A travers le personnage d'Edouard, il montre les limites de la prétention du roman à reproduire le monde réel et ouvre ainsi la voie à la recherche plus large d'une écriture créatrice. Ce roman aujourd'hui est considéré comme l'un des plus significatifs du XXe siècle, précurseur de mouvements littéraires comme le Nouveau Roman. Ces Lectures permettront aux étudiants préparant l'Agrégation de Lettres modernes de disposer d'un outil de travail complet et indispensable leur permettant de préparer dans les meilleurs contions la question au programme.
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.